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Développement suitGigantesque incendie en Valais
La forêt brûle sur une surface de 100 terrains de football

Les hélicoptères ont dû interrompre leur opération au milieu de la nuit pendant une demi-heure en raison d’un important orage. Photo datant du mardi 18 juillet.
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Le feu n’était toujours pas maîtrisé mercredi dans la zone d’incendie de forêt près de Bitsch, dans le Haut-Valais. Une polémique est entre-temps apparue à propos de l’engagement des Super Pumas de l’armée, critiquée par la compagnie privée Air Zermatt.

S’exprimant devant les médias en matinée à Bitsch, le chef d’intervention Mario Schaller a souligné la difficulté de la tâche pour les pompiers. Le terrain, très escarpé, est en outre rendu très glissant par la cendre. Le sol est parfois si chaud que les semelles des chaussures fondent.

Le vent attise des foyers et rend la zone dangereuse pour les pompiers au sol, laissant la priorité au travail des hélicoptères.

Les pompiers n’ont finalement pas pu travailler en lisière de forêt pour circonscrire au mieux le sinistre comme cela était prévu. C’était trop dangereux, a indiqué à Keystone-ATS Franz Mayr, de l’état-major de conduite de la commune de Bitsch.

Les six hélicoptères engagés ont déversé leur charge d’eau toute la journée. Une partie d’entre eux poursuivront la lutte durant la nuit jusqu’à 6 heures jeudi matin et une vingtaine des 80 pompiers seront également à pied d’œuvre.

La forêt brûle sur une surface équivalente à environ 100 terrains de football. L’orage de la nuit n’a guère apporté de détente, ont encore relevé les autorités.

Cause inconnue

La cause de l’incendie n’est toujours pas connue, a indiqué pour sa part Franz Mayr, porte-parole de l’état-major de conduite de la commune de Bitsch. Aucun blessé ni dégâts sur les bâtiments n’a été constaté.

La météo et plus particulièrement le vent jouent un rôle important dans la maîtrise de l’incendie. Les orages qui ont éclaté dans la nuit et mercredi matin ont contraint les hélicoptères à interrompre leur travail pour des raisons de sécurité. Les précipitations ne sont pas assez abondantes. Il faudrait plusieurs jours de pluie pour impacter la situation, note encore Franz Mayr.

Menace de retrait d’Air Zermatt

La compagnie Air Zermatt a justifié mercredi ses menaces de se retirer du théâtre des opérations à Bitsch (VS) par des considérations d’ordre sécuritaire. L’engagement des Super Pumas de l’armée durant certaines phases de l’extinction aurait surchargé le secteur et menacé la sécurité aérienne.

Les équipes d’intervention travaillent sans relâche depuis lundi soir pour tenter de circonscrire l’incendie.

«La sécurité des équipages a la priorité absolue», a déclaré dans un communiqué le directeur d’Air Zermatt et pilote Gerold Biner. Le président du conseil d’administration Philipp Perren avait menacé mardi dans un courriel de retirer sa société, a rapporté le journal «Walliser Bote».

Le président d’Air Zermatt a jugé que le principe de subsidiarité, qui stipule que l’armée n’intervient que lorsque les moyens civils sont épuisés, n’était pas respecté. Il a reproché aux autorités de faire appel à l’armée parce qu’elle est gratuite.

Dans un argumentaire détaillé, Gerold Biner se défend contre le reproche de cupidité formulé à l’égard de sa compagnie. Le nombre d’hélicoptères nécessaires proposé par Air Zermatt a été approuvé par la direction des opérations, a-t-il expliqué.

Selon ce plan, trois grands hélicoptères et deux autres hélicoptères plus petits devaient être engagés simultanément. Dans le détail, il s’agissait d’un Super Puma privé venu de l’étranger avec une capacité de 4000 litres d’eau, deux hélicoptères K-Max d’une capacité de 2300 litres et deux hélicoptères de type Ecureuil. Un Super Puma de l’armée avait déjà été engagé lundi soir avant les trois grands hélicoptères.

Privées de domicile

Quatre petits hameaux ont dû être évacués, soit plus de 200 personnes. Une cinquantaine de personnes ne peuvent toujours pas retourner à leur domicile en raison de l’incendie. Aucune échéance n’est articulée pour l’heure.

Il s’agit d’habitants ou de vacanciers résidant à Oberried et dans les hameaux de Flesche et Obere-Eichen. Tous sont actuellement logés chez des parents ou des connaissances, a précisé à Keystone-ATS Franz Mayr.

Les quelque 150 habitants de Ried-Mörel ont, eux, pu regagner leur domicile mardi. Depuis, plus personne ne loge dans la salle de gymnastique de Mörel-Filet qui avait été mise à disposition, ajoute le porte-parole.

Renforts militaires

À partir de mercredi, l’armée a également envoyé des militaires de milice pour lutter contre l’incendie. Elle se tient à disposition à la demande du canton, a-t-elle indiqué dans un communiqué mardi soir.

Des spécialistes de la lutte contre les incendies et des militaires en service long de l’infanterie appuieront les forces d’intervention civiles avec deux véhicules spécialement équipés pour localiser les foyers d’incendies et de braises.

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Dès mercredi aussi, des caméras à infrarouge doivent permettent d’établir des cartes des zones de chaleur. Monté sur les Super Pumas, ce système baptisé FLIR facilite le largage de l’eau avec une grande précision.

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