AboPortrait de Michèle KünzlerDes terrains minés aux maisons encombrées
L’ancienne conseillère d’État genevoise (Les Verts) est la figure romande de l’Entraide protestante suisse (EPER).

«Vous voulez prendre des poires ou des coings?» C’est avec simplicité que nous accueille Michèle Künzler, à mi-chemin entre sa cuisine et son potager. Que l’on ne s’y trompe cependant pas: cette ancienne conseillère d’État genevoise (Les Verts), aujourd’hui vice-présidente de l’Entraide protestante suisse (EPER), est une femme «de caractère». À l’âge de 6 ans, elle claque la porte du catéchisme, «révoltée» par les propos de l’enseignante. «Elle racontait le déluge en disant que Dieu avait tué tout le monde. Je me suis alors exclamée que c’était n’importe quoi, que cette dame ne connaissait manifestement pas Dieu et que je n’y remettrai plus les pieds», retrace-t-elle.
















