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Affaire Navalny L’Union européenne épargne les oligarques russes

Les 27 optent pour des sanctions symboliques vis-à-vis de la Russie, visant plusieurs hauts fonctionnaires du Kremlin. Les proches d’Alexeï Navalny espéraient des mesures plus musclées.

Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, a justifié le choix des 27 pays membres, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, lundi 22 février 2021.
Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, a justifié le choix des 27 pays membres, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, lundi 22 février 2021.
KEYSTONE

L’Union européenne était attendue au tournant, après la condamnation de l’opposant russe Alexeï Navalny, le 2 février dernier, à 2 ans et 8 mois de prison. Et après l’humiliation subie par Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, lors de sa visite à Moscou. Le ministre des Affaires étrangères russe Sergeï Lavrov avait alors qualifié l’UE de «partenaire non fiable» suite à la demande de l’UE de libérer Alexeï Navalny. Et Moscou avait annoncé le jour même le renvoi de plusieurs diplomates de pays européens.

«Peut-être que sans le voyage à Moscou, on ne serait pas tombé aussi vite d’accord sur les sanctions. Cela nous a montré que la Russie était dans une approche confrontationnelle.»

Josep Borrell, haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères

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