Les 22 autres candidats de l’élection

Présidentielle américaineLes voix que les candidats marginaux pourraient prendre aux deux favoris pourraient s'avérer cruciales dans les Etats pivot (swing states). Mais qui sont-ils?

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Tous ensemble, ils n’excèdent pas 3% dans les sondages. Ils sont indépendants, issus de micropartis ou de formations dites «tierses». Les voix que ces candidats à la présidentielle récolteront demain dans les Etats pivot ont pourtant de quoi tourmenter Barack Obama et Mitt Romney.

On compte six indépendants (sans parti) parmi ces politiciens. Le pasteur fondamentaliste Terry Jones, brûleur occasionnel de Coran, y figure. De même pour le journaliste Joe Shriner, un créationniste qui milite autour du changement climatique.

Quatorze autres candidats représentent pour leur part des petites formations, à l’exemple du Constitution Party, du Justice Party et du Peace & Freedom Party. Les candidats les plus significatifs proviennent enfin de partis dits «tiers», à l’instar des Verts et du Parti libertarien.

Dans LE pays de la liberté d’expression et d’opinion, le curieux trouvera inévitablement un peu de tout dans les crédos politiques de ces candidats. Quatre personnalités se dégagent toutefois par leur sérieux et les intentions de votes qu'ils récoltent.

Les progressites

Rocky Anderson, du Justice Party, se positionne par exemple plus à gauche que le parti Démocrate de Barack Obama, explique le site Atlantico.fr. Il prône une politique de l’immigration plus souple, milite pour davantage de droits aux homosexuels et contre le changement climatique. Il a été par ailleurs le maire de la capitale des mormons, Salt Lake City (Utah).

Les écologistes se rassembleront autour de leur candidate, Jill Stein. La représentante du Parti Vert américain souhaiterait mettre en place un «Green Transition Programm» pour lutter contre le changement climatique tout en relançant l’économie américaine. Elle prône des positions très progressistes: légalisation de la marijuana, sortie du nucléaire, assurance santé pour les plus démunis…

Selon les analystes, des voix issues des minorités pourraient revenir à ces deux candidats. Ces mêmes voix qui ont favorisé l’élection de Barack Obama en 2008, mais qui s’estiment déçues par son premier mandat.

Les conservateurs

Le Parti libertarien est représenté par Gary Johnson, ex-gouverneur du Nouveau-Mexique de 1995 à 2003. Ce candidat défend une politique ultralibérale sur le plan économique, mais aussi sur les questions sociales. Il se dit par exemple favorable à la légalisation de la marijuana et à l’union civile des couples homosexuels. Il s’est par contre prononcé clairement contre l’assurance maladie obligatoire. Les Etats pivot du Colorado et du Nevada pourraient lui accorder entre 2 et 4% des voix.

Virgil Goode, du Constitution Party, défend des positions plus conservatrices que Mitt Romney. Il se montre intransigeant sur l’immigration, qu’il souhaite limiter, et veut imposer l’anglais comme langue officielle et unique des Etats-Unis. Ancien élu de la Virginie à la Chambre des représentants de 1997 à 2009, il a siégé d’abord en tant que démocrate, puis en tant que républicain. Il pourrait causer des dommages à Mitt Romney en Virginie, en lui «volant» des voix cruciales pour battre Barack Obama dans cet Etat.

Et l’Ohio?

L’Ohio, le plus incertain et stratégique des swing states, votera cette nuit pour 5 candidats. La différence entre les deux favoris y étant de 1%, toutes les voix compteront, rappelle USA Today. Car aucun républicain n’a jamais gagné d’élection présidentielle sans remporter l’Ohio. Idem pour les démocrates, à l’exception de l’élection de John F. Kennedy, en 1960.

Un sondage de CNN a montré vendredi que, sans compter les voix des candidats «tiers», Obama et Romney se trouvaient à égalité dans l’Ohio, soit à 49% des intentions de vote. En incluant les petits candidats, les voix d’Obama chutaient à 48% et celles de Romney, à 44%. Quelque 4% des votes sont revenus au candidat libertarien Garry Johnson, 2% à l’écologiste Jill Stein et moins de 0,5% au conservateur Virgil Goode.

Précédents

En jetant un œil sur le passé, Barack Obama et Mitt Romney ont effectivement de quoi se faire des cheveux blancs. Historiquement, le milliardaire Ross Perot avait par exemple facilité l’élection de Bill Clinton en 1992 face à George Bush père. Il avait remporté 18% des voix chez les conservateurs du pays. Il récoltera encore 8% des voix en 1996.

Inversement, la campagne de l’écologiste Ralph Nader a joué des tours au candidat démocrate Al Gore face à George W. Bush en 2000, notamment dans les swing states de Floride et du New Hampshire. Les 2,7% des voix que Ralph Nader avait récoltés auraient effectivement pu faire gagner Al Gore dans une élection alors très serrée.

Aussi serrée, d’ailleurs, que celle qui oppose Barack Obama et Mitt Romney cette nuit. Qui sera donc cette année le faiseur de roi?

Créé: 06.11.2012, 13h03

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