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Lettre du jour
Un référendum contre le flou

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Genève, 16 décembre

Dans la lettre parue dans la «Tribune» du 16 ​décembre sous le titre «Espoir d’un parc», un conseiller municipal de la Ville de Genève, du parti Les Verts, affirme que le référendum sur l’achat de la villa Zep «n’a rien de populaire». Aurait-il un don particulier pour connaître la volonté populaire sans la consulter? J’espère qu’il s’agit d’un maladroit jeu de mots et non d’un mépris pour les Genevois.

En allant dans la rue pour récolter des signatures, j’ai rencontré des personnes modestes, très en colère face au gaspillage de l’argent public, alors qu’elles doivent gérer leurs finances avec soin. Rappelons-le: ce ne sont pas les politiciens qui décident si un référendum est populaire ou non. Un référendum est populaire parce qu’on donne la voix au peuple, entre autres, lorsqu’une question manque de clarté.

Or, ici, tout est flou: on ne sait pas clairement ce qui peut être fait, ce qui sera fait, ni combien cela coûtera. Est-il question d’un parc, d’un tea-room ou de bureaux pour la Ville? Quels aménagements sont possibles? Quel personnel devra être engagé? Et surtout, combien de millions supplémentaires faudra-t-il ajouter aux vingt-deux déjà prévus?Ce référendum est un appel à la transparence. Il s’agit de prendre le temps nécessaire pour approfondir un dossier insuffisamment travaillé et donner au peuple la possibilité de s’exprimer.

Ramón José Jiménez Pomareta, candidat PLR au CM de la Ville de Genève