Passer au contenu principal

La Promotion League en vidéoMardi Promo: La capacité d’absorption d’Etoile Carouge

Les éléments se mettent en place à la Fontenette, Yverdon Sport va devoir prouver sa force mentale et Adrian Alvarez comme au bon vieux temps: c’est l’actualité du week-end en Promotion League.

Marco Delley et les Carougeois ont retrouvé l’efficacité.
Marco Delley et les Carougeois ont retrouvé l’efficacité.
Jean-Luc Auboeuf
Retrouvez tous les buts romands de la neuvième journée de Promotion League.

«On a mangé notre pain noir. Maintenant, on est prêts à aller au bout.» Ces deux phrases de Claudio Morelli disent beaucoup et doivent commencer à inquiéter les quatre dernières équipes à précéder Étoile Carouge au classement. Les Stélliens viennent engranger neuf points sur leur trois dernières sorties et d'en coller six à la réserve du FC Bâle. Quelle capacité d’absorption, tout de même, après tout ce que cette équipe a traversé ces deux derniers mois. Mais ça veut dire quoi, «aller au bout», au juste? «Ça dépend. Si on affiche le même niveau de jeu que samedi ou qu'il y a deux semaines contre Bellinzone, ce sera quelque chose de beau. Et plutôt un pétard mouillé si on prend comme référence notre petite victoire contre Breitenrain.» La réalité, c'est que le niveau de jeu présenté par les Carougeois est assez stable, à une ou deux exceptions près. Seule varie vraiment sa capacité à transformer les nombreuses occasions qu'ils se procurent. Bavois en a profité il y a un mois. Sauf qu'à la Fontenette, les cadeaux, c'est terminé.

Adrian Alvarez, le retour

Il doutait, Adrian Alvarez. Parce qu'il ne marquait pas, lui l'habitué aux saisons entre dix et vingt buts. Mais aussi et surtout parce qu'il ne se retrouvait qu'à moitié dans le nouveau projet de jeu du FC Bavois. Celui-ci en deux mots? Tenter de produire un football sympa à voir plutôt que de se lancer chaque week-end dans une nouvelle lutte athlétique. C'est ce que proposait le FCB ces quatre dernières années, avec plus ou moins de succès, et le style convenait plutôt bien à un Adrian Alvarez qui s'y était fait. Mais ces derniers mois, le club des Peupliers a axé ses mercatos pour satisfaire sa nouvelle philosophie: des passes, du jeu, bref, de la construction. Ce qui a donné des résultats très corrects, mais qui a quelque peu déboussolé «Alva». Et puis samedi, tout s'est inversé. Les Bavoisans n'y arrivaient pas, contre un Münsingen pourtant mille fois à leur portée. Ils s'apprêtaient à y laisser au mois deux, voire trois points. Et c'est quand on ne l'attendait plus que l'ailier espagnol a surgi. Pour s'offrir un magnifique numéro dans le style qu'on lui connaît, tout en abnégation et en technique. On vivait la 84e minute, et Bavois a passé l'épaule.

YS, la première averse

Puisque la Promotion League est un championnat bien trop compliqué et piégeux pour y gagner tous ses matches (on se demande toujours comment Stade-Lausanne a pu tenir si longtemps il y a deux ans), les ressources mentales constituent un bien nécessaire pour prétendre au titre. On va donc enfin savoir si Yverdon Sport possède vraiment toutes les qualités d'un futur promu en puissance. Difficile d'en douter, mais la semaine à venir promet d'être palpitante et, peut-être, révélatrice. YS vient de perdre ses deux premiers points de l'exercice mercredi dernier à Nyon, avant d'enchaîner par un nouveau match nul samedi contre son dauphin Brühl. Oui, le leader aurait dû tirer plus que deux unités de cette double confrontation. Mais laisser des plumes contre deux formations de cette qualité n'a rien de catastrophique non plus. À condition de réagir mercredi à l'occasion de la réception de Köniz. On le sait, à Yverdon, la pression monte plus vite qu'ailleurs. Trois points mercredi, c'est l'occasion de refroidir les esprits de tout le monde, et d'éviter une panique inutile.

Nyon, c'est déjà fini?

Le jour où le Stade Nyonnais s'extirpera de sa spirale négative arrivera tôt ou tard. C'est une quasi obligation. Peu importe les résultats, ce groupe possède des qualités au-dessus de la moyenne. Et malgré les matches nuls et les défaites, il vit bien, ce qui n'a rien d'une évidence lorsqu'autant de bons joueurs se côtoient dans un même vestiaire. Samedi encore à Breitenrain, les Nyonnais ont eu de quoi s'arracher ce qui leur reste de cheveux sur la tête. Un premier but cadeau, un second franchement malchanceux et une défaite 2-1 à la clef. Seulement voilà. Toutes les qualités du monde ne suffisent pas à effacer la réalité mathématique. Si Yverdon s'impose mercredi, quatorze points sépareront les deux rivaux après un tiers du championnat. Pas besoin de s'appeler Newton pour le comprendre: les Stadistes ont déjà largement hypothéqué leurs chances d'ascension.