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SuisseLes finances des villes mises à mal par le virus

Les mesures d’endiguement de la pandémie de Covid-19 ont de lourdes répercussions sur les finances des villes, quoique difficilement quantifiables pour l’instant.

Les finances des communes suisses ont souffert du coronavirus.
Les finances des communes suisses ont souffert du coronavirus.
Keystone

Les finances des villes et communes prennent un coup avec la crise liée au coronavirus. Les recettes fiscales ou de location baisseront. Les autorités devraient toutefois éviter d’augmenter les impôts pour compenser ces pertes, selon une enquête de l’Union des villes suisses.

Parmi les 70 villes interrogées, 80% ont pris des mesures en faveur de leurs locataires commerciaux et 60% en faveur de l’artisanat et des indépendants, indique jeudi l’Union des viles suisses (UVS) dans un communiqué. Un soutien aux crèches a aussi régulièrement été mis en place.

Lourdes répercussions

Ces mesures d’endiguement de la pandémie de Covid-19 ont de lourdes répercussions sur les finances des villes quoique difficilement quantifiables pour l’instant, poursuit l’UVS. Des pertes fiscales nettes sont attendues, et ce pas seulement en raison de la récession économique provoquée par la crise du coronavirus.

La mise en œuvre concomitante de la réforme fiscale et du financement de l’AVS (RFFA) dans les cantons ajoute à l’incertitude. C’est pourquoi l’UVS demande aux cantons de mettre en œuvre la clause communale inscrite dans la RFFA et de laisser les communes bénéficier d’une part des indemnisations versées par la Confédération.

Malgré cet avenir sombre, les villes s’abstiendront en grande majorité d’augmenter les impôts. Une bonne moitié des sondées souhaite plutôt compenser les pertes financières escomptées par une augmentation de l’endettement. Un tiers envisage une réduction des dépenses, une utilisation de la fortune ou la liquidation des réserves.

ATS/NXP