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Un acte 69 des «gilets jaunes» sous tension à Lyon

La soixante-neuvième manifestation des protestataires français semble tourner au vinaigre dans la capitale des Gaules ce samedi.

Banques dégradées, jets de projectiles, usage de lance à eau et gaz lacrymogène: des violences ont émaillé samedi après-midi l'acte 69 des «gilets jaunes» à Lyon, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes, a constaté une journaliste de l'AFP.

Pau avant 16h30, deux policiers ont été blessés dont l'un à la main par un jet de pavé et trois personnes ont été interpellées, a indiqué la préfecture à l'AFP.

Après le départ du cortège place Bellecour, qui se dirigeait vers les quais du Rhône, les forces de l'ordre ont avancé leur véhicule lance à eau pour empêcher les manifestants de progresser.

Cible de projectiles, notamment de nombreuses bouteilles en verre, les CRS ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène et fait usage de la lance à eau au milieu des badauds qui se promenaient dans le coeur du centre-ville, selon la journaliste.

Deux banques ont ensuite été dégradées dans une rue piétonne et les tensions se poursuivaient place Bellecour en milieu d'après-midi, selon la préfecture.

«Nous sommes face à des manifestants très radicaux qui veulent dégrader et s'en prendre aux forces de l'ordre», estimait la préfecture. Des manifestants dénonçaient, eux, des provocations de la part de la police.

Pour ce 69e samedi de mobilisation, des appels avaient été lancés par tracts et sur les réseaux sociaux afin de donner au rassemblement lyonnais une envergure nationale, en référence au numéro du département du Rhône (69).

Chez les manifestants, certains semblaient prêts à en découdre comme l'un d'entre eux, très remonté, lançant à des jeunes qui filmaient la scène: «Venez avec nous, on va faire chauffer».

D'autres, irréductibles «gilets jaunes», qui continuent de se mobiliser chaque samedi, préféraient s'éloigner, retirer leurs gilets et parler du fond. «En ce moment, on joue notre vie. On ne peut pas laisser le gouvernement faire des choses comme ça. La réforme de l'assurance-chômage en avril. Et quand il aura fini avec les retraites, ce sera la Secu», prédit Louis, venu de Valence avec deux autres manifestants.

«Les municipales sont une échéance importante. Déjà c'est toujours important les élus qu'on a. Et ensuite, ça fait les grands électeurs et le Sénat va changer de bord parce qu'ils vont prendre une déculottée» lors des prochaines sénatoriales en septembre, avance-t-il.

Comme depuis le début du mouvement des «gilets jaunes», la presqu'île de Lyon et ses rues commerçantes font l'objet les samedis d'un périmètre d'interdiction de manifester.

(AFP)

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