L'armée kurde démobilise les enfants-soldats en Syrie

Appel de GenèveAprès des mois de négociations, les forces armées ont accepté de respecter l'Appel de Genève. Celles-ci s'engagent d'empêcher les enfants de moins de 18 ans à participer aux hostilités et de protéger les mineurs des conflits.

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Les Unités de Défense du Peuple (YPG), l'Union de Défense des Femmes (YPJ) et l'Administration autonome démocratique de Rojava ont signé samedi à Ramalan, dans la région kurde de Syrie, l'Acte d'engagement de l'Appel de Genève sur la protection des enfants dans les conflits armés. Il a été remis mardi au canton de Genève, dépositaire des Actes d'engagement de l'ONG.

Le processus de démobilisation des enfants-soldats a commencé début juin, a expliqué devant les médias Elisabeth Decrey Warner, présidente de l'Appel de Genève. A ce jour, 149 filles et garçons ont été démobilisés. Ils pourraient être 200 à 250 en tout, répartis entre les trois zones contrôlées par les Kurdes, dans le nord de la Syrie. La majorité d'entre eux a entre 16 et 18 ans.

Ces jeunes restent membres des structures militaires, mais ils ne participent plus, directement ou indirectement, aux hostilités. Des centres ont été créés pour leur permettre de recevoir un enseignement. Selon Elisabeth Decrey Warner, les garçons refusent davantage que les filles cette démobilisation qui leur fait perdre leur statut de combattant.

Etre un exemple

En signant cet acte, l'Administration autonome démocratique de Rojava, qui gouverne de facto les zones kurdes, entend être un exemple pour un projet futur de la Syrie, a déclaré Abdul Karim Omar, représentant du comité politique. Et d'insister sur la nécessité d'augmenter l'aide humanitaire. «Les enfants s'engagent dans l'armée pour fuir leurs conditions de vie», a-t-il expliqué.

«Ce n'est pas un engagement facile. Vu la situation, toutes les forces possibles sont recherchées pour combattre», a relevé la présidente de l'Appel de Genève. Les mêmes protagonistes ont signé début juin l'Acte d'engagement sur l'interdiction des mines antipersonnel et celui sur l'interdiction des violences sexuelles dans les conflits armés.

Elisabeth Decrey Warner a profité de la conférence de presse de mardi pour lancer un appel à la communauté internationale. La zone kurde du centre est encerclée par les forces armées de l'Etat islamique (EI) et la frontière turque est fermée. «Les habitants subissent de violentes attaques depuis plusieurs jours, sans aide humanitaire», a-t-elle dénoncé. (ats/afp/nxp)

Créé: 08.07.2014, 15h51

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