Société soupçonnée d'un réseau mondial de vente de «faux diplômes»

PakistanLa société Axact est accusée d'avoir organisé un réseau international de vente de faux diplômes. Les autorités pakistanaises ont procédé à des perquisitions et arrêté deux personnes.

Axact est soupçonnée d'avoir orchestré un réseau de vente de faux diplômes.

Axact est soupçonnée d'avoir orchestré un réseau de vente de faux diplômes. Image: DR - Twitter

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Des enquêteurs pakistanais ont arrêté deux personnes et saisi du matériel informatique lors d'une perquisition ce mardi 19 mai dans les bureaux d'une société de logiciels accusée par le New York Times d'avoir organisé un juteux réseau mondial de vente en ligne de faux diplômes universitaires.

Le groupe Axact, basé à Karachi (sud), recrute depuis plus d'un an et au prix fort des personnalités connues du monde du journalisme au Pakistan pour lancer sa future chaîne télévisée Bol («parole», en ourdou) et devenir le premier groupe de médias dans ce pays de près de 200 millions d'habitants.

Mais cette société, qui entend «révolutionner» le paysage médiatique du Pakistan, a été étrillée lundi dans une enquête du New York Times affirmant qu'elle a orchestré un réseau mondial de vente en ligne de faux diplômes, estampillés d'universités qui affichent des sites Internet attrayants mais qui en fait n'existent pas.

Deux personnes arrêtées

Mardi, après l'annonce d'une enquête par le ministre de l'Intérieur pour voir si ce groupe avait porté préjudice à «l'image du Pakistan», des hommes de l'Agence fédérale d'investigation (FIA) ont perquisitionné son QG, confisquant des ordinateurs et recueillant des données diverses, ont indiqué des sources proches du dossier.

Une autre perquisition dans les bureaux du groupe à Rawalpindi, ville voisine de la capitale, Islamabad, a quant à elle mené à l'arrestation de deux personnes dont l'identité n'a pas été dévoilée.

«Notre équipe recueille des pièces à conviction. Notre chef va rendre publics plus tard les détails de ces raids», a indiqué Mehmood ul Hassan, directeur intérimaire de la branche de la FIA spécialisée dans les crimes en ligne.

Concurrence dénoncée

Selon un responsable de la FIA requérant l'anonymat, les fraudes évoquées par le New York Times sont passibles de sept ans de prison en vertu des lois pakistanaises sur la cybercriminalité.

Axact avait répliqué lundi à l'enquête du New York Times en annonçant le dépôt d'une plainte en justice contre cet article selon elle «diffamatoire», et en dénonçant une campagne orchestrée par ses concurrents au Pakistan face au «succès» annoncé de sa future chaîne Bol, qui doit être lancée cet été.

Au Pakistan, pays où la concurrence médiatique est féroce, le New York Times est distribué avec le journal Express Tribune, propriété de la société Express Media Group, un concurrent direct de Bol.

(afp/nxp)

Créé: 19.05.2015, 14h30

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