Un troisième tour décisif pour Antonio Guterres

Succession de Ban Ki-moon Un nouveau scrutin informel a lieu ce lundi à New York. On saura si l’ancien patron du HCR continue sa course en tête.

Image: Keystone

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Arrivé en tête des deux précédents tours de scrutin organisés les 21 juillet et 5 août, Antonio Guterres, 67 ans, saura ce lundi si le consensus qui émerge autour de son nom pour succéder à Ban Ki-moon se confirme. La désignation du secrétaire général de l’ONU a toujours donné lieu, par le passé, à de sourdes luttes d’influence et un filtrage serré. Trouver un candidat qui puisse être accepté par les cinq membres du Conseil de sécurité n’a pas toujours été facile. Cette fois-ci le système a été dépoussiéré.

La règle de la rotation géographique voudrait que le prochain secrétaire général de l’ONU soit issu, cette fois, d’Europe de l’Est. Beaucoup souhaiteraient également que ce soit une femme. L’équation s’annonce, pour l’heure, impossible à résoudre.

Un nouveau vote a lieu ce lundi pour voir qui reste dans la course. Avant de proposer pour validation le nom du successeur de Ban Ki-moon à l’Assemblée générale qui doit se réunir en décembre, le Conseil de sécurité a organisé un scrutin informel.

Une longueur d’avance

Parmi les douze candidats qui ont pris la ligne de départ en juillet, un nom se détache du lot avec une bonne longueur d’avance, c’est celui du Portugais Antonio Guterres. Lors des auditions devant les pays membres, l’ancien haut-commissaire a fait très forte impression. Non seulement l’homme connaît tous les rouages de la machine onusienne mais surtout il en connaît toutes les grandes problématiques du moment: la crise des réfugiés, le conflit syrien et le changement climatique à cause de ses effets sur les mouvements de populations.

Alors que le chaos règne en Syrie, l’ONU va avoir besoin d’un secrétaire général immédiatement opérationnel. Cette donnée pèse très lourd dans le consensus qui commence à se dégager autour de la personne d’Antonio Guterres. La volonté de pousser l’ancien patron du HCR à la tête de l’ONU semble l’avoir emporté sur le souhait de la société civile mais aussi d’un certain nombre de pays de voir une femme enfin accéder à la tête des Nations Unies. Cette perspective s’éloignant, certains font savoir qu’ils désapprouvent ce qui se dessine. C’est le cas de l’actuel secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a jeté un pavé dans la mare en expliquant que son successeur devait être une femme. Une façon de prendre position contre Antonio Guterres qui n’est pas passée inaperçue.

Jamais par le passé un secrétaire général sortant n’a pris de telles positions. Au Portugal, certains médias ont même parlé de «coup de couteau dans le dos». Le scrutin de ce lundi dira si l’intervention inattendue de l’actuel secrétaire général de l’ONU était annonciatrice d’un retournement de situation. Pour l’heure, le Portugais fait cavalier seul en tête. Après la Croate Vesna Pusic, un deuxième candidat, le ministre des Affaires étrangères du Monténégro Igor Luksic, a décidé de jeter l’éponge.

Irina Bokova en difficulté

Sur les dix candidats restant seul cinq resteront dans la course. La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, donnée un temps favorite, se heurte à la farouche opposition de certains membres du Conseil de sécurité qui ont estimé qu’elle ne devait pas persister.

En l’état, il paraît impossible de réunir un consensus sur un candidat qui soit une candidate, qui serait en plus issue de l’Europe de l’Est. Si Irina Bokova parvient de justesse à rester parmi les cinq mieux placés, la Moldave Natalia Gherman arrive carrément en queue de peloton. Si les membres du Conseil de sécurité laissent de côté le critère de genre, le critère régional qui veut que le successeur de Ban Ki-moon soit issu de l’Europe de l’Est pourrait aussi passer à la trappe. Dans ce cas de figure, la voie pourrait être totalement dégagée pour Antonio Guterres. Sauf si, d’aventure, un des cinq membres du Conseil de sécurité décidait de mettre son veto.

(TDG)

Créé: 28.08.2016, 21h13

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