Les reliques de l'aventure de S3 mises en vente
Le mobilier du luxueux siège de la société spatiale broyarde, mise en faillite, est à vendre au plus offrant.

Le rêve étoilé de Swiss Space Systems (S3), la start-up payernoise qui ambitionnait de révolutionner l'accès à l'espace au moyen de petits lanceurs orbitaux réutilisables, va quelque part prendre fin la semaine prochaine.
Mercredi à 14 h, l'Office des faillites de l'arrondissement de la Broye fait en effet visiter les locaux autrefois utilisés par la holding, finalement déclarée en faillite en janvier dernier au terme d'une véritable saga à rebondissement. Dans les derniers épisodes, l'ingénieur Pascal Jaussi était mis sous enquête par la justice fribourgeoise, qui le soupçonne d'avoir simulé son agression et de prétendues preuves de sa liquidité. L'ardoise – connue – s'élève au minimum à 7 millions de francs.
C'est le propriétaire du bâtiment, un vaste édifice trônant en zone industrielle, qui figure en tête de liste des créanciers. La société spatiale lui doit au moins 500'000 francs d'arriérés de loyers.
Il espère en récupérer au moins une petite partie grâce aux meubles mis en vente: un triste inventaire à la Prévert de mobilier neuf estampillé S3. Ce sont des dizaines de chaises, des produits marketing, des chemises et gadgets, des tables de bureau, des fauteuils en cuir noir qui garnissaient les luxueux espaces de réunion, des pots à fleurs design…
Selon nos informations, l'installation du siège spatial dans cet ancien dépôt de meubles protégé par sa discrétion et un appareil de reconnaissance digitale à l'entrée avait coûté 1 million de francs.
Reste le matériel informatique, qui devait relier Payerne à des spatioports et à de prestigieux instituts de recherche éparpillés partout autour du globe. Il fera l'objet d'une vente ultérieure. La justice décidera mercredi si le mobilier sera vendu par lots ou en bloc en fonction des offres.
Sont attendus dans ce véritable Baïkonour mort-né quelques créditeurs, des spécialistes du mobilier de bureau ainsi que quelques curieux. Quant à l'avenir des locaux, il reste incertain.
Sur le papier, toutefois, rappelons que Swiss Space Systems n'est pas définitivement enterré. Aux dernières nouvelles, en janvier 2017, Pascal Jaussi assurait pouvoir racheter la société mère, en Suisse, par sa filiale croate. A voir. A en croire les médias croates, l'ancienne base soviétique visée par la filiale devait plutôt servir à stocker des déchets nucléaires.
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