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BosnieL’ex-bras droit de Karadzic meurt du coronavirus

Momcilo Krajisnik, considéré comme le proche collaborateur du chef politique des Serbes de Bosnie pendant le conflit des années 1990, avait été remis en liberté en 2013.

Momcilo Krajisnik lors de son procès à La Haye en 2006.
Momcilo Krajisnik lors de son procès à La Haye en 2006.
AFP
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Momcilo Krajisnik, un ancien dirigeant politique des Serbes de Bosnie condamné pour crimes de guerre par la justice internationale, est décédé mardi du nouveau coronavirus, a-t-on annoncé de source hospitalière.

Considéré comme l’un des plus proches collaborateurs de Radovan Karadzic, le chef politique des Serbes de Bosnie pendant le conflit des années 1990, Momcilo Krajisnik est mort dans la matinée dans un hôpital de Banja Luka (nord), a annoncé l’établissement dans un communiqué, cité par la chaîne publique RTRS.

Momcilo Krajisnik, qui avait 75 ans, était pendant la guerre intercommunautaire de Bosnie (1992-95) le président du Parlement des Serbes bosniens.

Il a été admis à l’hôpital fin août en raison d’une aggravation de son état de sa santé après avoir contracté le nouveau coronavirus.

27 ans de prison

Arrêté en avril 2000 à Pale, près de Sarajevo, fief des Serbes de Bosnie pendant la guerre, Momcilo Krajisnik avait été condamné en première instance en 2006 par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à 27 ans de prison pour crimes de guerre et acquitté de génocide.

Cette sentence a été réduite à 20 ans en appel, en mars 2009. Il a finalement été reconnu coupable «d’expulsion, transfert forcé et persécution de civils non serbes de Bosnie».

Il a été remis en liberté en 2013, après avoir purgé les deux tiers de sa peine.

Le conflit bosnien a fait quelque 100’000 morts et 2,2 millions de déplacés.