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En vacances à l’ÉtivazTrois aigles font le show dans le «jardin» d'une famille

Trois aigles royaux ont dévoré un renard dans un champ près de L’Étivaz, à quelques mètres du chalet de vacances d'une famille d'Yvorne.
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Montés à L’Étivaz pour quelques jours de vacances, Julien et Nathan Heller ont eu droit à une fantastique leçon de sciences naturelles, à l'échelle 1:1, dans le «jardin» du chalet familial. Et ce n'est pas n'importe quel sujet que les deux garçons de 11 et 13 ans ont pu étudier de près et sous toutes ses coutures, mais un véritable symbole de la faune suisse, Sa Majesté l'aigle royal.

En rentrant de Gstaad (BE) le 20 octobre, les Heller aperçoivent une agitation particulière dans l'herbe, à quelques dizaines de mètres de leur chalet, situé à l'écart du village, dans la vallée de la Torneresse. «Les oiseaux qu'on voyait étaient beaucoup plus gros que des buses ou des milans», témoigne Julien.

Rapidement, leur attention se porte sur les plumes blanches d'un des deux géants des airs. «On a alors pensé au pygargue à queue blanche, parce qu'on savait que plusieurs d'entre eux avaient été relâchés cet été depuis la Haute-Savoie», poursuit Nathan. L'hypothèse est vite écartée par un coup de fil passé au parc animalier concerné, à Sciez (F).

Entre-temps, les Heller ont pris soin d'immortaliser la scène avec leur téléphone portable. Juste au moment où les deux oiseaux de proie s'envolent. C'est alors qu'ils découvrent la raison de toute cette agitation: une carcasse de renard. «J'imagine qu'ils venaient de le tuer, parce qu'on n'avait rien remarqué en partant, quelques heures plus tôt», note le père des deux enfants, Didier Heller.

Oiseau «potentiellement menacé»

Sans attendre de savoir par un ami de la famille que ces rapaces sont des aigles royaux, ces habitants d'Yvorne ont pris conscience de la chance qu'ils ont de pouvoir observer de si près un oiseau qui reste rare. Certes, l'aigle se porte mieux que par le passé. Le nombre de couples nicheurs est estimé à 360 environ en Suisse. Mais bien qu'il ne soit plus considéré comme «vulnérable», il figure encore sur la liste rouge de la Confédération comme «potentiellement menacé».

En passionnés de nature qu'ils sont, les Heller décident donc d'installer le piège photo qu'ils disposent habituellement à proximité de leur compost pour observer la faune alentour. «On n'a pas encore eu de photo du loup, contrairement aux chevreuils, aux cerfs et aux renards», souligne Julien.

«L'aigle qui a davantage de plumes blanches est un juvénile, même s’il paraît plus gros que les deux autres, qui doivent être ses parents.»

Nathan Heller, 11 ans

Cette fois-ci, ce sont les allées et venues autour de la carcasse du renard qu'ils vont surveiller. Le résultat est probant. «Maintenant on sait que l'aigle qui a davantage de plumes blanches est un juvénile, même s’il paraît être le plus gros des trois. Les deux autres sont des adultes, sans doute ses parents», relève Nathan.

Le ballet du trio va s'étendre sur une semaine, jusqu'à ce qu'il ne reste rien de la proie. «Quand il n'y avait plus que les os, j'ai espéré qu'on ait la visite du gypaète, mais il n'est pas venu», conclut Didier Heller.

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