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Avant les Prix du cinéma suisseLes réalisateurs de Romandie rêvent de trophées nationaux

Avant le palmarès de vendredi, les films en lice sont visibles en ligne.

Véronique Reymond (à g.) et Stéphanie Chuat sont en lice avec leur film «Schwesterlein».
Véronique Reymond (à g.) et Stéphanie Chuat sont en lice avec leur film «Schwesterlein».
SOPHIE BRASEY

Qu’il s’agisse des catégories fiction ou documentaire, les Romands se défendent aux Prix du cinéma suisse, confirmant même une inspiration foisonnante. Voir le tandem lausannois Stéphanie Chuat et Véronique Reymond jouer la petite musique fraternelle de «Schwesterlein», Jean-Stéphane Bron, lausannois encore, se creuser les méninges avec «Nouvelles du cerveau». Déjà réalisateur du film de l’année pour les critiques de cinéma, Pierre Monnard, de Châtel-Saint-Denis, plane sur les désillusions de la génération «Platzspitzbaby». Tous ces films, sauf le documentaire de Jean-Stéphane Bron encore inédit, ont rencontré leur public en salle.

«Il mio Corpo» et «Le Nouvel Evangile» se rejoignent dans l’expression brute et délicate à la fois de la déliquescence contemporaine sur fond de poésie christique.»

Pour les Romands d’adoption, l’Italien Michele Pennetta et le Bernois Milo Rau, la sortie aussi sera plus rude, le Covid ne cessant d’influer sur le dispositif de leur présentation. Au-delà, «Il mio Corpo» pour le premier, «Le Nouvel Evangile» pour le second, se rejoignent dans l’expression brute et délicate à la fois de la déliquescence contemporaine sur fond de poésie christique. Leur cinéma transgresse la notion de frontière et s’adonne à un corps à corps émotionnel qui empoigne l’humanité par le col. À vérifier en ligne toute la semaine, les films candidats aux trophées y étant visibles sur inscription pour quelques francs et les vainqueurs offerts en libre accès ce week-end.

Inclassable… ce sentiment se vérifie sur la RTS, qui programme une semaine de cinéma suisse. Comédie, drame, thriller ou romance s’y brassent dans une créativité iconoclaste. Ce mardi voit deux épisodes de la série «Ondes de choc» inspirée par des faits divers, quand Jean-Stéphane Bron traquait un petit criminel tandis qu’Ursula Meier retraçait un crime littéraire que n’aurait pas dédaigné Amélie Nothomb. Suivra «La petite chambre», l’un des plus beaux rôles de Michel Bouquet de ces dernières années. Une pépite signée Chuat-Reymond.

Prix du cinéma suisse, programme des films en ligne, palmarès ve 26 (21h) sur Play RTSwww.quartz.ch
Une semaine de cinéma suisse
www.rts.ch/fiction

1 commentaire
    Mathilde Lavenex

    "Schwesterlein" est un petit chef-d'oeuvre. Grâce notamment à l'immense Lars Eidinger, mais pas que.