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InitiativeLa Palestine plutôt qu'Israël sur les étiquettes

L’Afrique du Sud envisage d’imposer la mention «Palestine» ou «Territoires occupés» sur les produits provenant des colonies israéliennes.

Le ministre du Commerce Rob Davies a expliqué «vouloir permettre aux Sud-Africains qui ne soutiennent pas Israël, mais soutiennent les Palestiniens, d’identifier les produits cultivés dans les colonies.
Le ministre du Commerce Rob Davies a expliqué «vouloir permettre aux Sud-Africains qui ne soutiennent pas Israël, mais soutiennent les Palestiniens, d’identifier les produits cultivés dans les colonies.
Keystone

L’Afrique du Sud envisage d’imposer l’étiquetage comme tels des produits venant des Territoires occupés palestiniens, au lieu de la mention d’origine Israël comme cela arrive parfois, a-t-on appris samedi au ministère du Commerce et de l’Industrie.

«Pour le moment, il n’y a pas de décision mais les gens doivent savoir que l’Afrique du Sud reconnaît Israël dans les frontières admise par l’ONU en 1948», a expliqué Macdonald Netshitenzhe, directeur pour la politique et la législation commerciale au ministère sud-africain du Commerce.

Un avis est paru le 10 mai au journal officiel ouvrant une période de consultation publique de deux mois. «Ce n’est pas un appel au boycott» des produits israéliens, a précisé M. Netshitenzhe.

«En fait, la loi sur la protection du consommateur impose de ne pas induire en erreur sur la provenance exacte du produit. Si par exemple c’est un vin de Bordeaux, il ne peut pas venir de Bretagne», a-t-il ajouté.

«Si l’on vient à la question de la Palestine et d’Israël, un produit d’Israël doit être fabriqué ou produit dans les frontières de 1948. Donc pour les biens ou légumes venant de zones où Israël a envahi d’autres pays arabes, l’Afrique du Sud considère qu’il est mieux de les étiqueter comme produits en Palestine ou dans les Territoires occupés palestiniens», selon le haut responsable sud- africain.

Cité par l’agence de presse sud-africaine Sapa, le ministre du Commerce Rob Davies avait expliqué «vouloir permettre aux Sud-Africains qui ne soutiennent pas Israël, mais soutiennent les Palestiniens, d’identifier ces produits». «Cela ne signifie, cependant, en aucun cas un boycott des produits d’Israël», avait-il ajouté, selon Sapa.

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor, a qualifié ce projet «d’initiative essentiellement raciste», en précisant que l’ambassadeur d’Afrique du Sud en Israël serait convoqué au ministère israélien des Affaires étrangères dans les prochains jours.

«Il est choquant de penser que que soit l’Afrique du Sud, entre tous les pays, qui fasse preuve d’une telle insensibilité et emprunte aveuglement la pente glissante du racisme», s’est emporté M. Palmor.

«Résistance populaire»

Dans le cadre de leur campagne de «résistance populaire», les Palestiniens ont appellé à boycotter les produits fabriqués dans les colonies juives implantées dans les Territoires occupés.

Depuis l’adoption d’une loi à l’initiative de l’extrême droite et du lobby des colons en juillet 2011, il est désormais interdit en Israël d’appeler au boycottage des colonies.

ats

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