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Adiyaman, la ville turque où Daech recrute en toute sérénité

Les auteurs des récents attentats de Daech en Turquie viennent tous de cette ville. Leurs proches dénoncent le laxisme complice de l'Etat turc. Reportage.

Orhan Gönder (et son diplôme de lycée), le terroriste de Diyarbakir. GUILLAUME PERRIER
Orhan Gönder (et son diplôme de lycée), le terroriste de Diyarbakir. GUILLAUME PERRIER

Le lendemain de l’attentat qui a frappé Ankara le 10 octobre, Mehmet Dündar a reçu un bref message de l’un de ses jumeaux: «Nous sommes en Syrie, nous allons bien.» Il attend encore la confirmation des tests ADN pour être rassuré. Après le massacre réalisé par deux kamikazes ceinturés d’explosifs, ce père d’une famille kurde d’Adiyaman, dans le sud-est de la Turquie, a vu le nom de ses fils apparaître parmi les premiers suspects. Il confirme que Mahmut et Ömer Deniz, 20 ans, font partie d’une cellule djihadiste de la ville et qu’ils ont effectué plusieurs allers et retours vers le territoire contrôlé par le groupe Etat islamique en Syrie, depuis la fin de 2013. Les deux frères figurent sur une liste de «21 kamikazes potentiels» établie par les services de renseignement turcs (MIT) et publiée dans la presse dès le mois d’août.

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