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Canton du Valais L’UDC s’attaque à l’écriture inclusive, les parlementaires suivent

Les députés valaisans ont approuvé un postulat du parti agrarien réclamant que l’utilisation du langage épicène soit exclue des services de l’État.

Selon les députés à l’origine du postulat, l’écriture inclusive provoque un «décalage entre l’écrit et le parlé et ne dispose d’aucune norme cohérente». (Image prétexte)
Selon les députés à l’origine du postulat, l’écriture inclusive provoque un «décalage entre l’écrit et le parlé et ne dispose d’aucune norme cohérente». (Image prétexte)
AFP

Les membres du Grand Conseil valaisan ont accepté mercredi un postulat UDC demandant que les services de l’État ne recourent pas à l’écriture inclusive. La gauche a dénoncé en vain «un procès d’intention».

«Des raisons de lisibilité»

Le postulat «Pour le respect du français académique» vise à défendre la langue française contre les attaques «de milieux politisés qui essaient par tous les moyens de déconstruire le langage à des fins idéologiques» en utilisant notamment l’écriture dite «inclusive/langage épicène». Soutenu par 61 oui, 53 non et 9 abstentions, il sera transmis au Conseil d’État pour examen et réponse.

Damien Raboud et Alexandre Cipolla, à son origine, ont appelé leurs collègues à accepter ce postulat pour «des raisons de lisibilité de la langue» alors que l’écriture inclusive provoque un «décalage entre l’écrit et le parlé et ne dispose d’aucune norme cohérente». Ils ont aussi dénoncé une «fantaisie inédite de la part de forces extérieures, idéologie féministe en l’espèce, d’imposer à la langue par une sorte de coup de force des règles structurelles de façon à l’instrumentaliser au détriment de sa nature profonde».

«Pas lieu d’être» en Valais

La gauche a dénoncé un «procès d’intention». «Ce débat n’a pas lieu d’être, car ce contre quoi se battent les postulants n’est même pas mis en pratique par l’État du Valais», a souligné Margaux Dubuis (AdG). La Verte Maude Kessi-Praz a elle souligné que l’utilisation du masculin par défaut actuellement en vigueur relevait justement d’une idéologie construite pendant plusieurs siècles par des groupes qui s’opposaient à l’égalité des sexes.

ATS/NXP