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FranceAction anti-migrants: des identitaires condamnés

Jeudi, la justice française a condamné des membres de Génération identitaire à de la prison ferme.

Trois membres d'une association anti-migrants ont été condamnés jeudi, en France.
Trois membres d'une association anti-migrants ont été condamnés jeudi, en France.
AFP

Le tribunal correctionnel de Gap a prononcé jeudi des peines de six mois de prison ferme contre trois responsables de Génération identitaire. Des actions antimigrants avaient été menées sur la frontière franco-italienne par cette association d'extrême-droite en 2018.

L'association est condamnée à l'amende maximale de 75'000 euros (quelque 81'675 francs). Dans sa motivation, le tribunal considère que, «compte-tenu de la nature extrêmement grave des faits, de l'importance du trouble à l'ordre public occasionné non seulement pendant leur période de commission mais de manière durable dans le département, de l'importance des valeurs protégées par les infractions reprochées et du passé pénal des prévenus», la prison ferme s'impose.

Les trois prévenus étaient poursuivis pour des «activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique».

Interceptions de migrants

Contre Clément G., 24 ans, président de Génération identitaire, son porte-parole Romain E., 26 ans, et un organisateur actif du mouvement, Damien L., 29 ans, le tribunal a également prononcé 2000 euros d'amende, ainsi que la privation de leurs droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans. Le 21 avril 2018, Génération identitaire avait monté une vaste opération au col de l'Echelle, point de passage de nombreux migrants dans les Hautes-Alpes.

Une centaine de personnes vêtues de la même doudoune bleue s'étaient mobilisées, avec deux hélicoptères, une banderole géante, et une «frontière symbolique» matérialisée dans la neige par des grillages en plastique. Dans les semaines suivantes, les militants d'extrême-droite avaient annoncé des interceptions de migrants et des enquêtes sur les passeurs. Me Pierre-Vincent Lambert, avocat des prévenus, a d'ores et déjà annoncé que ses clients feraient appel de la décision.

(ats)

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