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Fausse confiance dans l’enquête menée en RDC

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU avait affirmé avoir confiance dans les autorités congolaises. Mais dans un rapport rendu public le 10 août dernier, les enquêteurs de l’ONU disent ne pas exclure l’implication des membres de la Sécurité d’Etat dans l’assassinat du 12 mars dernier.

L’ONU estime insuffisant le niveau de coopération des forces gouvernementales congolaises, qui rejettent la responsabilité du drame sur les rebelles.
L’ONU estime insuffisant le niveau de coopération des forces gouvernementales congolaises, qui rejettent la responsabilité du drame sur les rebelles.
Reuters

«Je fais confiance aux autorités congolaises pour qu’elles conduisent une enquête complète sur cet incident»Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres affirme faire confiance aux autorités congolaises pour établir la vérité sur les circonstances dans lesquelles Michael Sharp et Zaida Catalan, deux experts de l’ONU en mission en RDC, ont été assassinés le 12 mars dernier. L’Américain et la Suédo-Chilienne ont été abattus en pleine brousse alors qu’ils suivaient un groupe d’hommes qui devait les emmener sur le site d’une fosse commune. Depuis cinq mois, l’ONU cherche à identifier leurs bourreaux. Contrairement à ce qu’affirme Antonio Guterres, l’ONU ne fait pas vraiment confiance aux autorités congolaises.

Dans un rapport rendu public le 10 août dernier, les enquêteurs de l’ONU disent ne pas exclure l’implication des membres de la Sécurité d’Etat dans l’assassinat. «Les preuves actuelles n’excluent pas l’implication de différents acteurs, tels que des factions Kamuina Nsapu pro et antigouvernementales, d’autres groupes armés ainsi que des membres des services de sécurité d’Etat», écrivent-ils.

Aux yeux de l’ONU, les forces de sécurité gouvernementales impliquées dans l’enquête ne coopèrent pas suffisamment. Les autorités congolaises s’efforcent de rejeter la responsabilité du double meurtre sur les rebelles qu’ils combattent dans la province du Kasaï. Elles affirment que les miliciens qui apparaissent sur la vidéo de l’exécution des deux experts onusiens sont issus des rangs de la rébellion Kamuina Nsapu. Ce qui les dédouane totalement. Mais les propres collègues de Michael Sharp et Zaida Catalan ne croient pas à la version officielle. Preuve que la confiance n’est pas là entre l’ONU et la RDC, le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui vient de se réunir à New York, a réclamé une enquête internationale indépendante, dont le gouvernement de Joseph Kabila ne veut pas entendre parler.

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