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Hockey sur glaceL’été en mode «Labricole» de Tim Bozon

L’attaquant français à licence suisse de Genève-Servette a été privé de deux compétitions majeures depuis le mois de mars. Malgré cela, il tient déjà la grande forme.

Tim Bozon a dû franchir quelques embûches depuis la fin de la saison 2019-2020.
Tim Bozon a dû franchir quelques embûches depuis la fin de la saison 2019-2020.
Eric-Lafargue

Lundi matin, Tim Bozon (26 ans) a sué durant 95 minutes sur la glace des Vernets, où Genève-Servette a effectué sa rentrée des classes sous les ordres du prof Patrick Emond.

Une première qui a mêlé les exercices techniques et le jeu. Une première où les Aigles ont affiché leur plus beau faciès Pepsodent, démontrant qu’ils étaient simplement heureux de renouer avec l’activité. Une première à l’issue de laquelle Tim Bozon était à peine essoufflé malgré l’intensité déployée sur la surface de jeu. «C’est la réalité de 2020, explique l’attaquant français titulaire d’une licence de jeu helvétique. On a avantage à être prêts dès le premier jour du camp d’entraînement.» La concurrence n’est plus un mirage: n’y avait-il pas 18 attaquants en uniforme? N’y en aura-t-il pas que treize, voire quatorze, sur la première feuille officielle de match du championnat de National League dont la reprise est pour l’heure prévue le 18 septembre?

«Je me dis qu’on a perdu une année de présence au plus haut niveau, c’est vraiment dommage.»

Tim Bozon à propos de l’équipe de France

Pour être affûté le jour J, le fils de Philippe Bozon a dû franchir quelques embûches depuis la fin de la saison 2019-2020. Son planning de préparation a probablement été plus affecté que celui de certains de ses coéquipiers car il a été contraint de biffer deux tournois majeurs de son calendrier.

D’abord, en avril, les Mondiaux de deuxième division qui auraient pu permettre à la France se retrouver sa place dans le groupe mondial. «Je me dis qu’on a perdu une année de présence au plus haut niveau, c’est vraiment dommage.»

Le bon côté des choses

Ensuite, fin août, le tournoi de qualification pour les Jeux olympiques de 2022 à Pékin, où les stars de la NHL effectueront leur retour. «C’est repoussé d’une année. Voyons le bon côté: comme les joueurs de NHL sont engagés avec leur club ces temps-ci (ndlr: notamment Texier avec Columbus et Bellemare avec Colorado), on aura peut-être plus de chances de disposer de leurs services en 2021.»

Pour compenser, Bozon a ouvert sa propre agence «Labricole» sur la Côte d’Azur, où ses parents sont installés. «J’ai rejoint Cannes dès la fin de la saison 2019-2020, avant la fermeture des frontières. Là-bas, quand nous étions confinés, je me suis entraîné avec les moyens du bord.» Dès que les mesures se sont assouplies, en mai, il a loué des heures de glace à la patinoire de Nice. «J’y suis allé deux ou trois fois par semaine.»

Un investissement qui explique probablement son état de fraîcheur après une intense première avec les Aigles.