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GenèveL’initiative pour éviter les «horreurs urbanistiques» fait le plein de signatures

Le texte veut donner beaucoup plus de poids aux communes genevoises et aux propriétaires lorsqu’il s’agit d’élaborer des plans d’aménagement. Il a récolté plus de 7600 paraphes alors qu’environ 5300 étaient requis.

L’architecture du nouveau quartier à la Jonction sur le site d’Artamis à Genève était loin d’avoir fait l’unanimité.
L’architecture du nouveau quartier à la Jonction sur le site d’Artamis à Genève était loin d’avoir fait l’unanimité.
Enrico Gastaldello / TDG

L’initiative populaire cantonale législative «Pour un urbanisme plus démocratique à Genève» a récolté plus de 7600 signatures contre près de 5300 paraphes exigés, annonce ce mardi le comité qui a porté ce texte. Les initiants – qui souhaitent «améliorer l’urbanisme dans le canton et ainsi enrayer l’enlaidissement de certains quartiers (…)» – regroupent plusieurs associations dont SOS Patrimoine, Sauvegarde Genève, Pic-Vert et des dizaines d’autres associations de quartier.

Donner plus de pouvoir aux communes et propriétaires

Que demande l’initiative? Dans les grandes lignes, lors de l’élaboration de «plans localisés de quartier» (PLQ), les communes ou des propriétaires disposeraient du pouvoir de proposer un projet alternatif d’aménagement à celui proposé par les autorités cantonales dans un délai d’une année. En cas de préavis défavorable du canton, une votation communale serait alors organisée pour déterminer le projet à retenir. Un changement majeur, les communes ne disposant aujourd’hui que d’un simple préavis que peut outrepasser le canton.

Des horreurs soviétiques

Ce, à quoi veut mettre fin Christian Gotschall, vice-président du comité d’initiative.

Interrogé dans nos colonnes en début d’année, le vice-président du comité d’initiative Christian Gottschall voulait en finir avec des nouvelles constructions qu’il qualifiait alors «d’horreurs soviétiques». Selon les initiants, il n’est pas question pour autant de «bloquer» le développement du canton. Mais de répondre à la frustration, selon eux, de «citoyens frustrés que l’on ne tienne pas compte de leur avis». «Il faut impérativement discuter en amont des projets et construire avec les Genevois, et non pas contre eux!», expliquait alors Jean Hertzschuch, président de l’association «Sauvegarde Genève».

18 commentaires
    Igor Moret

    Et voilà, la Genève des non non et y faut pas et des oui mais pas comme ça s’en donne à cœur joie!!