Revivez le débat sur l'Ukraine au Parlement«Cette crise va marquer les années à venir, c'est un moment historique»
Un débat urgent a eu lieu au Conseil national sur la guerre en Ukraine ce mercredi matin. Les thématiques qui ont principalement été abordées concernait la sécurité du pays et les moyens dont disposent l'armée, l'accueil des réfugiés, l'apprivoisement en énergie et en nourriture.
Fin du débat urgent sur l'Ukraine
Le débat urgent sur la guerre en Ukraine au Conseil national est maintenant terminé.
Les thématiques qui ont principalement été abordées concernait la sécurité du pays et les moyens dont disposent l'armée, l'accueil des réfugiés, l'apprivoisement en énergie et en nourriture. Le Conseil fédéral s'est également exprimé sur ses différents sujets.
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Ignazio Cassis conclut le débat
Ignazio Cassis: Cette crise va marquer les années à venir, c'est un moment historique. Ensemble - le parlement et le gouvernement – nous avons comme défi de guider le pays à travers ses eaux troubles.
La population doit sentir que nous sommes calmes, attentifs et concentrés et c'est la raison pour laquelle je vous suis reconnaissant de faire vivre notre démocratie avec respect.
Simonetta Sommaruga répond aux craintes sur l'apprivoisement en énergie
Simonetta Sommaruga: En matière d'énergie, la sécurité de l'apprivoisement et l'écologie sont conciliables. Réduire le recourt au gaz et au pétrole est possible. Nous pouvons réellement concilier durabilité, respect du climat, et sécurité d'apprivoisement.
Karin Keller-Sutter répond aux questions sur les réfugiés
Combien de temps les réfugiés ukrainiens vont rester en Suisse?
Karin Keller-Sutter: Les femmes qui arrivent en Suisse nous disent merci, mais elles expliquent qu'elles aimeraient rentrer au plus vite dans leur pays. C'est pour cela aussi que les Ukrainiens sont partis en priorité dans leurs pays voisins. Nous ne pouvons pas prévoir combien de temps vont rester les Ukrainiens en Suisse, cela va dépendre de l'évolution de cette guerre. Il faut poser la question à Vladimir Poutine.
Viola Amherd répond également aux questions
A tout moment, l'OTAN pourrait être impliqué en Ukraine, quel serait l'impact sur la Suisse?
Viola Amherd: Le risque d'une extension du conflit à des pays de l'OTAN est un risque qu'on ne peut pas exclure, mais on ne sait pas si cela va se produire. Une attaque directe de la Suisse n'est pas à prévoir, mais nous sommes prêts au cas où. Nous sommes encore une fois attentifs à la cyber sphère, et nous sommes également prêts à agir en cas d'accident nucléaire.
Ignazio Cassis répond à certaines questions
Concernant les prix des denrées alimentaires, que compte faire la Suisse ?
Ignazio Cassis: Les prix du blé en Suisse ne devraient pas être bouleversés, puisque nos couvrons nos besoin à 90% grâce à nos cultures. Nous avons également 4 mois de stock obligatoire prévu.
Nous ne dépendons pas de la Russie ou de l'Ukraine pour notre nourriture, sauf par exemple pour le colza, donc nous devrions utiliser d'autres canaux, mais il s'agit plutôt de produits de niche.
Place aux questions pour les conseillers fédéraux
Les parlementaires posent maintenant toutes leurs questions au Conseil fédéral. Les critiquent se font ressentir sous la coupole.
Voilà une partie de ces demandes:
Est-ce que la Suisse pourrait réintroduire des contrôles aux frontières au sein de Schengen?
D'où viendra l'électricité en hiver pour assurer tous les besoins en Suisse?
Il faut augmenter les défenses militaires, mais quels éléments vont être touchés en premier?
Nous dépendons trop des importations en terme alimentaire, que compte faire le Conseil fédéral pour que nous soyons plus indépendants?
A tout moment, l'OTAN pourrait être impliqué en Ukraine, quel serait l'impact sur la Suisse?
Combien de temps les réfugiés ukrainiens vont rester en Suisse?
Est-ce que la Suisse va s'engager pour en finir avec les armes nucléaires?
Pourquoi est-ce que la Turquie se retrouve propulsée comme un acteur diplomatique important de la crise? Et non la Suisse ?
«Nous devons réduire notre dépendance à l'importation de pétrole ou de gaz»
Simonetta Sommaruga, la ministre de l'environnement, prend la parole.
«L'Europe et la Suisse ont trop fait confiance à l'importation de pétrole, de gaz et d'électricité. Le gaz russe nous montre maintenant à quel point ce type de dépendance peut être dangereuse», note-t-elle.
«Nous devons réduire notre dépendance au pétrole, gaz et au nucléaire. Nous devons encourager et déployer les énergies renouvelables et il faut que le gaspillage énergétique soit stoppé», assure la conseillère fédérale.

Karine Keller-Sutter parle de l'accueil des réfugiés
Karine Keller-Sutter, Cheffe du Département fédéral de justice et police, prend la parole.
Elle parle de l'arrivée des réfugiés ukrainiens en Suisse, ils sont plus de 5000 pour le moment, 80% sont des femmes.
Les personnes qui ont quitté l'Ukraine ont d'abord rejoint les pays limitrophes, mais une deuxième vague de personnes vulnérables qui quittent le pays en guerre devrait arriver.

Elle rappelle que les Ukrainiens peuvent circuler au sein de l'espace Schengen sans visa. Elle rappelle l'obtention du statut S pour ces réfugiés en Suisse. «Les premiers enfants ont été scolarisés», détaille-t-elle.
La police fait attention à surveiller qu'il n'y ait pas une exploitation des réfugiés ukrainiens. Karin Keller-Sutter a rendez-vous avec les partenaires sociaux cette après-midi, pour parler de l'intégration des Ukrainiens.
«J'aimerai lancer un appel, j'ai noté que la solidarité est grande envers les Ukrainiens, mais elle devra rester présente dans la durée», conclut-elle.
«Il faut s'attaquer à la modernisation de l'armée, cela devient urgent»
La ministre de l'armée s'exprime sous la coupole. Viola Amherd parle de la thématique de la sécurité.
La priorité de l'armée concerne notamment la défense des attaques aériennes. Elle remet en avant l'achat des nouveaux avions de combat. Il faut également renforcer les moyens de cyberdéfense.
Au sujet des dépenses dans l'armement, la conseillère fédérale note que certains pays ont fortement augmenté leur budget. Si les moyens sont augmentés en Suisse, «nous pourrions combler des lacunes liées à la protection de la population», annonce-t-elle.
«Il faut que l'objectif des 100'000 militaires au sein de l'armée soit maintenu», ajoute-t-elle.
L'orientation de la politique de sécurité de la Suisse est correcte même dans ce nouveau contexte de guerre en Ukraine, selon la conseillère fédérale. Concernant l'avenir de l'armée, «nous sommes dans la bonne direction, mais il faut évoluer rapidement», conclut-elle. «Il faut s'attaquer à la modernisation de l'armée, cela devient urgent».

Intervention d'Ignazio Cassis
Le président de la Confédération Ignazio Cassis prend la parole. «La guerre s'aggrave, aucun cessez le feu est en vu», annonce-t-il. Il y a des victimes civiles «par centaines, voir par milliers», selon lui.
«La situation humanitaire est catastrophique, la Russie viole le droit international», assure-t-il. Le Conseil fédéral a condamné très fermement les agissements de Moscou. «Il appelle à une désescalade et à un cessez le feu immédiat».

Le Conseil fédéral livre également des biens d'urgence sur place en Ukraine. Elle aide les organisations humanitaires sur place et dans les pays limitrophes.
Ignazio Cassis revient également sur les sanctions de la Suisse et le fait que Berne reprend celles de l'UE contre la Russie et le Bélarus. «Une décision en accord avec notre neutralité».
«L'intervention de l'armée était plus brutale que ce que nous avions pensé», note Ignazio Cassis. «Le Conseil fédéral souhaite s'engager en faveur d'un désarmement nucléaire», ajoute le président de la Confédération.
La Suisse souhaite s'engager également au Conseil de sécurité de l'ONU, «car elle a les ressources et les compétences nécessaires», selon Ignazio Cassis.
L'UDC s'attaque au Parti socialiste et au Verts
L'UDC s'attaque au Parti socialiste, qui dans son programme de parti a pour ambition de supprimer l'armée. Thomas Aeschi remet en avant le besoin d'augmenter les moyens de l'armée pour se défendre. «L'Ukraine a une armée, et c'est comme ça qu'elle peut se défendre», dit-il.
L'apprivoisement de la Suisse en denrées alimentaires inquiète également l'UDC. L'auto-apprivoisement doit être assuré. Thomas Aeschi s'attaque également aux Verts, qui veulent stopper l'apprivoisement en gaz.
Concernant la politique de la migration, il s'attaque à la présence de «réfugiés qui ne sont pas d'origine ukrainienne» parmi ceux qui fuient la guerre en Ukraine.
Qu'en est-il des réfugiés d'Afghanistan ou encore de Syrie?
Ada Marra du Parti socialiste prend la parole.
Elle revient sur les actions déjà décidées par la Suisse depuis le début de l'invasion russe. Autant avec les sanctions décidées contre la Russie, que par l'accueil des réfugiés ukrainiens. Elle met en avant les difficultés des réfugiés d'Afghanistan ou encore de Syrie, qui ne sont pas aussi bien accueillis dans notre pays.
Ada Marra critique également l'envie d'accroître le rôle de l'armée en Suisse. Elle croit à des solutions en lien avec des sanctions économiques. La Suisse doit pouvoir assurer son rôle diplomatique, à la place de la Turquie notamment.
«Qui veut la paix doit être prêt pour la guerre»
Damien Cottier (PLR) met en avant le fait que la Suisse suive les sanctions de l'UE envers la Russie. Un point positif pour lui.
«Qui veut la paix doit être prêt pour la guerre», annonce-t-il également pour parler du besoin de renforcer les moyens de l'armée en Suisse.
Le Centre défend la place de la Suisse au Conseil de sécurité
Le groupe du Centre met en avant les bienfaits d'un siège de la Suisse au sein du Conseil de sécurité de l'ONU. Le Conseil fédéral doit tout mettre en œuvre selon eux pour être élu en juin.
Le Centre parle également du besoin de répondre au défi que représente l'arrivée des réfugiés ukrainiens chez nous. Il faut que les cantons et la Confédération fassent tout pour les intégrer. L'apprentissage de la langue doit être mis en avant, tout comme la scolarisation des enfants.
Il faut également faire attention à l'exploitation de ces réfugiés par des personnes malveillantes.
«Nous devons nous libérer de notre dépendance au gaz russe»
«Des millions de personnes ont dû fuir, c'est très difficile, nous aimerions les aider et pourtant nous nous sentons impuissants», met en avant Aline Trede (Les Verts).
«Nous sommes dépendants du gaz russe», dénonce-t-elle. Une inquiétude du parti politique qui souhaite se libérer de cette dépendance dans les années à venir avec de nouvelles stratégies.
«Nous pouvons œuvrer pour des négociations de paix en tant que terre d'accueil», relève encore Aline Trede.
«Nous devons penser à notre propre sécurité»
Ida Glanzmann-Hunkeler, Le Centre, rappelle comment le début de la guerre en Ukraine, le 24 février 2022, entrera dans l'histoire.
Elle se demande quelles lacunes doivent être comblées au sein de l'armée. Elle souhaite attendre la réponse à cette question avant d'adopter des nouveaux budgets pour l'armée. «La réalité des conséquences de cette guerre nous montre qu'en tant que Suisse nous devons penser à notre propre sécurité avant tout».
«Le budget de l'armée doit augmenter»
Maja Riniker (PLR/AR) souhaite que le Conseil fédéral mette tout en œuvre pour arrêter la guerre en Ukraine et faire respecter le droit international. Elle dénonce la situation en Ukraine, les civils tués.
«Le budget de l'armée doit augmenter», demande-t-elle. Il faut plus de moyens et de soldats. Et le PLR s'engage pour Frontex également, assure-t-elle, en lien avec les votations du 15 mai.
«Il faut se préparer pour cette crise», conclut-elle.
L'UDC s'inquiète de l'apprivoisement en énergie
Christian Imark, conseiller national de l'UDC, prend la parole. Il met en avant la crainte face à l'augmentation des prix du carburant à cause de la guerre en Ukraine. L'apprivoisement en énergie de la Suisse doit être assuré.
L'UDC met également en avant le besoin d'assurer la sécurité de la Suisse.
Début des débats sous la coupole
Les débats sur la guerre en Ukraine commencent sous la coupole.
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