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AllemagneLufthansa proche d’un accord, selon Merkel

La compagnie aérienne allemande est durement touchée par le coronavirus.

Le plan de sauvetage de Lufthansa était l’objet depuis plusieurs semaines d’âpres négociations y compris au sein du gouvernement, entre les sociaux-démocrates qui tiennent le ministère des Finances et les conservateurs de la chancelière. AFP
Le plan de sauvetage de Lufthansa était l’objet depuis plusieurs semaines d’âpres négociations y compris au sein du gouvernement, entre les sociaux-démocrates qui tiennent le ministère des Finances et les conservateurs de la chancelière. AFP
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Le gouvernement allemand et Lufthansa sont très proches d’un accord visant à sauver le premier groupe européen de transport aérien, plombé par l’impact du nouveau coronavirus, a annoncé mercredi soir la chancelière Angela Merkel.

«Le gouvernement mène de manière intense des discussions avec l’entreprise et la Commission européenne, une décision est attendue sous peu mais je ne peux pas donner de détails sur les discussions en cours», a déclaré Mme Merkel lors d’une conférence de presse à Berlin à propos de ce plan, qui pourrait aboutir à une nationalisation partielle de la compagnie.

Selon l’hebdomadaire allemand «Der Spiegel» et la chaîne d’information allemande en continu n-tv, les partis de la coalition gouvernementale de la chancelière se sont désormais mis d’accord sur le contenu du plan de sauvetage proposé à la compagnie, qui doit à présent encore l’approuver.

25% du capital

Il est prévu que l’État allemand nationalise partiellement le premier groupe européen de transport aérien, actuellement cloué au sol par la pandémie, en prenant une minorité de blocage de 25% du capital plus une action, et en apportant de l’argent frais en plus, dans le cadre d’une aide globale s’élevant à quelque 9 milliards d’euros, selon ces médias.

L’État disposerait de deux sièges au conseil de surveillance pour avoir son mot à dire.

Ce plan de sauvetage était l’objet depuis plusieurs semaines d’âpres négociations y compris au sein du gouvernement, entre les sociaux-démocrates qui tiennent le ministère des Finances et les conservateurs de la chancelière.

Les premiers plaidaient pour que l’État prenne une part importante au capital afin d’avoir un droit de regard sur la conduite de la compagnie, en échange du soutien des deniers publics, alors que les conservateurs étaient réticents à l’idée d’une influence étatique trop visible.

Finalement, le ministre des Finances Olaf Scholz paraît avoir imposé son point de vue. Reste à savoir ce qu’en dira la compagnie elle-même, également présente via des filiales en Suisse, Autriche et Belgique et qui a déjà confirmé les grandes lignes de ce programme de soutien en discussion.

AFP/NXP