Passer au contenu principal

FunéraillesNelson Mandela a été inhumé à Qunu

La cérémonie, qui rassemble 4.500 personnes, est retransmise en direct à la télévision, et suivie sur des écrans géants à travers tout le pays.

Neuf mètres de haut, 4,5 tonnes de bronze: la sculpture créée par les Sud-Africains Andre Prinsloo et Ruhan Janse van Vuuren, a coûté 8 millions de rands (689'000 francs) et est présentée comme la plus grande statue au monde de Nelson Mandela.
Neuf mètres de haut, 4,5 tonnes de bronze: la sculpture créée par les Sud-Africains Andre Prinsloo et Ruhan Janse van Vuuren, a coûté 8 millions de rands (689'000 francs) et est présentée comme la plus grande statue au monde de Nelson Mandela.
Keystone
Neuf mètres de haut, 4,5 tonnes de bronze: la sculpture créée par les Sud-Africains Andre Prinsloo et Ruhan Janse van Vuuren, a coûté 8 millions de rands (689'000 francs) et est présentée comme la plus grande statue au monde de Nelson Mandela.
Neuf mètres de haut, 4,5 tonnes de bronze: la sculpture créée par les Sud-Africains Andre Prinsloo et Ruhan Janse van Vuuren, a coûté 8 millions de rands (689'000 francs) et est présentée comme la plus grande statue au monde de Nelson Mandela.
AFP
AFP
1 / 83

Nelson Mandela était rendu à la terre de ses ancêtres dimanche, dans le village rural de Qunu, dans le sud-est de l'Afrique du Sud, où ont débuté des funérailles d'Etat, marquées par honneurs militaires et rites xhosas.

La cérémonie, qui rassemble 4500 personnes, dont quelques dignitaires étrangers sous une immense tente dressée sur la propriété de Mandela, a commencé vers 8H15 (06h15 GMT) retransmise en direct à la télévision, et suivie sur des écrans géants à travers tout le pays.

Après dix jours de deuil national en Afrique du Sud, et plusieurs jours d'hommages publics internationaux, l'ancien président décédé le 5 décembre à l'âge de 95 ans va être inhumé en milieu de journée, où il l'avait souhaité, auprès de ses parents et de trois de ses enfants à Qunu.

«Mandela a tiré le pays de l'asservissement»

C'est là que ce géant du XXe siècle passa les meilleurs moments de son enfance. «Quand un homme a accompli ce qu'il considère comme son devoir envers les siens et son pays, il peut reposer en paix. Je pense que j'ai fait cet effort», estimait dès 1996 le héros de la lutte anti-apartheid. Dix-sept ans plus tard, l'heure est venue de ce dernier repos.

Les funérailles ont commencé avec l'arrivée sous la tente du cercueil recouvert du drapeau sud-africain, au son de l'hymne religieux «Lizalis indiga lakho» (réalise ta promesse), suivi de l'hymne national Nkosi sikelel' iafrika (Dieu bénisse l'Afrique).

Dans une brève allocution d'ouverture, la présidente de l'ANC Bakela Mbete a salué en Mandela l'homme qui a «tiré le pays de l'asservissement, vers l'Afrique du Sud d'aujourd'hui».

Une salve de canons dans la vallée de Qunu

Les funérailles devaient durer plus de deux heures, avec un caractère clairement plus intime que les hommages des derniers jours, en particulier l'hommage de 60.000 personnes mardi dans un stade de Soweto, près de Johannesburg, en présence d'une centaine de chefs d'Etat et de gouvernements.

Sous le dôme, des officiels de l'ANC, de membres de la Ligue des femmes chantaient et dansaient en attendant le début de la cérémonie, alors qu'une salve de canons, résonnait dans la vallée de Qunu, saluant le transfert du cercueil de la maison Mandela au lieu de la cérémonie.

Pendant deux heures, pour beaucoup devant des écrans, l'Afrique du Sud devait se figer dimanche. De nombreux magasins ont annoncé qu'ils resteraient fermés, contrairement à l'usage dans la période qui précède Noël.

Des anciens du clan ont veillé le corps dans la nuit

A 10H00, les caméras s'éteindront, et le rideau se baissera sur les funérailles Mandela avant l'inhumation de l'ancien président, loin du regard du public. Sa famille a souhaité pouvoir le mettre en terre à l'écart des médias. Privée de son patriarche pendant ses 27 ans de prison, obligée de le partager ensuite avec la nation puis le monde entier, elle pourra se le réapproprier pour un dernier adieu.

Seules 450 personnes, des proches donc, doivent assister à l'inhumation, dans un coin du domaine familial, une cérémonie dirigée par des chefs du clan Thembu, une branche de l'ethnie xhosa.

Ce sont des anciens du clan, également, qui ont veillé le corps dans la nuit. Ce sont eux aussi qui devaient communiquer avec les ancêtres lors des rituels depuis samedi, afin d'apaiser l'esprit du défunt. Un boeuf devait être sacrifié pour contenter les esprits des ancêtres et s'assurer qu'ils réservent un bon accueil au père de la Nation arc-en-ciel.

ats/afp

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.