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Toute la Promotion League en vidéoMardi Promo: Étoile Carouge, quel caractère!

Après avoir encaissé les coups les uns après les autres, les hommes de Claudio Morelli ont montré la réaction qu’il fallait à Bellinzone (victoire 1-3).

On ne se trouve pas dans la tête des joueurs d’Étoile Carouge, mais estimer que ceux-ci n’ont pas passé la semaine la plus enthousiaste de leur carrière n’a rien d’insensé. En clair, il leur a fallu digérer l’immense hold up subi le week-end passé contre Bavois. Un revers qui a d’ailleurs fait dire à Marco Delley qu’il n’avait «jamais été aussi dégoûté après un match». Surtout que celui-ci suivait directement le sec et sonnant 6-0 reçu à Yverdon, dans un contexte où Carouge traîne toujours ses trois points perdus par forfait lors du premier match. Assommés, les Stelliens? C’est tout l’inverse! Deux buts inscrits en moins de douze minutes, un troisième, celui de la sécurité, en fin de première mi-temps et la troupe de Claudio Morelli avait fait le job avant même de rentrer une première fois au vestiaire, sur un terrain de Bellinzone où il n’est pourtant pas réputé aisé de s’imposer. Les affaires reprennent à la Fontenette.

Le casse-tête de riche de Jean-Michel Aeby

Puisqu'il faut bien trouver des problèmes à l'intouchable Yverdon Sport et ses cinq victoires en cinq matches, en voilà un. L'excellent Norman Peyretti s'étant légèrement blessé il y a quelques jours, Jean-Michel Aeby a titularisé pour la première fois Allan Eleouet samedi lors de la réception de Zurich II. Au passage, l'Yverdonnois sort d'une saison en Challenge League avec Stade-Lausanne et n'occupe que la deuxième place dans la hiérarchie à son poste d'ailier droit. Si vous doutiez encore de la qualité de l'effectif nord-vaudois... Le «problème», c'est qu'après à peine une demi-heure, Eleouet avait déjà trouvé deux fois le fond des filets. Et que le week-end prochain à Münsingen, les deux hommes devraient être en forme et titularisables. Coach Aeby devra donc laisser l'un de ses deux cadors sur le banc. Comment choisir?

Bavois: passe-droite et hiérarchie

Entre l'hiver passé et cet été, une vague de nouveaux joueurs ont découvert Bavois, son stade, son cadre champêtre et, surtout, ses spécificités. Le FCB faisant un peu figure de «plus grand des petits clubs vaudois», les règles qui régissent la vie de son vestiaire ne sont pas exactement les mêmes qu'à Yverdon, Nyon ou Carouge, par exemple. Pour leur dévouement et ce qu'ils ont apporté au club ces dernières années, les plus anciens possèdent notamment certains passe-droits. Un exemple? Bekim Uka tolère que son prolifique ailier (un peu dans le dur en ce moment) Adrian Alvarez oublie parfois de se replacer défensivement. Un comportement qui passe nettement moins bien lorsqu'il provient d'un petit nouveau qui a tout à prouver. Les regards se tournent vers Marko Misic, bien avare en efforts en plus de se montrer terriblement décevant depuis le début de l'exercice. Si Bavois a concédé un sec 0-3 samedi contre le Stade Nyonnais (un duel qui lui réussit plutôt bien d'habitude), c'est aussi et surtout parce qu'il n’a pas affiché la volonté qu'on lui connaissait par le passé.

Le geste du week-end

Il est signé Jordi Nsiala et le fait qu’il ne change rien au résultat final du derby Bavois – Stade Nyonnais le rend encore plus beau. L’attaquant nyonnais a fait croire à tout le monde qu’il entendait gagner du temps (on vivait la 96e minute et son équipe menait tranquillement 0-2), comme cela se fait très souvent en pareilles circonstances. Si bien que, lorsqu’il a obtenu une faute à côté du poteau du corner, les Bavoisans ne se sont pas pressés pour partir couvrir leur surface. Mal leur en a pris puisque Nsiala n’a pas attendu le coup de sifflet de l’arbitre pour glisser la balle à un Bruno Caslei absolument seul à quelques mètres du gardien Robin Enrico. Trois secondes plus tard, c’était 0-3. Bavois n’avait pas besoin de ça pour passer un mauvais après-midi.