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Burkina Faso18 civils tués dans une attaque djihadiste

Les civils ont de nouveau été la cible des djihadistes, une semaine après plusieurs autres attaques dans le nord du pays.

Le Burkina Faso est confronté à des attaques jihadistes qui ont fait près de 800 morts depuis 2015. (Photo d'archives)
Le Burkina Faso est confronté à des attaques jihadistes qui ont fait près de 800 morts depuis 2015. (Photo d'archives)
AFP

Dix-huit civils ont été tués samedi dans une «attaque djihadiste» à Lamdamol, un village du nord du Burkina Faso, a annoncé dimanche le gouverneur de la région du Sahel, le colonel Salfo Kaboré, donnant le bilan officiel.

«Le gouverneur de la région du Sahel a le profond regret d'annoncer l'attaque du village de Lamdamol, dans le département de Bani, et l'assassinat de dix-huit personnes parmi lesquelles l'infirmier chef de poste (ICP) M. Miningou Robert (...) le samedi 1er février 2020», indique un communiqué signé du colonel Kaboré. «Les forces de défense et de sécurité qui sont déployées sur place ont ramené le corps de l'infirmier pour être remis à sa famille à Yalgo et sécurisent les lieux pour permettre l'enterrement des autres victimes», a-t-il précisé.

Des sources sécuritaires jointes plus tôt par l'AFP avaient évoqué «des représailles contre les habitants qui avaient été sommés quelques jours plus tôt de quitter les lieux», faisant état d'une «vingtaine de civils tués».

«Des individus armés non identifiés ont attaqué le village de Lamdamol dans la nuit de samedi à dimanche, faisant près d'une vingtaine de morts parmi les populations civiles», ont déclaré ces sources à l'AFP. «Les assaillants lourdement armés et à bord de motocyclettes ont littéralement exécuté les habitants de la localité» située dans la commune de Bani, à 40 kilomètres de Gorgadji, dans la province du Séno.

Pays frontalier du Mali et du Niger

Selon un agent de santé joint à Dori (nord), «l'infirmier en chef du centre de santé de la localité, qui rejoignait son poste dans le village de Lamdamol, a été tué dans cette attaque». «C'est la panique dans le village et les localités environnantes. Les populations fuient vers le centre-nord, même des habitants de Gorgadji désertent la zone», a précisé ce fonctionnaire.

«Les forces de défense et de sécurité (FDS) s'emploient jour et nuit à sécuriser la zone et les habitants, mais il est difficile d'être partout à la fois», a déclaré une autre source sécuritaire jointe par l'AFP, affirmant que «la sécurité des populations demeure une priorité pour les FDS».

Cette attaque contre les populations civiles survient une semaine après plusieurs autres dans le nord et le centre. Le 25 janvier, 39 civils ont été tués dans une attaque djihadiste, perpétrée dans le village de Silgadji, localité située dans la commune de Tongomayel, dans la province du Soum.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques djihadistes qui ont fait près de 800 morts depuis 2015. Sous-équipées et mal entraînées, les forces de sécurité burkinabè n'arrivent pas à enrayer la spirale de violences malgré l'aide de militaires étrangers, notamment de la force française Barkhane.

Selon l'ONU, les attaques djihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4000 morts en 2019 et provoqué une crise humanitaire sans précédent avec 600'000 déplacés et réfugiés qui fuient les violences.

AFP

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