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Manifestation à PlainpalaisMauro Poggia veut amender les cyclistes téméraires

Le conseiller d'État chargé de la Sécurité veut retrouver les identités de ceux qui ont défilé ce lundi autour de la Plaine de Plainpalais.

Genève, ce lundi 18 mai 2020, où un long cortège de cyclistes a manifesté autour de la plaine de Plainpalais pour défendre les nouveaux aménagements cyclables en ville de Genève.
Genève, ce lundi 18 mai 2020, où un long cortège de cyclistes a manifesté autour de la plaine de Plainpalais pour défendre les nouveaux aménagements cyclables en ville de Genève.
Laurent Guiraud/Tamedia

Dans un entretien accordé à la télévision «Léman Bleu» diffusé ce mercredi soir, le conseiller d'État Mauro Poggia (MCG) souhaite que le cortège qui a rassemblé ce lundi presque deux mille cyclistes soit suivi de conséquences. «Nous n'identifierons pas la totalité des personnes, mais suffisamment pour pouvoir marquer la désapprobation ferme de l'État», assène le magistrat. Comment? L’édile ne le dit pas.

«C’était une erreur»

«J’espérais – peut-être par naïveté – qu’après deux mois et demi de messages répétés sur la responsabilisation de chacune et de chacun, que ces personnes comprennent qu’il y a des règles à respecter, encore aujourd’hui. C’était une erreur. Je pense que cette erreur ne se commettra pas une seconde fois», déclare Mauro Poggia. Ce dernier concède qu’il n’était que «difficilement possible» de faire «charger» la police pour disperser les manifestants. «Je pense qu’il y a une question de proportionnalité.»

Vidéo: Georges Cabrera

Du côté de la police genevoise, toujours questionnée par «Léman Bleu», son porte-parole affirme qu’à sa «connaissance», aucune amende ou contravention n’aurait été délivrée lors de la manifestation. «La priorité a été de désamorcer les conflits naissants entre les cyclistes et les autres usagers de la route. Il a fallu également limiter l’impact sur les flux circulatoires.»

La population n’a pas été «entendue»

Co-secrétaire d’Actif-Trafic, Thibault Schneeberger, reconnaît que «personne n’était maître de la situation». Et ajoute: «La population, quand elle a eu l’impression de s’exprimer, par les urnes, à plusieurs reprises, et qu’elle n’a pas été entendue et qu’on la menace de revenir en arrière par rapport à des progrès qui sont faits (…); les gens descendent forcément dans la rue. C’est malheureusement le cas, même en temps de Covid.»