Lettre du jourNous sommes voisins d'un hôtel à insectes
Une lectrice témoigne d’une invasion d’insectes dans son jardin.

Genève, 22 septembre
Voici quelques mots au sujet des hôtels à insectes (très à la mode par ces temps de soucis liés au dérèglement climatique) et dont le commerce semble se porter à merveille. À côté de notre petit jardin, il y a le grand jardin d’une Fondation (cette précision pour comprendre que personne n’habite à cette adresse voisine et ne profite de ce grand jardin entretenu), où est installé un de ces imposants hôtels à insectes, pour ne pas dire paradis pour insectes.
Pour nous, voisins d’à côté, c’est l’enfer du printemps à l’automne… Nous ne pouvons pas profiter de notre jardin tellement la concentration d’insectes autour de nous est grande. Dès que nous sortons dans le jardin et que nous nous installons autour de la table, le risque de piqûre ne se fait pas attendre plus de trois minutes. Bref, pour profiter d’être dans jardin, il nous faut nous sprayer de la tête aux pieds de divers produits répulsifs, pour la plupart des produits chimiques, sinon nous sommes piqués de partout…
Ces hôtels à insectes sont une belle impulsion écologique, mais si cela nous impose à nous les humains d’utiliser plein de sprays pour nous protéger, où est le véritable gain écologique? Ou pire, doit-on rester dedans enfermé par beau temps parce que c’est extrêmement désagréable d’être entouré de tous ces insectes et de se faire piquer dès que nous sommes dans le jardin? Ne faut-il pas plutôt installer ces incubateurs d’insectes dans la nature, en dehors des habitations? De plus, cela a un réel coût financier pour nous, et ne parlons pas des méfaits de ce genre de produits sur notre peau, particulièrement sur celle des enfants en bas âge, même si nous achetons (à prix fort) des sprays adaptés pour les petits…
Nous serions heureux de savoir ce que l’on peut, en toute objectivité, raisonnablement entreprendre pour qu’être dans le jardin soit aussi le paradis pour nous les humains. Peut-être osons-nous mettre notre intérêt et notre bien-être devant celui des insectes en ville? En vous remerciant par avance de bien vouloir lancer ce débat, pensées positives.
Dana Dovat
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