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EpidémiePlus de 800 soignants ont été infectés par le virus Ebola

Depuis janvier 2014, 815 soignants ont été touchés par le virus Ebola en Afrique de l'Ouest. Les deux tiers d'entre eux sont morts.

Plus de 800 soignants ont été infectés par le virus Ebola en Afrique de l'Ouest.
Plus de 800 soignants ont été infectés par le virus Ebola en Afrique de l'Ouest.
(photo d'archives), Reuters

De janvier 2014 au 31 mars 2015, 815 soignants ont été infectés par le virus Ebola en Afrique de l'Ouest, soit 3,9% de tous les cas rapportés. Les deux tiers sont morts de la maladie, selon une étude publiée ce jeudi 21 mai à Genève par l'OMS.

«L'épidémie a eu un impact catastrophique, disproportionné sur le personnel de santé», a affirmé le Dr Ed Kelley en présentant le rapport à la presse. Sur les 815 cas confirmés ou probables d'Ebola, 328 ont eu lieu en Sierra Leone, 288 au Libéria et 199 en Guinée. En outre, 255 cas suspects ont été repérés dans les trois pays, mais l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne les prend pas en compte.

Proportionnellement, selon leur fonction, les soignants ont été de 21 à 32 fois plus touchés que la population générale par l'épidémie. Les risques ont été les plus élevés pour le personnel de santé en juillet 2014: à l'époque, 12% de tous les cas sont survenus parmi les soignants.

Infirmières les plus exposées

Cette proportion est tombée à 1% en février dernier. Les infirmières ont été les plus exposées parmi le personnel, avec 52% du total.

Les raisons de ce lourd tribut payé par la profession médicale tient, selon l'OMS, à son exposition multiple au virus. Le personnel a pu être contaminé dans des centres de triage des malades suspects, lors des soins dans les centres de traitement, mais aussi dans sa propre communauté.

Les longues heures de travail, sans salaire correspondant, le stress psychologique, le manque de personnel ont également joué un rôle dans cette hécatombe. Au début de l'épidémie, le manque d'équipements protecteurs et une formation insuffisante ont contribué à faire de nombreuses victimes.

Une fois ces équipements disponibles et les mesures de précaution prises, les infections ont diminué. L'épidémie a en outre contribué à affaiblir les systèmes de santé des trois pays. Le virus a infecté au total 27 000 personnes et fait 11 120 morts, selon le dernier bilan.

Recrudescence du nombre de cas

L'OMS appelle la communauté internationale à prendre des mesures énergiques pour renforcer les structures de santé afin de prévenir toute nouvelle crise. L'ONU s'inquiète en effet d'une recrudescence du nombre de cas.

Trente-cinq nouveaux cas ont été rapportés durant la semaine écoulée en Guinée et en Sierra Leone, contre neuf seulement au cours de la semaine précédente, soit le nombre de cas le plus élevé depuis un mois.

Le Liberia a décrété le 9 mai la fin de l'épidémie, mais la Guinée a rapporté la semaine dernière 27 nouveaux cas, contre sept la semaine précédente. Le nombre de nouveaux cas a passé de deux à huit en Sierra Leone.

Cette progression met fin à trois semaines consécutives de baisse des nouveaux cas enregistrés. L'OMS continue de recommander la plus grande vigilance et de poursuivre les efforts de surveillance. Elle ne prévoit pas l'élimination totale du virus d'Afrique de l'Ouest avant le mois de septembre, si tout va bien.

ats

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