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Déconfinement Les enseignants romands aimeraient pouvoir mieux se préparer

Le flou sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19 suscite quelques craintes du côté du corps enseignant quant à la prochaine rentrée scolaire.

Si la distanciation sociale entre les élèves ne peut pas être assurée, il faut alors porter un masque de protection (Photo d’illustration).
Si la distanciation sociale entre les élèves ne peut pas être assurée, il faut alors porter un masque de protection (Photo d’illustration).
KEYSTONE

Personne ne sait actuellement sous quelle forme se fera la rentrée scolaire d’automne. Tout dépendra de l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Un flou qui provoque quelques craintes du côté du corps enseignant, qui aimerait être associé plus étroitement aux réflexions en cours.

«Nous ne pouvons pas aller plus vite que le virus», souligne vendredi le président du Syndicat des enseignants romands (SER) Samuel Rohrbach. Mais, ajoute-t-il, les enseignants devraient pouvoir un peu mieux se préparer. «Il reste huit semaines» pour travailler sur les différents scénarios.

Le respect des distances sanitaires est la mesure qui interroge le plus dans le secondaire II. Même avec un écart de 1,5 mètre, il ne sera possible d’accueillir que 12 à 13 élèves par classe, relève le porte-parole du département genevois de l’instruction publique Pierre-Antoine Preti, confirmant une information du Temps.

Tirer les leçons

Si la distanciation sociale entre les élèves ne peut pas être assurée, il faut alors porter un masque de protection, ce qui, pour enseigner, n’est pas des plus pratiques, note M. Rohrbach. Les différents scénarios devront tenir compte de ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné durant la crise.

En Suisse romande, pour le secondaire II, les cantons ont choisi l’enseignement à mi-temps. Des groupes d’élèves se rendent en alternance en classe. Genève fait toutefois exception. Au bout du lac, ce sont les jeunes en difficulté qui sont en priorité envoyés en classe.

Les craintes des enseignants ont été entendues, visiblement. Le SER va rencontrer prochainement des représentants de la Conférence intercantonale de l’instruction publique de Suisse romande et du Tessin. Il ne faut pas oublier que «nous devons préparer nos cours», rappelle Waël Almoman, de l’Union du corps enseignant genevois.

ATS/NXP