L'Iran condamne l'attentat au Liban en accusant Israël

Voiture piégéeL'Iran a accusé Israël d'être derrière l'attentat qui a tué le chef des renseignements de la police libanaise à Beyrouth vendredi. Le Liban, lui, penche plutôt pour une attaque du gouvernement de Bachar al-Assad.

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L'Iran a condamné samedi l'explosion qui a tué le chef des renseignements de la police libanaise à Beyrouth. Il a accusé Israël d'être derrière cet attentat que l'opposition libanaise a au contraire attribué au régime de Damas allié de Téhéran.

«L'Iran condamne l'explosion terroriste perpétrée par ceux qui ont cherché à créer des divisions entre les différents groupes libanais, au détriment de l'intérêt du Liban», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast sur le site internet du ministère.

«Sans aucun doute, l'ennemi principal du peuple libanais est le régime sioniste, à qui profite le plus l'instabilité et l'absence de sécurité dans la région», a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a accusé «les ennemis de la région» de «chercher à accroître l'insécurité pour réaliser leurs objectifs malveillants», lors d'un entretien téléphonique vendredi soir avec son homologue libanais Adnan Mansour, selon le site du ministère.

La Syrie a condamné cet attentat, mais l'opposition libanaise a accusé le régime de Damas, soutenu par Téhéran, d'en être responsable.

Attaque condamnée

Huit personnes, dont le chef des renseignements de la police libanaise, ont été tuées et 86 autres blessées vendredi dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth, selon un bilan de la défense civile. L'attaque a été unanimement condamnée, y compris par la Syrie.

L'attentat a visé le chef des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI) du Liban, le général Wissam al-Hassan, un musulman sunnite proche de Saad Hariri, chef de l'opposition libanaise opposée au régime de Damas. Il était pressenti pour prendre la tête des FSI à la fin de l'année.

Les renseignements des FSI avaient joué un rôle majeur dans l'arrestation le 9 août de l'ex-ministre libanais Michel Samaha, un partisan du régime syrien, dans le cadre d'une affaire d'explosifs saisis qui devaient être notamment placés dans le nord du Liban. (ats/nxp)

Créé: 20.10.2012, 09h56

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