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Crise énergétique (direct)
La Stratégie énergétique 2050 a permis d’augmenter la production

Erdogan ordonne au gouvernement turc de commencer à travailler sur un hub gazier

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a ordonné à son gouvernement de commencer à travailler sur le «hub gazier» en Turquie proposé par son homologue russe Vladimir Poutine pour exporter le gaz russe vers l’Europe, ont rapporté vendredi les médias turcs.

«Nous avons donné, avec Monsieur Poutine, à notre ministère de l’Énergie et à l’institution concernée en Russie, l’ordre de mener un travail en commun», a affirmé Recep Tayyip Erdogan à propos d’un éventuel hub gazier en Turquie lors d’une interview avec les journalistes à bord de son vol de retour d’Astana, en Kazakhstan, où il a rencontré jeudi le président russe.

Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine à Astana, au Kazakhstan, le 13 octobre 2022.

Le chef de l’État turc a aussi affirmé que les travaux commenceraient immédiatement. «Il n’y aura pas d’attente à ce sujet», a-t-il ajouté, précisant que l’éventuel hub pourrait être construit dans la région de Thrace, dans le nord-ouest de la Turquie.

Vladimir Poutine avait proposé jeudi de créer un hub gazier en Turquie alors que les livraisons du gaz russe vers l’Europe sont fortement affectées par les sanctions occidentales imposées à la Russie, l’UE réfléchissant à un plafonnement des prix du gaz face à la hausse des factures énergétiques provoquée par l’offensive russe en Ukraine.

Le «hub gazier» vers l’Europe proposé par Poutine n’a «aucun sens», alors que les Européens veulent réduire leur dépendance aux hydrocarbures venant de Russie, a de son côté réagi Paris jeudi soir.

«Il n’y a pour nous aucun sens à créer de nouvelles infrastructures qui permettraient d’importer davantage de gaz russe», a souligné l’Élysée.

Genève éteint la lumière. Enfin presque

Au centre-ville, une large part des commerces et des bureaux ont réduit leur éclairage de nuit. Des exceptions subsistent. Le MAH «rencontre des difficultés». Reportage.

Une nuit dans Genève avec ses éclairages et lumières tamisés. Il est 23 h pile, ce 11 octobre 2022, et la vitrine de cette galerie d’art, en vieille ville, s’éteindra dans quelques secondes.

Le «hub gazier» proposé par Poutine n’a «aucun sens», selon Paris

Le «hub gazier» en Turquie proposé par le président russe Vladimir Poutine pour exporter du gaz vers l’Europe n’a «aucun sens» alors que les Européens veulent réduire leur dépendance aux hydrocarbures venant de Russie, a déclaré jeudi la présidence française.

«Il n’y a pour nous aucun sens à créer de nouvelles infrastructures qui permettraient d’importer davantage de gaz russe», a souligné l’Elysée.

Vladimir Poutine a proposé jeudi à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de créer ce «hub gazier», en suggérant que cela permettrait aux Européens de recevoir du gaz à des prix moins «exorbitants».

«Il y a quelques mois encore, presque 40% du gaz livré à l’Union européenne venait de Russie. Aujourd’hui cette part du gaz russe est de 7,5% seulement et elle a encore vocation à diminuer», a répliqué la présidence française.

«Il se peut que la Russie et la Turquie décident ensemble d’exporter davantage de gaz mais ça ne peut pas être vers l’Union européenne qui a des engagements de souveraineté, de réduction de ses dépendances et par ailleurs de transition climatique qui sont incompatibles avec ce genre de raisonnement», a-t-elle ajouté.

Vladimir Poutine a aussi assuré mercredi que Moscou était prêt à reprendre ses livraisons vers l’Europe via les gazoducs Nord Stream.

La Russie a stoppé fin août les livraisons via Nord Stream 1 en invoquant des problèmes techniques. L’Allemagne a de son côté renoncé à la mise en service de Nord Stream 2 au début de l’offensive russe en Ukraine.

Fin septembre, quatre énormes fuites de gaz sont en outre apparues sur les deux gazoducs reliant la Russie à l’Allemagne, provoquées selon plusieurs pays par des détonations sous-marines. «Il n’y a pour nous aucun sens à créer de nouvelles infrastructures qui permettraient d’importer davantage de gaz russe», a souligné l’Elysée.

Les lacs de barrage en Suisse remplis à 83,5%

Les lacs des barrages suisses sont actuellement remplis à hauteur de 83,5%, selon les dernières données de l'Office fédéral de l'énergie. Leur niveau se situe ainsi 1,5 point de pourcentage en dessous de la moyenne de la même période de ces 20 dernières années.

Le barrage de Gebidem, en Valais, le 12 août 2022.

Les installations de stockage de gaz, essentielles pour l'approvisionnement énergétique de la Suisse, sont remplies à 95,0% en Allemagne, d'après les statistiques quotidiennes de la fédération Gas Infrastructure Europe. Le taux de remplissage se situe au-dessus de la moyenne pluriannuelle, qui se situait ces dix dernières années à la même période à 88,8%.

Les réservoirs de gaz en France sont remplis à 98,3% et ceux en Italie à 93,3%.

Selon l'Office fédéral de la statistique (OFS), la Suisse a consommé l'an dernier 58'113 gigawattheures (GWh) d'électricité. Si tous les barrages sont pleins, le pays dispose d'une réserve totale de 8865 GWh, soit environ 15% de ses besoins annuels en électricité.

Les chiffres concernant les lacs d'accumulation des barrages se réfèrent au 10 ctobre, ceux concernant le stockage de gaz au 11 octobre.

Madrid débloque 3 milliards d’euros supplémentaires pour les ménages

Le gouvernement espagnol a annoncé jeudi un nouveau plan d’aide de trois milliards d’euros pour les ménages confrontés à la flambée des prix de l’énergie, comprenant notamment un tarif régulé pour les foyers dépendant du chauffage collectif au gaz.

Ces mesures, qui viennent s’ajouter à plusieurs plans de soutien au pouvoir d’achat annoncés au cours des derniers mois, vont permettre de «renforcer la protection des citoyens» face à la crise énergétique, a assuré le premier ministre socialiste Pedro Sanchez lors d’un discours au Congrès.

Pedro Sanchez à Madrid, ce jeudi 13 octobre 2022.

D’un montant total de «près de trois milliards d’euros», elles seront adoptées mardi en Conseil des ministres et bénéficieront «au total» à près de «40% des foyers» espagnols, a précisé Pedro Sanchez.

Ce nouveau plan d’aide prévoit notamment l’instauration d’un nouveau tarif régulé pour les copropriétés équipées de chaudières collectives au gaz, fortement impactées par la flambée des prix.

Ce tarif régulé, en vigueur «jusqu’à la fin de l’année 2023», concernera 1,7 million de foyers, qui verront leur facture réduite de plus de moitié par rapport aux conditions de marché actuelles, a expliqué le chef du gouvernement.

Hausse du chèque énergie

Le plan du gouvernement prévoit également une hausse du chèque énergie, dont bénéficieront les 1,3 million de foyers les plus vulnérables déjà concernés par ce dispositif, mais aussi 1,5 million de familles aux revenus limités, qui en étaient jusqu’à présent exclues.

L’Espagne, confrontée comme l’ensemble des pays européens à une flambée de l’inflation, a multiplié ces derniers mois les mesures pour soutenir le pouvoir d’achat, comme les subventions sur les carburants et la prise en charge d’une partie des abonnements de transport public.

Le montant total de ces différents plans d’aide avait été évalué l’été dernier à près de 30 milliards d’euros par Pedro Sanchez, soit l’équivalent de 2,3% du produit intérieur brut (PIB) du pays.

La Suisse toujours en contact avec Berlin pour un accord sur le gaz

La Suisse ne renonce pas à discuter d’un accord de solidarité sur le gaz avec l’Allemagne, malgré le recul de l’enthousiasme de ce pays. Beaucoup dépendra du prochain gouvernement italien, a affirmé jeudi à Genève la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.

Il y a une dizaine de jours, le ministère allemand de l’économie avait laissé entendre qu’un accord n’était «pas en vue». «C’est évident que l’Allemagne veut aussi un accord avec l’Italie», a affirmé à la presse la cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC).

Simonetta Sommaruga à Genève, ce jeudi 13 octobre 2022.

Or, il est impossible d’avancer sur un mariage à trois tant que le nouveau gouvernement italien n’est pas constitué. «Nous restons en contact», a ajouté la conseillère fédérale, au lendemain de sa participation à une réunion informelle des ministres de l’énergie de l’UE. «Si on peut faire quelque chose avec l’Italie, nous resterons en dialogue avec l’Allemagne.»

Simonetta Sommaruga rappelle que le vice-chancelier et ministre de l’économie Robert Habeck avait lui-même proposé de discuter d’un tel accord. Celui-ci était «plus offensif» il y a quelques mois que récemment, admet-elle.

La ministre de l’énergie avait estimé mercredi que la Suisse est bien préparée pour cet hiver. Notamment grâce aux réserves hydroélectriques, au mécanisme de sauvetage pour la branche de l’électricité, à la campagne d’économies d’énergie et à l’engagement du Conseil fédéral et du secteur gazier pour des capacités de stockage supplémentaires. Dans tous les cas, un accord avec l’Allemagne ne fonctionnerait qu’après épuisement de tous les dispositifs de contingentement en Suisse.

Lire aussi: Comment le gaz des fjords sauve la mise pour la Suisse

Le Jura prend des mesures pour économiser l'énergie dans l’administration

L’administration cantonale jurassienne met dès à présent en oeuvre des mesures d’économies d’énergie pour faire face à une pénurie probable. Les appareils électroniques doivent désormais être systématiquement éteints et non plus être laissés en veille.

Certaines mesures ont également été renforcées ou doivent encore l’être comme le remplacement des ampoules classiques par des LED. D’autres comme la limitation de la température dans les bureaux de l’administration à 20 degrés ou la suppression des éclairages non essentiels ont déjà été mises en oeuvre ou le seront.

L'administration jurassienne devra poursuivre le remplacement des ampoules classiques par des LED.

La Suisse entre dans une grande phase d’instabilité en matière d’approvisionnement énergétique, que cela soit au niveau du gaz et de l’électricité, constate jeudi le canton du Jura. Il explique que tout kWh économisé dès à présent constitue de l’énergie qui pourra être disponible demain.

Des tensions, mais pas de pénurie de carburant dans les stations genevoises

Le blocage des dépôts pétroliers en France a conduit des Français à venir faire le plein dans les stations frontalières. Mais les volumes sont bien inférieurs à ceux d’avant les aides du gouvernement Borne. Lire notre article.

À cause de la grève en France, les stations-services à la frontière ont augmenté leurs chiffres d’affaires de 25 à 30 %.

Poutine propose à Erdogan la création d’un «hub gazier» en Turquie

Vladimir Poutine a proposé jeudi à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de créer un «hub gazier» en Turquie pour exporter du gaz à l’Europe, au moment où les livraisons russes vers l’UE sont affectées par les sanctions et les fuites des gazoducs Nord Stream.

«Nous pourrions examiner la possibilité de créer sur le territoire turc un hub gazier pour des livraisons vers d’autres pays», notamment vers l’Europe, a déclaré M. Poutine lors d’une rencontre avec M. Erdogan, en marge d’un forum régional au Kazakhstan.

Il a fait l’éloge de la Turquie, qui s’est avérée être «actuellement l’itinéraire le plus sûr pour les livraisons» de gaz russe.

Un éventuel hub gazier en Turquie pourrait servir également «pour définir les prix» de ces hydrocarbures, «aujourd’hui exorbitants», selon M. Poutine. «Nous pourrions réglementer les prix sans qu’aucune politique ne se mêle de ça», a-t-il souligné.

Selon Vladimir Poutine, le «hub gazier» permettrait d'effectuer des livraisons vers d’autres pays.

L’éventualité d’une médiation turque dans le conflit en Ukraine n’a pas été évoquée au début de cette rencontre. Le Kremlin avait indiqué mercredi s’attendre à une proposition concrète du président turc sur cette proposition.

L’initiative de M. Poutine sur un hub gazier en Turquie intervient alors que les livraisons du gaz russe vers l’Europe sont fortement affectées par les sanctions occidentales imposées à la Russie, l’UE réfléchissant à un plafonnement des prix du gaz face à la hausse des factures énergétiques provoquée par l’offensive russe en Ukraine.

Par ailleurs, quatre énormes fuites de gaz sont apparues fin septembre sur les deux gazoducs reliant la Russie à l’Allemagne, provoquées selon plusieurs pays par des détonations sous-marines.

Coup d’envoi des livraisons de gaz de la France vers l’Allemagne

La France a commencé jeudi pour la première fois à acheminer directement du gaz vers l’Allemagne, une étape et un symbole dans la solidarité énergétique européenne pour surmonter cet hiver le tarissement des flux venant de la Russie.

«C’est historique, la première fois que la France va livrer du gaz directement vers l’Allemagne. Jusqu’ici on envoyait du gaz à notre voisin via la Belgique», a déclaré Thierry Trouvé, directeur général de GRTgaz, le gestionnaire du réseau de transport de gaz français.

Thierry Trouvé à La Défense, près de Paris, le 14 septembre 2022.

Ces premières livraisons concrétisent un accord d’entraide formalisé le 5 septembre entre les dirigeants français et allemand, Emmanuel Macron et Olaf Scholz, pour faire jouer la solidarité européenne à l’heure où le gaz est très convoité et son prix vertigineux.

Baisse des livraisons de gaz

Après l’invasion de l’Ukraine, la Russie a considérablement baissé ses livraisons de gaz à l’Europe, dont certains pays étaient très dépendants. C’est le cas de l’Allemagne, qui a besoin de cette énergie pour faire tourner ses usines, le nerf de son économie.

Or la France détient plus de gaz que son voisin car elle bénéficie d’apports massifs venus de Norvège et de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis les États-Unis, qui lui ont permis en partie de remplir ses stocks hivernaux à 100%.

Les deux dirigeants ont donc convenu que la France livre davantage de gaz à l’Allemagne, qui pourrait en retour fournir, si besoin, de l’électricité à son voisin fragilisé par une production nucléaire au plus bas.

Dans ce contexte de «forte diminution des livraisons de gaz russe vers l’Europe et dans le cadre de la solidarité européenne sur la sécurité énergétique, GRTgaz s’est mobilisé pour adapter son réseau et formaliser une proposition afin de commercialiser une capacité de transport de gaz de la France vers l’Allemagne», a donc annoncé jeudi le gestionnaire français GRTgaz dans un communiqué.

Depuis 6h du matin

Les premières commercialisations de gaz odorisé vers l’Allemagne ont commencé à 6h à hauteur de 31 gigawattheures/jour, en transitant via les communes frontalières de Obergailbach (Moselle) côté français, et Medelsheim en Sarre, au point d’interconnexion du réseau gazier.

Le niveau de cette capacité sera «évalué tous les jours en fonction des conditions de réseau», et pourra atteindre au maximum 100 GWh/jour.

En ordre de grandeur, cela correspond à la puissance de quatre tranches nucléaires ou l’équivalent de 10% de ce que la France reçoit chaque jour en GNL dans ses quatre terminaux méthaniers, selon GRTGaz, qui estime être en mesure de servir l’Allemagne tout l’hiver.

«Nos calculs nous permettent d’être optimistes sur notre capacité à servir la demande française et à soutenir la production électrique tout en contribuant à la solidarité européenne», a précisé à l’AFP Thierry Trouvé. A condition toutefois que la France économise son «lac de gaz» avec des mesures de sobriété pour éviter des pénuries en cas de vague de froid tardive.

Pour cette première journée, la totalité de la capacité de 31 gigawattheures/jour mise aux enchères a trouvé preneur outre-Rhin, moyennant un prix de transport de réserve de 1,53EUR/MWh/jour. L’éventuel excédent de recettes généré par ces droits de péage sera reversé ultérieurement aux fournisseurs, conformément aux règles de régulation, a précisé GRTgaz.

Les stations font tout pour ne pas débrancher cet hiver

Les exploitants mettent en place des mesures d’austérité. Le but: être proactif et éviter que Berne n’impose une fermeture des stations cet hiver. Lire notre article.

Parmi les pistes évoquées par les exploitants, la réduction du débit des installations figure dans les priorités.

La Ville de Paris vote l’extinction de la publicité lumineuse la nuit

Encore un peu moins «Ville Lumière»: face à la crise énergétique, la mairie de Paris, qui éteint plus tôt ses bâtiments depuis le début de l’automne, va demander l’extinction des publicités lumineuses dans ses rues la nuit à partir du 1er décembre.

Le texte, voté en conseil municipal mercredi par la majorité de gauche et l’opposition macroniste, malgré ses critiques, devance un décret gouvernemental publié début octobre et qui prévoit sur tout le territoire une extinction à partir du 1er juin 2023.

C’est une «première et grosse avancée», a salué la présidente du groupe écologiste, Fatoumata Koné.

La mairie demande à Clear Channel, son opérateur privé de panneaux informatifs à affichage électrique ou électronique, panneaux publicitaires numériques, rétro-éclairés ou déroulants, d’éteindre tous ces dispositifs de 23h45 à 6h, selon la délibération.

Les panneaux destinés à l’information liée aux services publics, à la sécurité routière et à l’accès aux droits feront exception, précise le texte.

L’entreprise JC Decaux, qui gère les colonnes Morris, les panneaux rétro-éclairés des kiosques de presse et les abris voyageurs, est elle priée de les éteindre à partir de 1h00.

Selon l’entourage du premier adjoint Emmanuel Grégoire, Clear Channel et JCDecaux ont donné leur accord à ce projet.

Extinction à 23h45

La mairie demande également aux opérateurs des transports de la région de s’aligner sur l’extinction à 23h45 pour les panneaux lumineux des stations de métro, RER, gares et abri-bus, «selon les horaires de service».

Si Ile-de-France Mobilités (IDFM), autorité régulatrice des transports franciliens, ne participe pas à cet «effort collectif», la Ville utilisera «tous les leviers de pénalités, voire la suspension d’une partie de sa contribution à IDFM», affirme le texte.

Dès le 1er novembre, la Ville souhaite aussi que tous les acteurs économiques (commerces, bureaux) ou associatifs éteignent leurs enseignes et écrans «dès lors que ces organisations cessent leur activité journalière et que ces locaux ne sont plus occupés», sous peine de verbalisation et de sanctions administratives.

«Donner l’exemple»

En septembre, la maire PS Anne Hidalgo avait annoncé un premier train de mesures de sobriété pour «donner l’exemple» et baisser de 10% la consommation d’énergie de la capitale.

Parmi elles, l’extinction de la tour Eiffel à 23h45 au lieu de 1h00, et celle des bâtiments municipaux, dont l’Hôtel de Ville et la tour Saint-Jacques, dès 22h00.

Les prix de l’énergie ont explosé ces derniers mois, sur fond de tensions liées à l’invasion russe de l’Ukraine, contraignant particuliers, entreprises ou organismes publics à essayer de réduire leur consommation.

Selon l’adjoint à la transition écologique Dan Lert, le surcoût énergétique pour 2022 devrait s’établir à environ 70 millions d’euros pour la mairie de la capitale et ses satellites.

«Rues plus obscures cet hiver»

L’interdiction de la publicité lumineuse la nuit est une «proposition complémentaire» au plan de sobriété parisien, a souligné Fatoumata Koné à l’AFP.

Ce vote de l’initiative des écologistes, amendé par l’exécutif d’Anne Hidalgo, a surpris: il y a une semaine, Emmanuel Grégoire avait indiqué que «beaucoup de choses demandées ne relèvent pas juridiquement de nos compétences».

Il a finalement opté pour ce «chemin de sobriété», sans toucher dans l’immédiat au règlement local de publicité. Les groupes MoDem et indépendant (macroniste) ont voté pour mais «la loi climat et résilience autorisait déjà» cette interdiction, a souligné Maud Gatel (MoDem) à l’AFP.

«Nos rues ne seront que plus obscures cet hiver» alors qu’à Paris, «l’insécurité n’est pas qu’un sentiment», a regretté Agnès Evren (LR), tout en reconnaissant une «gabegie d’affichage publicitaire». Le groupe LR et apparentés s’est abstenu.

Des centrales nucléaires françaises toujours touchées par des grèves

Plusieurs centrales nucléaires françaises connaissaient toujours mercredi des mouvements de grève pour une revalorisation des salaires auxquels se joindra jeudi la centrale de Gravelines, la plus puissante d’Europe de l’Ouest. Ces grèves sont susceptibles de causer des retards dans les travaux préalables au redémarrage de certains réacteurs.

A Gravelines (Nord), les employés, en grève à l’appel de FO et de la CGT pour réclamer une augmentation de 5% de leur salaire brut, menacent de retarder le raccordement au réseau d’un des six réacteurs de 900 MW, qui sera arrêté ce week-end pour maintenance annuelle et doit être relancé avant la fin de l’année.

Selon le secrétaire FO du comité social et économique, Franck Redondo, un retard dans le raccordement n’aurait pas de conséquences sur les particuliers, mais entraînerait «des coupures» dans les entreprises.

«Les grèves peuvent avoir un impact sur certains travaux de maintenance», a indiqué EDF à l’AFP, sans être en mesure dans l’immédiat d’évaluer si le calendrier de retour au réseau de ces installations serait affecté par ces mouvements. Le cas échéant, EDF serait tenue de le communiquer.

La centrale de de Gravelines.

D’autres centrales connaissent des mouvements de grève depuis plusieurs semaines, à l’appel d’intersyndicales, également pour obtenir des revalorisations de salaires et une prise en compte de l’inflation.

Accord de branche

Les centrales de Tricastin (Drôme), Cruas (Ardèche), Bugey (Ain), Cattenom (Moselle) sont notamment touchées par ces grèves qui retardent, pour certaines, les tests préalables à leur remise sur le réseau après des opérations de maintenance prévues ou des travaux afin de résoudre des problèmes de corrosion, alors que la France connaît une situation très tendue à l’approche de l’hiver, avec une large part du parc nucléaire qui est indisponible.

Au niveau de la branche, après des mois de bras de fer, le patronat des industries électriques et gazières et les syndicats sont parvenus le 6 octobre à un accord soumis à signature jusqu’à lundi, qui prévoit notamment une augmentation de 3,6% du salaire national de base sur 2022 et 2023, dont 2,3% au titre de 2023.

Des avancées «notables mais loin d’atteindre les revendications», notamment de la FNME-CGT, a indiqué son secrétaire fédéral Fabrice Coudour. «Comme c’est un accord de branche, il y aura des négociations en entreprise derrière», a-t-il ajouté, précisant ainsi l’objet de ces mouvements de grève.

La CGT demandait notamment le rattrapage de l’inflation et a rappelé, par la voix de M. Coudour, qu’elle était au mois d’août autour de 6%. Il n’y a «pas de tendance qui se dégage pour l’instant» de la consultation de la base par les syndicats CGT des industries électriques et gazières, pour savoir si cet accord sera ratifié par le syndicat, a conclu M. Coudour.

L’Opep revoit à la baisse sa prévision de demande de pétrole

L’Opep a revu à la baisse ses prévisions de croissance de la demande de pétrole pour cette année et la suivante dans un rapport publié mercredi, en raison du contexte économique incertain.

«La croissance de la demande mondiale de pétrole en 2022 est révisée à la baisse de 0,5 million de barils par jour», à 2,6 millions de barils par jour (mb/j), indique le cartel de pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel d’octobre. La demande totale de pétrole est attendue à 99,7 mb/j sur l’année.

L’Opep explique cette baisse par «l’extension des restrictions anti-Covid dans certaines régions de la Chine, les défis économiques dans les pays européens membres de l’OCDE et la pression inflationniste dans certains pays clés».

Son estimation repose sur l’hypothèse que la guerre en Ukraine ne s’aggravera pas au quatrième trimestre et l’an prochain. Elle s’attend aussi à ce que l’inflation se poursuive, avec les tensions sur le marché du travail.

Le cartel table ainsi sur une croissance économique mondiale de 2,7% en 2022, au lieu de 3,1% dans son rapport de septembre. La demande de pétrole devrait selon l’Opep augmenter de 1,4 mb/j pour les pays membres de l’OCDE (contre 1,6 mb/j prévu en septembre) et de 1,3 mb/j pour les pays non-membres (au lieu de 1,5 mb/j).

La demande de pétrole devrait être tirée par les pays non membres de l’OCDE, en particulier la Chine et l’Inde.

La demande avait connu une embellie au troisième trimestre en raison notamment d’un rebond du tourisme mondial.

L’Opep est aussi moins optimiste pour l’année prochaine: elle évalue à 2,3 millions de barils par jour la croissance de la demande en 2023, au lieu des 2,7 millions annoncé en septembre. La demande devrait être tirée par les pays non membres de l’OCDE, en particulier la Chine et l’Inde.

«Toute nouvelle perturbation de l’approvisionnement énergétique dans l’UE pourrait entraîner un ralentissement de l’économie de la région pendant l’hiver et au-delà, voire pousser à une récession annuelle l’an prochain», indique l’organisation.

Selon des sources indirectes citées mercredi par le cartel, les pays de l’Opep ont augmenté en septembre leur production de 146'000 barils par jour par rapport à août, pour atteindre un total de 29,77 millions de barils par jour.

La production a surtout augmenté en Arabie saoudite, au Nigeria, en Libye et dans les Emirats arabes unis. Elle a en revanche baissé en Irak, au Venezuela et en Iran.

Coupure du gaz par la Russie – Comment le gaz des fjords sauve la mise pour la Suisse

Jusqu’à 60% des besoins romands seront garantis ces prochains hivers par le géant norvégien Equinor, grâce à l’accord clé obtenu par Gaznat. Lire notre article.

Plafonner le prix du pétrole russe «menace le bien-être de milliards de personnes»

Le projet de plafonnement du prix du pétrole russe, poussé par le G7 et l’Union européenne de façon à limiter les revenus engrangés par Moscou, «menace le bien-être de milliards de personnes», a dénoncé mercredi Vladimir Poutine.

Le président russe Vladimir Poutine. (Archives)

«Avec leurs décisions hasardeuses, certains hommes politiques occidentaux détruisent en réalité l’économie mondiale de marché, menacent le bien-être de milliards de personnes», a fustigé le président russe lors d’un discours au Forum énergétique de Moscou.

Reprise des livraisons Nord Stream: «La balle est dans le camp de l’UE», dit Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a estimé mercredi que la «balle est dans le camp» de l’UE quant au lancement des livraisons de gaz russe via le système de gazoduc Nord Stream 2 non affecté par des explosions.

«La Russie est prête à reprendre les livraisons» via ce tube sous-marin qui n’a jamais été mis en service à cause de l’offensive contre l’Ukraine, a estimé M. Poutine lors d’un forum énergétique. «La balle est dans le camp de l’UE, si elle le veut, elle n’a qu’à ouvrir le robinet», a-t-il jugé, ajoutant en outre que les autres gazoducs du système Nord Stream ne seraient réparés que si leur exploitation était garantie.

Fuite sur l’oléoduc Droujba: les livraisons de pétrole vers l’Allemagne continuent

Les livraisons de pétrole russe vers l’Allemagne «ne sont pas interrompues», après la fuite détectée en Pologne sur une ligne de l’oléoduc Droujba, qui relie la Russie à l’Allemagne, a assuré le ministère allemand de l’Economie mercredi.

«La sécurité de l’approvisionnement en Allemagne est actuellement garantie. Les deux raffineries de Schwedt et Leuna continuent à recevoir du pétrole brut via la Pologne et l’oléoduc Droujba. Ces livraisons ne sont pas interrompues», a-t-il indiqué dans un communiqué.

Droujba est la principal oléoduc acheminant du pétrole russe en Allemagne. Une fuite a été détectée sur une ligne de la liaison, dans le centre de la Pologne, selon l’opérateur polonais PERN.

La cause de cet incident n’est pas encore connue. Mais il intervient peu de temps après des fuites sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2, en mer Baltique, considérées comme un sabotage, autant par les Européens que les Russes.

Les livraisons de pétrole brut à l'Allemagne via la Pologne ne sont pas interrompues.

L’approvisionnement en pétrole russe est au coeur d’un bras de fer avec Moscou dans le contexte de la guerre en Ukraine.

La raffinerie allemande de Schwedt, indispensable pour l’approvisionnement en carburant et en fioul de Berlin et sa région, traitait jusqu’à présent uniquement du pétrole russe acheminé via l’oléoduc Droujba.

Or Berlin s’est engagé à mettre fin aux importations russes de pétrole d’ici la fin de l’année. Dans ce contexte, les «réserves de pétrole ont été volontairement augmentées» dans les raffineries de Schwedt et Leuna, à l’est du pays, où parvient ce pétrole, a déclaré mercredi le ministère de l’Economie.

A Schwedt,le gouvernement d’Olaf Scholz a également dû prendre en septembre la décision radicale de mettre sous tutelle la rafinerie qui est majoritairement détenue par le groupe pétrolier russe Rosneft. Ce dernier a dénoncé la mesure et menacé de représailles juridiques.

Un hiver rigoureux, l’allié espéré par Moscou face aux Européens

Alors que les combats continuent de faire rage en Ukraine, les Européens se préparent à affronter un adversaire aussi incertain qu’incontrôlable: l’hiver, dont les assauts menacent de provoquer rationnements énergétiques et coupures d’électricité.

Un hiver particulièrement froid et prolongé ferait à coup sûr les affaires du président russe Vladimir Poutine, estiment certains analystes, après que Moscou a drastiquement réduit ses livraisons de gaz à l’Europe en représailles contre le soutien occidental à Kiev.

Ces dernières années, l’Europe occidentale a connu une saison hivernale particulièrement rigoureuse en 2010/2011 ainsi qu’un froid sibérien en 2018, lequel avait fait plusieurs dizaines de morts et provoqué de fortes perturbations dans les transports.

Le président russe Vladimir Poutine.

Si cela se reproduit, dans le contexte de raréfaction du gaz russe, qui représente une part non négligeable de l’approvisionnement énergétique de certains pays européens, cela pourrait causer d’importantes difficultés avec pour possible conséquence d’émousser la détermination de l’UE à soutenir l’Ukraine.

«L’énergie est une arme à un coup et elle vient juste de tirer», déclare à l’AFP Eliot A. Cohen, historien de la guerre et expert en sécurité au Center for Strategic and International Studies de l’université américaine Johns-Hopkins.

Pour tenter de prendre les devants, de nombreux gouvernements ont appelé ménages et entreprises à baisser le chauffage et à économiser l’énergie, dans le cadre d’un plan européen visant à réduire la consommation de gaz cet hiver d’au moins 15% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

L'Europe devrait payer du gaz au prix fort auprès des pays comme l'Algérie ou la Norvège.

Prévisions dans le viseur

Les Vingt-Sept ont aussi procédé au remplissage accéléré de leurs réserves stratégiques, quitte à devoir payer le gaz au prix fort à l’Algérie, au Qatar, à la Norvège ou aux États-Unis.

Avec environ 90% des réserves remplies, l’UE s’estime désormais pourvue pour garantir la sécurité énergétique à ses citoyens.

D’autant que les conditions météorologiques s’annoncent «normales», estime auprès de l’AFP Alireza Nahvi, chercheur associé au sein du cabinet spécialisé dans l’énergie Wood Mackenzie. Cette sécurité n’en reste pas moins précaire et un hiver plus rigoureux que d’ordinaire représente une épée de Damoclès.

Face à cet enjeu, beaucoup de regards – dans les cercles industriels et politiques – sont tournés vers le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF). Doté de super-ordinateurs capables de compiler les données des différents services météo nationaux, cet organisme est notamment chargé de produire – via son Service Copernicus sur le changement climatique (C3S) – des prévisions roulantes sur trois mois.

«Cette année, cette question revêt clairement un intérêt géopolitique», a déclaré à l’AFP Carlo Buontempo, directeur du C3S, à l’approche de la publication jeudi des prévisions pour la période novembre-janvier.

La nature de l'hiver sera déterminante pour la gestion de la crise énergétique en Europe.

S’il est encore trop tôt pour faire un pronostic parfaitement fiable, les premières indications disponibles esquissent un hiver globalement doux, avec toutefois un risque de vagues de froid précoces en novembre et décembre.

La direction du vent

«C’est la direction du vent qui compte. Si, de la mi-novembre à décembre, nous avons certains de ces vents forts en provenance de l’est et de la neige sur l’Europe, cela aura certainement un impact sur la demande de gaz, les prix et la géopolitique», explique M. Buontempo.

En revanche, après un été marqué par des chaleurs record en Europe, l’océan Atlantique est plus chaud que d’habitude, et les phases de vent d’ouest pourrait préserver la douceur des températures.

En cas de températures moyennes et en supposant une réduction de la demande de gaz d’environ 9% cette année, l’Europe s’en sortira sans perturbation majeure, a récemment calculé l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Cependant, si «nous avons un hiver environ 10% plus froid que la moyenne, le système gazier européen se retrouvera sous pression», prévient Gergely Molnar, analyste gazier de l’AIE. Un facteur à ne pas négliger sera le niveau des stocks, principalement détenus dans des champs de gaz épuisés ou des nappes aquifères.

Le pétrole prêt pour un rebond, alors que la récession menace

Les prix du pétrole tentaient un rebond mercredi, après avoir subi trois journées consécutives de baisse. Dans la foulée de la révision à la baisse des prévisions de croissance économique du Fonds monétaire international (FMI), de plus en plus d’investisseurs redoutent désormais une récession mondiale, laquelle affaiblirait considérablement la demande d’énergie.

Peu après 08h0 mercredi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre poursuivait son repli, cédant à peine 0,08% à 94,22 dollars, après avoir chuté la veille au soir de 1,97% à 94,29 dollars. Les 159 litres de West Texas Intermediate (WTI) américain, avec échéance en novembre, se négociaient en revanche en très légère hausse, gagnant 0,07% à 89,42 dollars, non sans avoir trébuché mardi en soirée de 1,95%, à 89,35 dollars.

L’actuelle aversion des investisseurs pour le risque est «nourrie par l’inquiétude que l’économie américaine et mondiale ralentisse et refroidisse le marché» et la demande, a commenté Bart Melek, de TD Securities. Mardi, le FMI a abaissé de 2,9% à 2,7% sa prévision de croissance mondiale pour 2023, toujours étranglée par l’inflation et le resserrement monétaire généralisé.

Nouvelles fermetures à Shanghai

En raison de l’inflation élevée, du durcissement des conditions financières, de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et de la persistance de la pandémie de Covid-19, l’institution de Bretton Woods, près de Washington, a estimé que «plus d’un tiers de l’économie mondiale se contractera cette année ou l’année prochaine». De l’avis des économistes du FMI, «2023 ressemblera à une récession» pour de nombreuses personnes».

En Chine, des restrictions ont été ordonnées à Fenyang, ville du nord, ainsi qu’à Xi’An, dans le centre du pays, tandis que plusieurs établissements ont été fermés dans le centre-ville de Shanghai. Une tribune, publiée mardi dans le Quotidien du Peuple, média d’Etat, a affirmé que la politique zéro-Covid de la Chine était «tenable» et qu’il fallait la poursuivre pour stabiliser l’activité économique du pays.

Maintien d’une ligne dure

Pour M. Melek, ce maintien d’une ligne dure en matière de lutte contre le coronavirus limite le positionnement des opérateurs à la hausse. Depuis trois séances, le marché effectue un repli technique après l’envolée de la semaine dernière, consécutive à la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses alliés de l’accord Opep+ de réduire sa production de deux millions de barils par jour.

Pour Amarpreet Singh, de Barclays, l’effet de cette annonce a maintenant été digéré. La banque britannique estime à 900’000 barils par jour la contraction réelle des volumes du groupe Opep+ à attendre à partir de novembre, soit moins que le chiffre officiel de deux millions de barils. Cette réduction a fait augmenter les cours d’environ 11 dollars le baril, a expliqué à l’AFP l'expert.

Le président américain Joe Biden a continué à réagir à l’annonce choc de l’Opep+. Washington se déclarant désormais prêt à «réévaluer» la relation des Etats-Unis avec l’Arabie saoudite. Selon le Wall Street Journal, le gouvernement américain a tenté de dissuader le royaume de réduire la production du cartel avant la réunion de la semaine dernière, mais les Saoudiens ont refusé.

AFP/ATS/SIM/EAH/Myrtille Wendling