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Crise énergétique (direct)
La Stratégie énergétique 2050 a permis d’augmenter la production

La deuxième sidérurgiste mondial est à l'arrêt

Le deuxième sidérurgiste mondial ArcelorMittal a décidé de mettre à l’arrêt temporairement un des deux hauts-fourneaux de son site de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), «du fait du ralentissement de la demande d’acier et de l’impact des prix de l’énergie», a annoncé le groupe jeudi.

Vue de l’usine ArcelorMittal à Fos-sur-Mer dans le sud de la France, 7 janvier 2020.

«Dès que les conditions de marché le permettront, nous relancerons une marche à deux hauts-fourneaux à Fos», a indiqué Bruno Ribo, directeur d’ArcelorMittal Méditerranée, cité dans le communiqué.

Travailler un jour par semaine

«Dans un contexte macro-économique fortement dégradé, couplé à un impact majeur de la flambée des prix de l’énergie et à une hausse des importations d’acier en Europe, le site de Fos-sur-Mer fait face à son tour au ralentissement de la demande d’acier», a ajouté le groupe, qui souligne que «les prévisions de commandes sont en baisse pour la fin 2022 et le début 2023».

En conséquence, «comme annoncé ce matin aux représentants du personnel réunis en CSE extraordinaire, le site se prépare à ralentir son activité pour adopter une marche à un haut-fourneau au lieu de deux», a indiqué le groupe.

La direction précise que «des mesures d’activité partielle seront mises en place à compter de début décembre 2022 pour adapter le temps de travail d’une partie du personnel, à hauteur d’un jour par semaine maximum», selon le groupe.

«Un coup de tonnerre»

«C’est un peu un coup de tonnerre, même si la direction avait fait la demande en septembre déjà, car nous on pense que ce n’est pas justifié», a réagi Sandy Poletto, délégué syndical CGT chez ArcelorMittal à Fos.

«Oui il y a une baisse de commandes, mais c’est un mode de gestion qui fait qu’on refuse des commandes, parce qu’elles ne sont pas jugées rentables, donc voilà, la direction préfère recourir au chômage partiel et à l’argent public», a déploré Sandy Poletto.

Les travailleurs de l’entreprise sidérurgique et minière ArcelorMittal tiennaient des torches alors qu’ils protestent lors d’une manifestation à Marseille, dans le sud de la France, le 12 septembre 2017.

Le site de Fos-sur-Mer emploie à lui seul quelque 2'500 salariés sur les 15'350 qui travaillent en France.

Flambée des prix de l’énergie

Deux usines françaises comportent des hauts-fourneaux : à Dunkerque (Nord), le plus important site du groupe en Europe, un des trois hauts-fourneaux est actuellement à l’arrêt pour des opérations de maintenance, a indiqué la direction.

Outre ses quelques 2'500 salariés, le site de Fos-sur-Mer fait également travailler 2`500 sous-traitants selon la CGT. Ses hauts-fourneaux, équipements industriels pouvant coûter des centaines de millions d’euros, ne peuvent jamais être totalement refroidis sous peine d’être définitivement inutilisables.

Le groupe avait déjà décidé début septembre de mettre à l’arrêt deux de ses hauts-fourneaux en Europe, à Brême (nord-ouest de l’Allemagne) et dans les Asturies (nord de l’Espagne), afin de faire face à la baisse de la demande et à la flambée des prix de l’énergie.

Le prix de l’électricité et du gaz se sont envolés sur le marché européen

Les prix de l’énergie se sont envolés sur le marché européen, en raison de la guerre en Ukraine et des craintes de pénurie. Sur les cinq derniers jours de négoce, le prix de l’électricité a poursuivi sa progression comparé à la semaine précédente. Le tarif de livraison pour l’année suivante se situait à environ 376 euros par mégawattheure (MWh). Comparé à l’année précédente, le prix a plus que triplé.

Les prix de l’électricité sont fortement dépendants de ceux du gaz. Si les centrales à gaz doivent tourner pour couvrir les besoins en électricité, les tarifs de l’électricité augmentent en fonction de ceux du gaz, car les exploitants des centrales doivent couvrir leurs frais d’approvisionnement énergétique. – Sur les cinq derniers jours de négoce, le prix du gaz a poursuivi sa progression comparé à la semaine précédente. Le tarif des livraisons de gaz pour le mois prochain se situait en moyenne à 126 euros par MWh. Comparé à l’année précédente, le prix a plus que doublé.

L’Aéroport fait un pas de plus vers le solaire

Avec l’installation de 3772 panneaux photovoltaïques, 10% de la consommation d’électricité de Cointrin sera autoproduite.

Lire notre reportage sur la transition énergétique à Genève

Les panneaux photovoltaïques sont installés sur le toit de la nouvelle Aile Est, qui accueille des vols long-courriers.

L’Allemagne plafonnera les prix de l’énergie à partir de 2023

Le bouclier tarifaire allemand sur les prix de l’énergie, annoncé par le chancelier Olaf Scholz pour atténuer l’impact de l’inflation, entrera en vigueur début 2023, selon la feuille de route présentée mercredi par le gouvernement.

Le plafonnement des prix du gaz et de l’électricité est le principal volet du «bazooka» énergétique controversé de 200 milliards d’euros annoncé fin septembre par Berlin.

S’agissant du gaz, la mesure doit s’appliquer dès «le 1er janvier» pour les grosses entreprises, et au «1er mars» pour les ménages et les PME, indique un projet définitif publié par le gouvernement allemand. Une prise en charge rétroactive des factures du mois de février est également «envisagée».

Le gouvernement subventionnera 80% de la consommation des ménages. Au-delà de ce volume, les particuliers paieront le gaz au prix du marché. Le plafonnement est prévu jusqu’en avril 2024.

Berlin prévoit pour les ménages, un plafonnement à «12 centimes le kilowattheure», sauf pour le chauffage, à «9,5 par kilowattheure», contre une moyenne de 18,6 centimes actuellement, selon le comparateur de prix Check24.

Pour les industriels, le prix du gaz sera fixé à 7 centimes par kilowattheure, dans la limite de 70% de la consommation.

Concernant l’électricité, le mécanisme sera mis en place au «1er janvier», à «40 centimes par kilowattheure», pour les ménages et 13 centimes pour les grosses entreprises.

En attendant la mise en place de ces mesures, le gouvernement prendra intégralement en charge les factures de gaz des ménages en décembre.

«L’aide d’urgence arrive!» s’est félicité Olaf Scholz sur Twitter. Les différents volets du paquet énergétique doivent encore être adoptés en conseil des ministres ou au parlement.

Le secteur industriel, moteur de l’économie allemande, appelle à l’aide depuis des mois affirmant que l’existence de milliers d’entreprises est menacée dans le pays qui s’apprête à entrer en récession.

Ces dépenses colossales de l’Allemagne, financées par de nouveaux emprunts, ont été mal accueillies en Europe, de nombreux pays reprochant à Berlin de manquer de solidarité et de faire preuve de concurrence déloyale avec les autres économies du continent.

D’autant que le gouvernement allemand s’est battu contre un blocage des prix à l’échelle européenne, craignant pour la sécurité des approvisionnement en gaz si une telle mesure était adoptée sur le continent.

L’approvisionnement en Suisse est tendu, mais pas gravement menacé

La sécurité d’approvisionnement en électricité de la Suisse pour l’hiver prochain n’est pas gravement menacée. Des pénuries ne peuvent toutefois pas être exclues, estime une étude présentée mercredi au Conseil fédéral.

L’étude se base sur la quantité de gaz à disposition, le nombre de centrales nucléaires exploitées, les conditions météorologiques et d’éventuelles pannes de centrales électriques.

Deux scénarios, encore surmontables, sont évoqués. En cas de pannes de la moitié des centrales françaises, ainsi que de Leibstadt et de Beznau 1 en Suisse, la situation serait tendue dans plusieurs régions européennes. Berne devrait cependant réussir à tirer son épingle du jeu, grâce à la force hydraulique et ses capacités d’importation suffisantes.

La Suisse pourrait également éviter une pénurie, même si le gaz à disposition diminuait de 15% sur le territoire européen. C’est la conclusion de près de 90% des 2400 simulations réalisées. Dans 8% d’entre elles, le manque d’électricité dépasserait la quantité nécessaire à la consommation d’un jour en hiver. Et dans 5%, il manquerait plus de deux jours et demi de consommation.

La centrale nucléaire de Leibstadt en Suisse.

L’étude se base sur la quantité de gaz à disposition, le nombre de centrales nucléaires exploitées, les conditions météorologiques et d’éventuelles pannes de centrales électriques. Elle tient compte des décisions arrêtées jusqu’à fin juillet, notamment la réintégration dans le marché de centrales à charbon allemandes mises en réserve ou la prolongation de l’exploitation de centrales nucléaires belges.

Les appels aux économies d’énergie, les mesures visant à contrer la hausse des prix de l’électricité dans l’UE ou la prolongation, jusqu’au printemps 2023, de l’exploitation de trois centrales nucléaires allemandes ne sont en revanche pas pris en compte.

Les résultats de l’étude montrent encore que les mesures décidées par le Conseil fédéral contribuent grandement à l’approvisionnement énergétique en hiver.

L’Opep voit la demande mondiale de pétrole croître jusqu’en 2035

L’Opep voit la demande mondiale de pétrole croître jusqu’en 2035, tirée par les pays en développement, notamment l’Afrique, l’Inde et d’autres pays d’Asie, principalement pour alimenter les transports et la pétrochimie, selon son rapport annuel rendu public lundi.

Alors que la demande mondiale en 2021 était estimée à 96,9 millions de barils par jour (mb/j), elle grimperait à 109,5 mb/j d’ici 2035, horizon à partir duquel elle se stabiliserait à 109,8 mb/j au cours de la décennie suivante, estime ce rapport du cartel de producteurs de pétrole.

«La demande des pays de l’OCDE est sur une trajectoire déclinante après 2024, tombant à 34 mb/j» sur la période couverte qui s’étend jusqu’en 2045 (contre 44,8 mb/j en 2021), soit une baisse de près de 11 mb/j, indiquent les auteurs du rapport.

Expansion des classes moyennes,

A l’inverse, «la demande à long terme des pays hors-OCDE devrait progresser de 24 mb/j» sur cette période, «tirée par une expansion des classes moyennes, une forte croissance démographique et un potentiel de croissance économique en progression», selon ce rapport.

La demande mondiale de pétrole devrait augmenter de 12,9 mb/j, pour atteindre 109,8 mb/j en 2045», selon le rapport.

«En conséquence, la demande mondiale de pétrole devrait augmenter de 12,9 mb/j, pour atteindre 109,8 mb/j en 2045», concluent les auteurs de ce rapport. Ils tablent sur un plateau assez long à compter de 2035, en raison de «politiques énergétiques et développements technologiques» de nature à favoriser une diversification du futur bouquet énergétique.

Progrès économique

«La transition est en marche et en marche rapide, mais elle va nécessiter un approvisionnement fiable en (...) pétrole et en gaz pour se produire. Sans cela, nous nous voilons la face si nous pensons que cela se produira au rythme prévu», a déclaré le ministre émirati de l’Energie Souhail al-Mazrouei, en ouverture d’une conférence de présentation de ce rapport, à Abou Dhabi.

Pendant les premières années, «la croissance sera tirée par la Chine», selon le rapport, qui voit ensuite l’Inde prendre le relais, alors que la progression de la demande en Chine devrait ralentir voire légèrement décliner dans les années 2040.

Outre l’Inde, cette demande sera également soutenue par l’Afrique et d’autres pays d’Asie, régions «où le progrès économique, l’urbanisation, l’industrialisation et l’expansion du parc automobile seront le plus rapide».

Plus encore que le transport routier et la pétrochimie, le transport aérien sera le premier vecteur d’augmentation de la demande, selon l’Opep, qui voit progresser la demande pour toutes les énergies, qu’elles soient fossiles ou renouvelables, à l’exception notable du charbon.

L’Europe en a-t-elle terminé avec la crise du gaz?

Prix en chute, ports encombrés de méthaniers: après des mois de crise énergétique et de chasse aux approvisionnements alternatifs en gaz naturel pour compenser la chute de l’offre venant de Russie, l’Europe est-elle enfin sortie d’affaire? Non, estiment plusieurs analystes.

Depuis plus d’une semaine, des embouteillages de méthaniers – ces navires qui transportent du gaz naturel liquéfié (GNL) – encombrent les ports espagnols, comme si l’Europe ne pouvait plus absorber plus de gaz.

Selon le gestionnaire du réseau gazier espagnol Enagas, cette situation devrait se prolonger «au moins jusqu’à la première semaine de novembre».

Le TTF néerlandais, la référence européenne du gaz naturel, évolue actuellement proche de son plus bas niveau depuis juin. Il est même repassé temporairement au dessous de 100 euros le mégawattheure fin octobre.

Son cours a chuté de plus de 60% depuis sa flambée d’août, après les interruptions de livraisons russes via les gazoducs Nord Stream qui avaient affolé les marchés.

Le contrat du TTF pour livraison immédiate a même brièvement sombré en terrain négatif la semaine dernière, une première depuis octobre 2019. Même constat aux Etats-Unis, où les prix du gaz se sont effondrés.

Ces évolutions contrastent avec l’envolée stratosphérique du gaz, jusqu’à frôler les 350 euros le MWh en Europe en mars, après le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février.

Depuis, l’Europe s’est échinée à remplir ses réserves pour réduire autant que possible sa dépendance à la Russie, courant derrière des sources alternatives, convoquant des réunions de crise et appelant à la sobriété énergétique.

Températures élevées

La stratégie s’est avérée payante, les niveaux de stockage de l’UE dépassant désormais les 90%.

«Depuis le premier trimestre de 2022, l’Union européenne a bénéficié d’un très fort afflux de GNL principalement en provenance des Etats-Unis», expliquent les courtiers de Marex.

Si Georgi Slavov, de Marex, affirme que l’Europe se situe effectivement à un stade d’offre de gaz excédentaire par rapport à la demande, «il est prématuré de crier victoire», met-il toutefois en garde.

L’accalmie actuelle résulte de plusieurs facteurs favorables. Des températures anormalement élevées pour la saison, font diminuer les besoins en chauffage, et donc en gaz.

«Le ralentissement économique» et «les restrictions imposées sur la consommation de gaz» vont dans le même sens, argue l’analyste, interrogé par l’AFP.

Un hiver froid et une reprise industrielle à pleine capacité pourraient donc rapidement renverser la vapeur.

«Le continent n’est pas sorti d’affaire», renchérit Nikoline Bromander, analyste pour Rystad Energy. «Avec les flux russes qui continuent de baisser, l’hiver 2023 sera encore plus difficile».

Le cours du gaz naturel européen évolue d’ailleurs toujours à un niveau très élevé, en hausse de plus de 80% depuis le début de l’année.

Des phénomènes bien connus

«La courbe des prix ne va pas s’installer en territoire négatif», assure à l’AFP Eli Rubin, d’EBW Analytics Group.

Une telle situation s’était déjà produite avec le brut américain, au plus fort de la pandémie de Covid-19, lorsque la demande s’était effondrée, provoquant des surplus d’offre puis une course effrénée au stockage.

Les cours du WTI avaient alors plongé dans le négatif, les investisseurs étant prêts à payer pour ne pas se retrouver avec des barils sur les bras.

Mais dans le gaz, «on parle de déséquilibres à court terme entre offre et demande qui ont un effet sur les prix à court terme», insiste M. Rubin, surtout concernant la livraison immédiate.

Même chose en Espagne, où les bouchons de tankers relèvent d’un «goulot d’étranglement», mais pas d’un déséquilibre fondamental entre une offre qui serait devenue trop abondante par rapport à la demande.

Ce phénomène a lieu «tous les ans» à l’approche de l’hiver, confirme Vincent Demoury, délégué général du GIGNL (International Group of Liquefied Natural Gas Importers), et reste localisé au large de l’Espagne.

Le pays compte six ports méthaniers, plus que n’importe quel autre pays européen, où 108 navires sont accueillis chaque semaine. L’Espagne possède par ailleurs 44% des capacités totales de stockage de l’Union européenne, selon Enagas.

Selon M. Demoury, la baisse de la consommation de gaz et les stocks élevés pour l’hiver font qu’il n’y a plus «de créneaux disponibles en Europe en novembre» pour décharger les navires.

Les méthaniers se transforment ainsi en stockage flottant temporaire «en attendant que les consommateurs aient besoin de gaz et que les prix soient plus attractifs».

La Pologne choisit un groupe américain pour construire sa première centrale nucléaire

La Pologne a choisi le groupe américain Westinghouse pour construire sa première centrale nucléaire, face aux offres concurrentes du français EDF et du sud-coréen KHNP, a annoncé vendredi le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki.

«Nous confirmons que notre projet d’énergie nucléaire utilisera la technologie fiable et sûre de @WECNuclear» (Westinghouse, ndlr), a-t-il écrit sur Twitter. Mateusz Morawiecki a précisé que la décision serait officiellement entérinée au cours d’un conseil des ministres à Varsovie mercredi.

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«C’est un pas énorme dans le renforcement de nos relations avec la Pologne pour les générations à venir», s’est quant à elle félicitée la secrétaire américaine à l’Énergie, Jennifer Granholm. Elle a souligné que la Pologne choisissait Westinghouse «pour la première partie de son projet nucléaire de 40 milliards de dollars», sans préciser le montant de cet investissement.

Quatre millions d’Ukrainiens affectés par des coupures d’électricité

Près de quatre millions de personnes sont affectées par des coupures d’électricité après de récentes frappes russes sur des infrastructures énergétiques en Ukraine, a déclaré vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

«Dans beaucoup de villes et de districts de notre pays, des coupures ont été instaurées pour stabiliser» la situation, a-t-il dit dans son allocution quotidienne. «Près de quatre millions d’Ukrainiens sont actuellement confrontés à ces restrictions», a-t-il ajouté.

Il s’agit de la ville de «Kiev et de sa région» ainsi que des provinces de Jitomyr (centre-ouest), Poltava, Tcherkassy et Kirovograd dans le centre, Rivné (ouest), Kharkiv (est), Tcherniguiv et Soumy dans le nord, a-t-il précisé.

Plus tôt dans la journée, l’opérateur ukrainien privé DTEK avait annoncé des coupures d’électricité «sans précédent» pour «ces prochains jours» dans la capitale et sa région, en raison d’importants dégâts infligés au système énergétique ukrainien par des frappes russes.

Depuis plus de deux semaines, la Russie multiplie les frappes sur les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, ce qui a provoqué la destruction d’au moins un tiers de ses capacités dans ce domaine, juste avant l’hiver.

En conséquence et afin d’éviter des black-outs, des coupures de courant de quelques heures sont depuis imposées quotidiennement dans de nombreuses régions.

Le Canada sanctionne des géants de l’énergie russes

Le Canada a annoncé vendredi de nouvelles sanctions visant 35 personnalités et six entreprises du secteur énergétique russe, ainsi que l’émission d’obligations pour soutenir l’Ukraine.

Les sanctions visent le géant du pétrole et du gaz Lukoil, les hauts responsables de Gazprom et de ses filiales, ainsi que les ministres russes de l’énergie et de l’industrie, le vice-premier ministre Alexander Novak et l’ancien premier ministre Viktor Zubkov.

L’ancien joueur de la Ligue nationale de hockey Alexander Frolov et le grand maître d’échecs Anton Demchenko figurent également sur cette liste qui compte désormais plus de 1400 personnes et entités accusées de complicité dans l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Pour ce qui est des fonds récoltés grâce à l’émission d’obligations ukrainiennes d’une durée de cinq ans, ils visent à aider Kiev à payer les retraites et à «garder les lumières allumées», a indiqué le Premier ministre Justin Trudeau lors d’une conférence de presse.

«Les obligations sont un moyen pour les Canadiens de contribuer directement à la lutte contre la Russie, de soutenir le peuple ukrainien et le gouvernement ukrainien», a-t-il déclaré.

Le gouvernement a refusé d’indiquer le montant qu’il espère lever grâce à l’émission de ces obligations, qui sont également ouvertes aux acheteurs étrangers.

Il a toutefois précisé que les fonds seront acheminés sur un compte du Fonds monétaire international créé en avril pour les dons et prêts à l’Ukraine.

Le Congrès ukrainien canadien (UCC), un groupe communautaire représentant la diaspora, a salué la décision du gouvernement de Justin Trudeau d’offrir «un investissement novateur dans un avenir pacifique, démocratique et juste, non seulement pour l’Ukraine, mais pour toute l’Europe».

«L’UCC appelle tous les États qui croient en la liberté à suivre l’exemple du Canada», a ajouté le groupe dans un communiqué. Au Canada, la diaspora ukrainienne compte plus de 1,36 million de personnes, faisant d’elle une des plus importantes au monde, selon le recensement de 2016.

France: la consommation des ménages en hausse en septembre (+1,2%)

La consommation des ménages en France a rebondi de 1,2% en septembre, après un mois d’août stable (+0,1%), a rapporté vendredi l’Institut national de la statistique (Insee).

«Cette hausse est principalement due à l’augmentation de la consommation de biens fabriqués (+2,2 %) et d’énergie (+2,9 %). À l’inverse, la consommation alimentaire baisse de nouveau (-0,7 %)", précise l’Insee. La consommation de biens fabriqués a notamment été tirée par les achats en biens durables, comme des équipements pour le logement ou les voitures, ainsi que par les dépenses dans l’habillement (+6%).

«Sur l’ensemble du troisième trimestre 2022, la consommation des ménages en biens fabriqués est quasi stable (+0,1 %)», indique l’Insee. La consommation d’énergie, qui était en petite baisse le mois précédent, rebondit fortement «sans doute en lien avec le renforcement de la remise à la pompe» du gouvernement de 30 centimes par litre, lancée le 1er septembre. A cette aide s’ajoutait également une remise de 20 centimes du litre dans les stations-service TotalEnergies.

En revanche, la consommation alimentaire, déjà en baisse de 1,2% en août, reste en berne dans le contexte d’inflation. Sur l’ensemble du trimestre, elle diminue de 1,6%. «La baisse concerne principalement la consommation de produits agricoles», constate l’Insee en septembre.

De nombreux produits frais comme la viande ou les œufs font en effet partie des aliments les plus touchés par la hausse des prix, selon une étude publiée la semaine dernière par le panéliste Nielsen. L’Insee remarque également que la consommation de tabac «repart à la baisse».

Par rapport à septembre 2021, les dépenses de consommation des ménages affichent une baisse de 3%.

Bénéfice de TotalEnergies: «tant mieux», dit Bruno Le Maire

Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire s’est félicité jeudi des bénéfices de TotalEnergies, à 6,6 milliards de dollars au troisième trimestre, rappelant que cela permettait notamment de «payer une remise sur les carburants» à la pompe.

«Moi je dis tant mieux. (...) Quand une entreprise française réussit, je pense que nous devrions tous être satisfaits de cette réussite et nous devrions tous être fiers d’avoir une grande entreprise énergétique qui soit française comme Total», a déclaré Bruno Le Maire sur BFM Business.

Le ministre a rappelé que les résultats de TotalEnergies permettaient de prolonger jusqu’à mi-novembre la remise à la pompe sur les carburants, de 20 centimes par litre par TotalEnergies dans ses stations-service (en plus des 30 centimes par l’Etat).

TotalEnergies a annoncé jeudi un bénéfice net de 6,6 milliards de dollars au 3e trimestre, en hausse de 43% par rapport à celui du 3e trimestre 2021.

Le bénéfice de TotalEnergies est en hausse de 43% par rapport au troisième trimestre 2021

«On va les taxer»

Selon M. Le Maire, ces résultats permettent aussi à TotalEnergies «d’augmenter les salaires» et de «donner un 13ème mois aux salariés».

«C’est une bonne nouvelle si ils partagent la valeur dans l’entreprise», «si ils font baisser la facture des Français», a nuancé le ministre des Comptes publics Gabriel Attal sur la radio FranceInfo.

«On va les taxer», a-t-il ajouté, en référence au mécanisme européen qui devrait permettre de taxer notamment les activités de raffinage en France.

L’Observatoire des multinationale estime à partir des données rendues disponibles par TotalEnergies que l’entreprise devrait payer entre 40 et 65 millions de dollars d’impôts en France en 2022 au titre de ce mécanisme, «en fonction des résultats définitifs et de la prise en compte des provisions pour les participations du groupe en Russie».

«Soit à peine 0,2% des profits mondiaux de TotalEnergies alors que la France représente plus de 20% de l’activité du groupe, 30% de ses effectifs et 44% du capital social de toutes les entités juridiques du groupe», précise l’Observatoire dans un article de l’économiste Maxime Combes, publié jeudi sur son site internet.

M. Le Maire avait prévenu il y a plusieurs semaines que la taxation sur les activités de raffinage ne rapporterait «que 200 millions d’euros» en tout.

Shell: bénéfice trimestriel dopé par les prix des hydrocarbures

Le géant des hydrocarbures Shell a annoncé jeudi un bénéfice net part du groupe de 6,7 milliards de dollars (à peine moins en francs) au troisième trimestre dopé par les cours des hydrocarbures mais divisé quasi par trois comparé au trimestre précédent.

Le chiffre d’affaires atteint 98,8 milliards de dollars entre juillet et septembre, en hausse de 60% sur un an, dopé par la flambée des prix des hydrocarbures depuis le début de l’invasion russe en Ukraine.

Le groupe britannique avait prévenu que les résultats dans sa division gazière seraient en «nette baisse» au troisième trimestre par rapport au précédent, invoquant la «saisonnalité» mais aussi un marché «volatil et disloqué».

Ces résultats comprennent une charge comptable de 1 milliard de dollars due à l’ajustement de valeur de dérivés sur les matières premières, ainsi qu’une dépréciation de 400 millions de dollars.

Le groupe avait prévenu également que sa marge de raffinage, ainsi que la marge dans sa branche chimie, seraient plus faibles au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents.

Le patron de Shell a appelé à taxer davantage les entreprises énergétiques pour protéger les plus pauvres face à la crise.

Travail étroit avec les gouvernements

L’année passée, au troisième trimestre, le groupe avait subi une perte de 447 millions de dollars à cause d’une charge comptable massive sur l’évaluation de dérivés.

«Nous générons des résultats solides à une période de volatilité persistante sur les marchés mondiaux de l’énergie. Nous continuons à renforcer le portefeuille d’activités de Shell à travers des investissements disciplinés pour transformer l’entreprise en vue d’un avenir à bas carbone», a commenté le directeur général Ben van Beurden.

«En parallèle nous travaillons étroitement avec les gouvernements et leurs clients pour faire face à leurs besoins d’énergie de court et long terme», ajoute-t-il, cité dans le communiqué.

Shell annonce aussi un nouveau programme de rachat d’actions de 4 milliards de dollars, qui doit être achevé d’ici la fin de l’année.

Le patron de Shell, Ben van Beurden, qui quittera ses fonctions fin 2022, avait par ailleurs appelé début octobre lors d’une conférence sectorielle à taxer davantage les entreprises énergétiques pour protéger les plus pauvres face à la crise de l’énergie.

Scholz assure que la crise énergétique ne peut être résolue «que de manière solidaire»

Le chancelier allemand Olaf Scholz a assuré jeudi à Athènes que la crise énergétique actuelle dans l’Union européenne ne pouvait être résolue «que de manière solidaire» alors que Berlin s’oppose à un plafonnement des prix du gaz en Europe.

«Notre objectif (...): les prix (de l’énergie) doivent diminuer», a souligné le social-démocrate à Athènes à l’issue d’une rencontre avec son homologue grec Kyriakos Mitsotakis. «Cette crise ne peut être surmontée que de manière solidaire», a-t-il affirmé.

La réserve hydroélectrique pourra produire 400 GWh en Suisse

Les centrales de la réserve hydroélectrique ont été choisies. Elles pourront produire environ 400 GWh pour éviter une éventuelle pénurie d’électricité à la fin de l’hiver.

Les centrales à accumulation sélectionnées devront conserver une certaine quantité d’eau contre rémunération du 1er décembre au 15 mai, soit la date à partir de laquelle les barrages se remplissent à nouveau. Le coût total est estimé à 296 millions d’euros, a précisé mardi la commission fédérale de l’électricité. Il sera assumé par les consommateurs.

La réserve ne sera utilisée qu’en cas de pénurie critique exceptionnelle et imprévisible, lorsque les importations sont restreintes et les énergies indigènes moins disponibles.

À l’issue de l’appel d’offres, 149 propositions pour un total de 672 GWh ont été déposées. La limite a été fixée à 400 GWh en raison du rapport coûts/bénéfices. Si la quantité de la réserve avait été plus élevée, les coûts totaux auraient augmenté de manière disproportionnée, a relevé la commission.

La chronique économique – Le risque de pénurie d’électricité n’existe plus

La Suisse a pris toutes les assurances jusqu’en 2026. C’est un effort énorme mais très coûteux. Lire notre article.

Le risque de pénurie énergétique sera plus accru en 2023-2024

L’hiver 2023-2024 sera «plus difficile encore» pour la Suisse face au risque de pénurie d’énergie, avertit le directeur de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). «L’accès au gaz russe sera quasi impossible, d’autant plus si l’économie chinoise redémarre», lâche-t-il.

«Nous allons donc poursuivre la constitution de réserves comme nous le faisons avec les installations à Birr ou les lacs des barrages de retenue», explique Benoît Revaz dans un entretien diffusé lundi par Le Temps.

Il faudra en outre continuer à développer les énergies renouvelables, ajoute-t-il, notamment les 15 projets de barrages désignés prioritaires par une table ronde consacrée à l’hydraulique. «Il existe des dizaines de projets éoliens qui sont prêts et attendent simplement leur autorisation. C’est un potentiel à exploiter», relève-t-il encore.

La population répond favorablement à l'appel lancé à consommer moins d'énergie, estime le directeur de l'OFEN, Benoît Revaz (archives).

Travailler sur l'efficacité énergétique

Le directeur de l’OFEN préconise également de travailler sur les questions d’efficacité énergétique. «L’éclairage public comme dans les bâtiments représente plusieurs milliards de térawattheures que l’on peut économiser». Les entreprises commerciales peuvent également y contribuer en revoyant leurs processus de production, selon lui.

Il remarque déjà un premier signal positif: les Suisses répondent favorablement à l’appel à consommer moins d’électricité. «Les grands distributeurs nous confirment que la tendance est positive depuis la fin d’août et le lancement de la campagne» du Conseil fédéral. Il s’attend à quelques pour cent d’électricité économisée. «Mais ceux-ci peuvent faire la différence et sont donc d’une immense valeur».

«Il ne faut pas seulement penser à l’hiver prochain», avertit Parmelin

La crise énergétique va durer des années, avertit le ministre suisse de l’économie Guy Parmelin. «Il ne faut pas seulement penser à l’hiver prochain», ajoute-t-il, précisant qu’il faut tout faire pour que la Suisse produise plus d’énergie, notamment renouvelable.

Dans tous les cas, la Suisse sera encore dépendante du pétrole et du gaz dans les années 2023 et 2024, indique M. Parmelin dans un entretien diffusé samedi par les journaux du groupe de presse CH Media. «La situation dans les années suivantes dépendra de la rapidité avec laquelle la Suisse pourra développer sa production».

Le conseiller fédéral reconnaît que les risques ont été sous-estimés par la Confédération en matière d’énergie. «La Suisse a trop compté sur l’importation en cas de manque d’énergie au cours des dernières décennies».

Le conseiller fédéral Guy Parmelin redoute que la crise énergétique ne débouche sur une crise économique.

Craintes de récession

L’UDC vaudois redoute que la crise énergétique ne débouche sur une crise économique. «L’Allemagne, le principal partenaire commercial de la Suisse, est menacée de récession. Cela pourrait avoir un impact sur l’économie suisse».

Mais lueur d’espoir, la campagne pour économiser l’énergie lancée par le Conseil fédéral porte ses fruits, selon lui. «Les premiers résultats sont satisfaisants. La population est sensibilisée». Il note également que les prix de l’énergie élevés aident à faire des économies.

Le Conseil fédéral a préparé une ordonnance pour faire face à une pénurie de gaz, ajoute l’UDC vaudois. Une ordonnance est en cours de préparation pour l’électricité et doit être disponible d’ici à la fin novembre, poursuit-il, soulignant que le risque de manquer d’électricité est très faible avant la fin mars 2022.

Paris sort du Traité de la Charte de l’Energie jugé défavorable au climat

Après l’Espagne et les Pays-Bas, la France a annoncé vendredi son retrait du Traité de la charte de l’énergie. Vieux de 30 ans, celui-ci est très protecteur des investissements dans les énergies fossiles et accusé d’entraver les ambitions climatiques européennes.

«La France a décidé de se retirer du Traité sur la charte de l’énergie (...) C’est cohérent avec notre stratégie climatique européenne», a déclaré le président français Emmanuel Macron en marge d’un sommet européen à Bruxelles.

Le Traité sur la charte de l’énergie (TCE) a été signé en 1994, au sortir de la Guerre froide, pour offrir des garanties aux investisseurs dans les pays d’Europe de l’Est et de l’ex-URSS.

Réunissant l’UE et une cinquantaine de pays, il permet à des entreprises de réclamer, devant un tribunal d’arbitrage privé, des dédommagements à un Etat dont les décisions et l’environnement réglementaire affectent la rentabilité de leurs investissements – même lorsqu’il s’agit de politiques pro-climat.

Multiplication des contentieux

Cas emblématique: après l’adoption d’une loi néerlandaise bannissant le charbon d’ici 2030, l’énergéticien allemand RWE réclame 1,4 milliard d’euros à La Haye pour compenser ses pertes sur une centrale thermique.

Le Traité sur la charte de l’énergie (TCE) a été signé en 1994, au sortir de la Guerre froide, pour offrir des garanties aux investisseurs dans les pays d’Europe de l’Est et de l’ex-URSS.

En septembre, l’Italie a été condamnée à verser une compensation de 180 millions d’euros à la compagnie pétrolière britannique Rockhopper, pour lui avoir refusé un permis de forage offshore. Des poursuites ont également été entamées contre la France par l’entreprise allemande Encavis AG suite à la modification des tarifs de rachat de l’électricité photovoltaïque en 2020.

Face à la multiplication des contentieux, les Européens s’efforcent depuis 2020 de moderniser le texte. Un compromis visant à empêcher «les réclamations frivoles» ou opportunistes et à exclure du champ du traité – après une transition de 10 ans – les investissements déjà lancés dans les combustibles fossiles, a été trouvé en juin. Il devra être confirmé en novembre par un vote formel à l’unanimité.

«Mécanismes spéculatifs»

«Dans le moment que nous vivons, nous devons plutôt concentrer nos investissements et aller plus vite sur les renouvelables, l’efficacité énergétique, le nucléaire (...) et aujourd’hui, je regarde avec inquiétude revenir les hydrocarbures et les énergies fossiles les plus polluantes», a fait valoir Emmanuel Macron.

«Il ressort de plusieurs cas récents que (le TCE) conduisait à des mécanismes un peu spéculatifs et à des indemnisations importantes de certains acteurs» des énergies fossiles, a-t-il observé.

Revenus record des exportations suisses de courant

Importatrice de courant pendant l’hiver, mais exportatrice pendant la belle saison, la Suisse affiche sur la période de janvier à fin septembre des revenus inédits du commerce transfrontalier d’électricité.

Les énergéticiens ont exporté depuis le début de l’année pour quelque 5,3 milliards de francs de courant, soit deux fois et demi plus que l’an dernier à pareille époque, et près de cinq fois plus qu’en 2020. Sur le seul mois de septembre, les exportations ont rapporté 560 millions de francs, selon le rapport mensuel sur le commerce extérieur diffusé jeudi par l’Office fédéral de la douane et des frontières (OFDF).

Les ménages helvétiques ayant réduit de 13% leur consommation, la part du courant disponible à l’exportation a augmenté, l’électricité n’étant que difficilement entreposable.

Premier importateur de courant suisse, l’Italie a déboursé en septembre toujours 370 millions de francs pour 1700 gigawattheures (GWh), représentant 10% de plus que d’habitude ou une moitié de la consommation finale helvétique recensée par Swissgrid sur la même période.

Les ménages helvétiques ayant réduit de 13% leur consommation, la part du courant disponible à l’exportation a augmenté, l’électricité n’étant que difficlement entreposable.

Reste que si l’accroissement des volumes et le renchérissement ont gonflé les revenus des exportations, l’inflation a aussi fait exploser celle des importations. La Suisse a déboursé sur les huit premiers mois de l’année pas loin de 5,6 milliards de francs, soit plus de trois fois plus qu’un an plus tôt.

AFP/ATS/SIM/EAH/Myrtille Wendling