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Réseaux et ToileLutter contre le «Best Friend Effect»

Ils se prénomment Maeva Ghennam, Benjamin Samat ou encore Carla Moreau. Pour gagner leur vie, ces stars de télé-réalité devenues influenceurs sur les réseaux sociaux inondent leurs Instagram et Snapchat de placements de produits, «PDP» pour les intimes. La routine est toujours la même: entre deux restaurants à Dubaï ou installés au bord de la piscine de leur luxueuse villa, ils expliquent à quel point telle crème ou tel appareil est «formidable», «indispensable» ou carrément «miraculeux», au point qu’ils ne peuvent «plus s’en passer». Ensuite, ils proposent à leurs abonnés un «code promo» qui permet de réduire la facture. En toute innocence, ces produits séduisent une audience largement composée de jeunes internautes.

Le hic, c’est que la plupart des marchandises dont ces influenceurs font la promotion viennent de sites d’e-commerce étrangers comme AliExpress ou Wish, et sont revendues jusqu’à 20 fois plus cher que le prix initial. Ce phénomène, qui s’intitule «dropshipping», est depuis peu dénoncé par des internautes qui s’estiment arnaqués et même par certaines grosses têtes de télé-réalité, qui dénoncent un business organisé. Résultat: des comptes permettant de signaler ces pratiques qui flirtent avec l’illégalité fleurissent sur Instagram et Twitter.

Au cœur de ce scandale, on trouve une stratégie marketing appelée «Best Friend Effect». Elle consiste à inciter ses abonnés à acheter sur la base d’une relation de confiance. C’est la raison pour laquelle les influenceurs stars utilisent des petits surnoms comme «mes amours», «mes amis», «mes petits chats» lorsqu’ils s’adressent à leur jeune communauté. Manipulation? Ça y ressemble fort, oui.