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Lettre du jourManger local, c’est déjà oublié?

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Le stand de la Genevoise du Terroir, sur la place de Sardaigne (marché de Carouge)
Le stand de la Genevoise du Terroir, sur la place de Sardaigne (marché de Carouge)
DR

Voici un peu plus d’une semaine que les frontières sont rouvertes et que le tourisme d’achat est à nouveau autorisé. Ces quelques jours suffisent pour constater le retour de certaines habitudes et ceci avec une couverture plutôt bienveillante de la part des médias. Ainsi, les bonnes résolutions entendues ce printemps concernant les vertus du « consommer local » se sont envolées aussi vite qu’elles étaient apparues. La reconnaissance adressée aux acteurs de la filière agroalimentaire qui n’ont jamais arrêté de travailler, des familles paysannes jusqu’aux caissières, est également passée aux oubliettes.

Lors du pic pandémique, le Conseil fédéral n’a jamais imposé de mesures aussi strictes que celles qu’ont connues nos pays voisins. Il a toujours compté sur l’autodiscipline et sur la responsabilité individuelle de chacun et ceci semble avoir plutôt bien fonctionné. Dans le même ordre d’idée, il ne s’agit pas ici de souhaiter la fermeture définitive des frontières ni l’interdiction du tourisme d’achat mais de rappeler que les consommateurs helvétiques font partie du tissu économique national et surtout qu’ils sont également souvent des citoyens. Espérons donc que ceux qui se plaignent du prix élevé de l’alimentation en Suisse fassent preuve de cohérence en refusant ces prochaines années les différentes initiatives populaires visant à durcir très fortement les normes en matière de protection des plantes et de détention des animaux. En effet, la mise en œuvre de ces textes extrêmes ferait à coup sûr exploser les coûts de production indigènes.