L'euthanasie contestée devant les tribunaux

CanadaUne patiente a dénoncé le caractère discriminatoire de la loi sur l'aide médicale à mourir car réservée qu'aux seuls patients en phase terminale.

Dans sa plainte déposée devant un tribunal une femme allègue que la loi est anticonstitutionnelle.

Dans sa plainte déposée devant un tribunal une femme allègue que la loi est anticonstitutionnelle. Image: Image d'illustration/Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Une femme atteinte d'une maladie neurodégénérative a contesté lundi devant les tribunaux la nouvelle loi canadienne sur l'aide médicale à mourir.

Adoptée il y a dix jours, la loi édicte les règles pour permettre aux adultes consentants dont la mort est «raisonnablement prévisible» de se faire accorder l'euthanasie.

Elle a été votée en réponse à un jugement de la Cour suprême qui avait invalidé les articles du code pénal interdisant l'euthanasie et le suicide médicalement assisté.

La Cour suprême avait statué que l'aide médicale à mourir doit être offerte aux adultes consentants dont la maladie est «grave et irrémédiable» et entraîne de longues souffrances persistantes et intolérables.

Dans sa plainte déposée devant un tribunal de Colombie-Britannique, Julia Lamb, une femme de 25 ans, allègue que la loi est anticonstitutionnelle car elle exclut les personnes dont les souffrances n'ont pas de «fin immédiate en vue», selon un communiqué.

«Prisonnière de mon corps»

Mme Lamb, qui se déplace en fauteuil roulant depuis son plus jeune âge, est atteinte d'amyotrophie spinale, une maladie qui cause une faiblesse et une dégénérescence des muscles squelettiques.

Avec la progression de sa maladie, elle craint un jour d'éprouver des douleurs constantes et de ne plus pouvoir utiliser ses mains ou ses bras ni de respirer par elle-même ou de parler.

«J'ai très peur de devenir prisonnière de mon corps», a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse télévisée. «Une ombre plane sur moi.»

«J'aimerais avoir le dernier mot si mes souffrances deviennent insupportables», a-t-elle dit.

Les personnes souffrant d'autres maladies comme la sclérose en plaques ou la maladie de Parkinson sont aussi exclues à priori de la loi sur l'aide médicale à mourir. (afp/nxp)

Créé: 27.06.2016, 22h39

Articles en relation

Les médecins refusent de trancher le sort de Vincent Lambert

Euthanasie Le corps médical français autour de ce paraplégique français en état végétatif n'a pas voulu statuer sur sa fin de vie. Plus...

Le violeur qui demandait à mourir ne sera pas euthanasié

Belgique Le violeur et meurtrier belge ayant demandé à être euthanasié ne sera pas exaucé. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Russiagate: y a-il eu collusion entre Trump et Poutine?
Plus...