Alexis Tsipras rejoint la manifestation du «non» au référendum

Crise grecqueLe Premier ministre grec Alexis Tsipras a rejoint vendredi soir ses partisans qui manifestaient pour le «non» au référendum. Un rassemblement pour le «oui» avait lieu en même temps également à Athènes.

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A deux jours d'un référendum crucial pour le sort de la Grèce et de la zone euro, le Premier ministre a rejoint le rassemblement des partisans du «non» en début de soirée, fendant la foule de plus de 25'000 personnes amassée devant le Parlement à Athènes.

«Nous fêtons la victoire de la démocratie, la Grèce envoie un message de dignité, personne n'a le droit de menacer de diviser l'Europe», a-t-il lancé sous les acclamations. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis, la présidente du parlement Zoe Konstantopoulou, très populaires parmi les partisans de Syriza, savouraient le moment, tout sourire dans le public. Des incidents ont éclaté en marge de cette manifestation en faveur du «non».

Une mer de drapeaux grecs et européens

Au même moment, plus de 22'000 partisans du «oui» se rassemblaient également à Athènes, reprenant des slogans en faveur de l'Europe. «Le «oui» va donner un meilleur avenir à nos enfants», a assuré de la tribune, ému, le présentateur vedette Nikos Aliagas.

«Nous sommes ici pour soutenir notre identité européenne. Nous avons conscience que l'austérité est dure, mais sans sacrifice, sans montrer aux autres notre volonté, nous allons être exclus et nous retrouver tout seuls», analysait Mary Papadopoulou. Cette comptable de 37 ans regrettait de voir «beaucoup de ses amis» tentés par le «non».

«Ils croient que Tsipras va négocier, ils ne voient pas que le Roi est nu», regrettait-elle.

La peur d'être mis à l'écart étreignait aussi Yannis, 25 ans: «pour notre génération, si le oui l'emporte on devra sortir du pays», s'inquiétait-il.

«Je ne vais vas pleurer, je ne vais pas avoir peur, je vais voter non», clamaient les «non». «On est grec, on est européen et on va le rester», martelaient les oui emportés par le lyrisme d'une succession d'orateurs au son de l'Ode à la joie de Beethoven, l'hymne européen.

Et d'autres rassemblements avaient lieu en Allemagne, Italie, Pologne et Belgique, avec notamment 3000 personnes à Bruxelles. (ats/afp/nxp)

Créé: 03.07.2015, 23h49

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