17 ans de prison pour un djihadiste français

JusticeUn homme de 23 ans accusé d'avoir voulu mener une attaque dans la région de Lyon a été condamné à 17 ans de réclusion.

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Le benjamin d'une fratrie de djihadistes français, jugée aux assises à Paris depuis le 12 novembre, a été condamné jeudi à 17 ans de réclusion criminelle. Cette peine s'accompagne d'une période de sûreté des deux tiers.

L'homme de 23 ans, est la personne centrale dans cette affaire. Ancien membre du groupuscule islamiste radical Forsane Alizza, dissout en 2012, il comparaissait pour avoir voulu mener une attaque dans la région de Lyon avec son frère. Tous deux ont été arrêtés en septembre 2014 à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon.

L'enquête avait montré qu'il avait cherché à obtenir une lettre d'accréditation auprès de l'État islamique (EI), qui aurait permis à cette organisation de revendiquer l'attaque. Chez lui, a été découverte une Kalachnikov avec son chargeur approvisionné de 28 cartouches.

Trois frères en Syrie

Lors du procès, il a contesté le projet d'attentat, affirmant qu'il avait plutôt visé un braquage. Il a en revanche reconnu son rôle dans une filière d'acheminement de combattants vers la Syrie. «J'ai envoyé des gens qui voulaient combattre Bachar el-Assad. J'assume totalement», avait-il dit à la cour, parlant même de «plusieurs dizaines» de personnes.

Son frère a, lui, été condamné à 15 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté des deux tiers. Leur soeur aînée, présentée par les enquêteurs comme la «banquière» de la fratrie, a écopé d'une peine de 5 ans, dont un an assorti d'un sursis avec mise à l'épreuve. Elle a financé les activités de ses frères, grâce à une prime de licenciement et des prêts à la consommation.

Leurs trois frères, partis en 2013 en Syrie, ont été jugés par défaut. Ils ont été condamnés à 30 ans de réclusion criminelle. Le premier a été présenté comme un sniper de l'EI, et les deux autres comme des membres de la police de ce groupe.

Ce dossier, «c'est le pathétique engagement de toute une famille en soutien de l'engagement djihadiste», a déclaré l'avocate générale dans ses réquisitions: «Les six enfants, qui sont, d'une manière ou d'une autre, engagés dans ce radicalisme, c'est impressionnant, déroutant». Au total, quinze personnes, dont huit se trouvent toujours en Syrie, étaient jugées dans ce dossier. (ats/nxp)

Créé: 30.11.2018, 00h04

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