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TraficUn important trafiquant d'ivoire arrêté au Togo

Un homme qui depuis 37 ans aurait revendu des dizaines de milliers de défenses d’éléphants a été arrêté au Togo.

Plus de 700kg d'ivoire ont été saisis au Togo.
Plus de 700kg d'ivoire ont été saisis au Togo.
AFP

Un important trafiquant d'ivoire, soupçonné d'avoir écoulé les défenses de dizaines de milliers d'éléphants depuis 37 ans, a été arrêté cette semaine au Togo. L'enquête, menée clandestinement par des défenseurs de la faune, a conduit à l'interpellation de près de 900 personnes au total.

Le commerçant togolais de 58 ans et un de ses associés originaire de Guinée ont été appréhendés mardi et mercredi à Lomé. La police togolaise a saisi à cette occasion 725 kg d'ivoire, principalement sous forme d'objets sculptés et de figurines.

«On avait relevé que des tonnes d'ivoire transitaient par le port de Lomé à destination de pays comme l'Indonésie, la Chine et Hongkong», a expliqué un agent de l'Office central de répression du trafic illicite des drogues et du blanchiment. «Nos enquêtes se poursuivent pour démanteler le réseau de trafiquants», a-t-il ajouté.

Hausse du braconnage

Le braconnage a pris de l'ampleur ces dernières années en Afrique subsaharienne, où les réseaux criminels ciblent les éléphants pour leur ivoire et les rhinocéros pour leurs cornes.

Le nombre d'éléphants braconnés est passé de 11'500 en 2010 à 17'000 en 2012 dans les zones surveillées par le Programme de suivi de l'abattage illégal des éléphants (Monitoring the Illegal Killing of Elephants, MIKE) de la Convention sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

Il ne reste plus qu'une soixantaine d'éléphants sauvages au Togo, sur les quelque 472'000 que compterait encore le continent.

Enquête de LAGA

Mais la suspicion selon laquelle le petit pays d'Afrique de l'Ouest était devenu la plaque tournante du trafic d'ivoire dans la région a conduit les militants de l'organisation Last Great Ape (LAGA, «Les derniers grands singes») à mener leur propre enquête à l'aide d'une caméra cachée et de matériel d'enregistrement audio.

Les défenseurs de l'environnement ont ensuite remis les preuves qu'ils avaient rassemblées à la police togolaise, qui a procédé aux arrestations.

ats

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