Une Française de Genève échappe à un enlèvement au Mali

FUITEAlors que Berne confirme aujourd'hui la prise en otage d’une Suissesse, on apprend qu’une humanitaire travaillant pour une association suisse a pu être exfiltrée en Algérie.

Image: Keystone

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Nous l’appellerons simplement Sophie. Aujourd’hui, cette Française de Genève tente de se remettre de ses émotions chez son fils, en Ardèche. Car elle a échappé de justesse à une prise d’otages à Gao, dans le Nord du Mali. Le 5 avril, lorsque des islamistes ont attaqué le consulat algérien et enlevé sept diplomates, elle était sur place. C’est là qu’elle avait trouvé refuge suite à la prise de la ville et la fuite de l’armée malienne. Son salut, elle le doit aux rebelles touaregs du MNLA, le Mouvement national de libération de l’Azawad. Ceux-ci, dit-elle, l’ont discrètement exfiltrée par l’Algérie. Elle s’était enfuie du consulat par une porte au fond du jardin.

Sophie n’est pas inconnue des Romands. L’été dernier sur la Radio suisse romande, l’émission «Chacun pour tous» a appelé les auditeurs à fournir du matériel en faveur de l’orphelinat construit par une association suisse: «Aide à Gao», créée en 2004 à Burtigny par la Vaudoise Denise Redard pour soutenir l’œuvre de Sophie, la marraine de sa fille. L’histoire malienne de Sophie commence en 1996, lorsque cette résidente genevoise part vivre quelques jours parmi les Touaregs aux portes du désert. Dans la ville de Gao, à 1200?km au nord-est de la capitale Bamako. Et c’est le choc. Bouleversée par la misère de la population, particulièrement les orphelins livrés à eux-mêmes, elle en revient transformée. Sophie entreprend une formation en médecine tropicale puis repart s’installer à Gao en 2000. Elle est la cheville ouvrière de l’unique orphelinat de la région.

Sophie tremble pour ces enfants. Exfiltrée par les rebelles laïcs du MNLA, elle craint les islamistes du groupe touareg Ansar Dine, qui entend imposer la charia. «Ils sont notre bête noire», a-t-elle confié dans une interview à ARTE. «Même AQMI (ndlr: Al-Qaida au Maghreb islamique), nous avions appris à vivre avec. Mais avec Ansar Dine au pouvoir, je ne pourrai pas retourner au Mali m’occuper de mes enfants.»

Créé: 16.04.2012, 17h33

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