Prison confirmée pour les chefs de l'Arche de Zoé

JusticeLe verdict du procès en appel du président de l'Arche de Zoé et de sa femme est tombé vendredi. Ils écopent de deux ans de prison avec sursis.

Ils ne retourneront donc pas derrière les barreaux.

Ils ne retourneront donc pas derrière les barreaux. Image: AFP

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Le président de L'Arche de Zoé, Eric Breteau, et sa compagne, Emilie Lelouch, qui avaient tenté en 2007 d'exfiltrer du Tchad vers la France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour, ont été condamnés vendredi en appel à deux ans de prison avec sursis. Ils ne retourneront donc pas derrière les barreaux.

La cour d'appel les a condamnés pour escroquerie au préjudice de familles qui comptaient accueillir les enfants en France. Elle les a aussi jugés coupables d'exercice illicite de l'activité d'intermédiaire à l'adoption, mais pas, contrairement à la condamnation de première instance, de tentative d'aide à l'entrée ou au séjour de mineurs en situation irrégulière.

La cour d'appel de Paris a par ailleurs relaxé le logisticien de l'association, Alain Péligat. L'avocat général avait requis une peine de deux à trois ans de prison sans retour en détention contre le couple et demandé une dispense de peine pour M. Péligat. En première instance, ils avaient été condamnés à trois ans de prison, dont deux ferme.

Familles d'accueil

L'évacuation des enfants, affublés de faux pansements, avait été stoppée net le 25 octobre 2007 lorsque les bénévoles de l'association avaient été arrêtés en route vers l'aéroport d'Abéché, dans l'est du Tchad, où ils devaient les faire embarquer à bord d'un avion. Destination la France où les attendaient des familles d'accueil. Au Tchad, L'Arche de Zoé avait caché aux autorités, pour des raisons de sécurité selon Breteau, le but ultime de l'opération.

L'association voulait qu'une fois sur le sol français, les enfants se voient reconnaître le statut de réfugié. A l'époque, plusieurs institutions internationales et organisations non gouvernementales avaient affirmé que la plupart des enfants venaient de villages de la région frontalière entre le Tchad et le Soudan, autour des localités tchadiennes d'Adré et de Tiné.

Leur enquête avait aussi établi que la quasi-totalité des enfants avaient au moins un parent ou un adulte qu'ils considéraient comme tel. Tout comme trois autres bénévoles, Eric Breteau, Emilie Lelouch et Alain Péligat avaient été condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement d'enfants. La peine avait été commuée en années de prison en France, avant que le président tchadien Idriss Deby ne prononce une grâce en leur faveur. (afp/nxp)

Créé: 14.02.2014, 14h18

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