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Plus de 10'000 enseignants suspendus

Le putsch manqué de juillet continue de se prolonger. Les milieux de l'éducation en font les frais.

La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)
La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)
AFP
Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)
Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)
Keystone
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dénonce à la télévision un «soulèvement d'un minorité au sein de l'armée». Ici, un militaire près de la célèbre place Taksim, à Istanbul. (15 juillet 2016)
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dénonce à la télévision un «soulèvement d'un minorité au sein de l'armée». Ici, un militaire près de la célèbre place Taksim, à Istanbul. (15 juillet 2016)
Reuters
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La Turquie a suspendu jeudi plus de 10'000 enseignants pour des liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dans la foulée d'une purge dans les milieux de l'éducation après le putsch manqué de juillet, a annoncé un responsable turc. «Les personnes en question ont été temporairement relevées de leur fonction, le temps de mener une enquête», a déclaré sous couvert d'anonymat le responsable.

Au total, 11'500 enseignants soupçonnés par le ministère de l'Education d'avoir pris part à des activités «en soutien à l'organisation séparatiste terroriste et ses groupes affiliés» ont été suspendus, a rapporté l'agence progouvernementale Anadolu.

Le nombre pourrait s'élever jusqu'à 14.000, selon l'issue des enquêtes actuellement menées, a ajouté l'agence de presse, confirmant ainsi des propos du Premier ministre Binali Yildirim, tenus samedi au cours d'une visite à Diyarbakir (ville à majorité kurde dans le ud-est du pays) et qui donnaient déjà cette estimation.

Rentrée scolaire

Cette nouvelle purge intervient une semaine avant la rentrée scolaire en Turquie, qui compte 850'000 enseignants. Le PKK, qui se livre à une guerre avec Ankara depuis 1984, dans laquelle plus de 40'000 personnes ont été tuées, est une organisation classée «terroriste» par les autorités turques et ses alliés occidentaux.

Il y a un an, un cessez-le-feu fragile entre la rébellion kurde et le gouvernement turc a volé en éclats, avec la reprise des combats. Depuis, le pays vit au rythme d'attentats revendiqués par les rebelles et d'opérations militaires de l'armée pour débarrasser le sud-est du pays de la présence du PKK.

Vaste purge

Après la tentative de coup d'Etat avorté du 15 juillet et attribué par le pouvoir à la confrérie de l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, les autorités turques ont lancé une vaste purge dans tous les corps de l'administration, pour se défaire de l'influence des gülenistes et des soutiens aux rebelles kurdes.

Ainsi, des centaines des dizaines de milliers d'enseignants et de professeurs d'université ont été démis de leurs fonctions, et quelque 20.000 personnes de toutes professions (militaires, magistrats, enseignants ou journalistes, etc.), toutes soupçonnées de liens avec la confrérie Gülen, ont été arrêtées.

(AFP)

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