Passer au contenu principal

Déchets alimentairesLes Genevois gaspillent encore trop de nourriture

Une enquête montre que 80% des aliments retrouvés dans la poubelle des ménages pourraient être consommés.

Ce gaspillage de nourriture n’est pas sans conséquences pour l’environnement,
Ce gaspillage de nourriture n’est pas sans conséquences pour l’environnement,
Pierre Abensur

Un yogourt périmé de trois jours. Une tomate un peu trop molle. Des restes que l’on n’a plus envie de cuisiner. Environ 80% des aliments jetés par les ménages genevois pourraient être consommés au lieu de finir à la poubelle. En plus de son coût inutile pour le consommateur, ce gaspillage de nourriture a un impact sur l’environnement, comme le montre une étude récemment menée par l’Office cantonal de l’environnement (OCEV).

Celle-ci s’est basée sur l’analyse de la composition de la poubelle des ménages effectuée par le Service de géologie, sols et déchets (GESDEC) en 2019 pour calculer l’impact environnemental des restes de cuisines. Son verdict: 18% des déchets ménagers produits par les Genevois sont des denrées alimentaires gaspillées. Chaque année, quelque 40’000 tonnes de produits quasi intacts ou encore dans leur emballage d’origine sont ainsi incinérées. À titre d’exemple, plus de 7000 tonnes d’aliments encore emballés ont été jetées en 2018. Les déchets de nourriture inévitables – os de poulet, épluchures, noyaux, parties immangeables – ne représentent que 4% de la totalité des détritus d’un ménage.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.