Passer au contenu principal

CoronavirusLes projets suisses de vaccins n’étaient pas assez avancés

L’Office fédéral de la santé publique a évalué plusieurs projets suisses de vaccins contre le Covid-19 au début de la pandémie mais aucun n’avait atteint un stade de développement suffisant.

En dépit de processus de recherches prometteurs au printemps 2020, la Suisse ne produit pas son propre vaccin. (Photo d’illustration)
En dépit de processus de recherches prometteurs au printemps 2020, la Suisse ne produit pas son propre vaccin. (Photo d’illustration)
Keystone/Laurent Gillieron

Différents projets de vaccins contre le Covid-19 produits en Suisse ont été évalués par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) au début de la pandémie. Mais aucun n’était parvenu au stade de développement des meilleurs projets internationaux.

En dépit de processus de recherches prometteurs au printemps 2020, la Suisse ne produit pas son propre vaccin. Mais les vaccins de Moderna et de Pfizer/BioNTech autorisés par Swissmedic sont déjà fabriqués en Suisse ou le seront une fois les travaux préparatoires achevés, indique lundi le Conseil fédéral en réponse à une interpellation de Fabian Molina (PS/ZH).

Le socialiste voulait savoir quelles mesures le gouvernement avait prises pour accroître les capacités de production des vaccins au niveau national. Trois projets avaient été lancés.

L’un était développé par l’immunologue Martin Bachmann de l’Hôpital de l’Île à Berne. Il travaillait sur un vaccin ciblant les protéines Spike à la surface du Sars-Cov-2. Dans l’émission Puls de la télévision suisse alémanique, il avait expliqué que son produit était beaucoup plus compliqué à produire qu’un vaccin ARN.

Un deuxième, développé par l’immunologue bâlois Peter Burkhard, a échoué pour des raisons de financement. Il était basé sur des nanoparticules de protéines auxquelles auraient été «collées» les protéines Spike du virus. Le projet a été présenté en avril 2020 au gouvernement. Il a d’abord suscité un grand intérêt, a indiqué à Puls Peter Burkhard. Mais faute de financement, il a dû être interrompu.

Le troisième venait de la start-up fribourgeoise Innomedica de Stefan Halbheer. Il travaillait sur un vaccin basé sur des gouttelettes de graisse (liposomes). Mais le prototype n’a pas été développé, car le processus n’a pas fonctionné comme prévu, a-t-il expliqué à l’émission Puls.

ATS

2 commentaires
    Chris VG

    Et qu'en est-il du projet de RocketVax dont vous parliez dans l'édition du 13 novembre 2020 ??