Les partisans de l'indépendance passent en tête pour la première fois

EcosseLes partisans de l'indépendance de l'Ecosse sont pour la première fois en tête, à onze jours du référendum. Dans un sondage, le camp du «oui» obtient 47% d'opinons favorables, contre 45% pour le camp des opposants.

Les partisans de l'indépendance de l'Ecosse semblent progresser. (Photo d'illustration)

Les partisans de l'indépendance de l'Ecosse semblent progresser. (Photo d'illustration) Image: AFP

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Selon ce sondage YouGov/Sunday Times, le oui remporte 47% ( 5 points) d'opinions favorables contre 45% (-3) pour les partisans du maintien de l'Ecosse au sein du Royaume-Uni. Six pourcents des personnes interrogées sont encore indécises et un pourcent annonçe ne pas vouloir voter.

L'avance de deux points du camp de l'indépendance n'est certainement pas une garantie de victoire puisqu'elle entre dans la marge d'erreur de 3% reconnue par le sondage. Mais elle renforce d'une manière spectaculaire le suspense autour de ce référendum d'autodétermination, en donnant des chances sérieuses au SNP du Premier ministre écossais Alex Salmond d'entrer dans l'histoire.

Pression accrue

Elle met également une pression accrue sur les épaules du Premier ministre britannique David Cameron qui a répété la semaine dernière ne pas vouloir démissionner en cas de victoire du oui.

«L'Ecosse est confrontée à un choix très très important. Si les gens pensaient pouvoir rester à la maison et ne pas avoir besoin d'aller voter non pour éviter la séparation, ils ne peuvent plus le penser aujourd'hui», a déclaré dimanche matin sur la BBC le ministre conservateur des Finances George Osborne.

Les partisans du maintien au sein du Royaume-Uni s'apprêtent à présenter leur dernier va-tout en détaillant de nouveaux transferts de pouvoir au Parlement écossais.

«Vous allez voir dans les prochains jours un plan d'action pour donner plus de pouvoirs à l'Ecosse. Plus de pouvoirs fiscaux, plus de pouvoirs sur les dépenses (publiques), davantage de propositions pour des pouvoirs portant sur le système de protection sociale», a fait valoir le ministre des Finances.

Autre sondage

Du côté du oui, on se garde bien de crier victoire d'autant qu'un autre sondage, Panelbase, qu'il avait lui-même commandé, donne le non en tête (48%) devant le oui (44%) et 8% d'indécis.

Le camp «du oui a encore beaucoup de travail pour gagner le 18 septembre», a ainsi déclaré la numéro 2 du Parti national écossais (SNP) Nicola Sturgeon. Elle présente toujours les indépendantistes comme les «outsiders» de la campagne.

«L'aspect négatif de la campagne du non est en désaccord avec l'humeur des gens qui attendent avec impatience le référendum comme une opportunité énorme», a-t-elle cependant noté. Il affirme entrer dans la dernière ligne droite «avec enthousiasme et confiance».

Femmes plus sceptiques

L'enquête d'opinion YouGov/Sunday Times montre que si les femmes restent toujours plus sceptiques que les hommes parmi les 1048 personnes sondées, avec 47% en faveur du maintien dans le Royaume-Uni contre 42% séduites par l'indépendance, ce sont les 16-24 ans qui sont le plus tentés par l'émancipation vis-à-vis de Westminster (56%).

Si ces résultats venaient à se concrétiser le 18 septembre, cela montrerait que les indépendantistes ont pris un pari gagnant en ouvrant le vote aux moins de 18 ans. Le oui est également majoritaire chez les 16-59 ans et seuls les 60 ans et plus plébiscitent le maintien dans l'union avec Londres à 59%. (ats/nxp)

Créé: 07.09.2014, 14h07

Partisans et opposants militent aux jeux de Braemar

Éloge de la culture et de l'identité écossaise, vaste rassemblement populaire: à quelques jours du référendum sur l'indépendance de la région (le 18 septembre), les jeux de Braemar ne pouvaient échapper aux partisans du oui et du non.

«C'est une bonne occasion de faire passer notre message», dit Neil Allan, qui milite pour le maintien de l'Écosse au sein du Royaume-Uni et appelle à ne pas confondre fierté et indépendantisme.

La reine Elizabeth II, qui «s'intéresse de très près» à la consultation, souligne la presse, est venue assister aux jeux.Le château de Balmoral, sa résidence d'été, n'est située qu'à quelques kilomètres. Vêtue d'un ensemble couleur crème, pendant une heure, elle a remis des coupes et a été très applaudie.

Le camp du oui a installé son stand à quelques mètres de là. Jim Muir, un spectateur, y a récolté quelques drapeaux écossais qu'il a offerts à ses enfants. «Ça monte», dit-il en constatant la progression des partisans du oui dans les sondages, qui, pour la première fois, sont en tête, selon une enquête YouGov/Sunday Times publiée dimanche.

«Les gens réalisent petit à petit que c'est possible. Cela sera sûrement serré mais il y a la place pour que le oui l'emporte», ajoute-t-il en se dirigeant vers les gradins, où il devra toutefois se délester de tout matériel de campagne. Ici, on ne mélange pas tradition et politique.

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