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Camps en Syrie«Les enfants détenus dans les camps ne sont pas des djihadistes en herbe»

Selon Fabrizio Carboni, du CICR, la négation des droits des familles de djihadistes détenues en Syrie est contraire au principe d’humanité.

Dans les camps, les enfants de djihadistes sont privés de leurs droits. Camp de Roj, 4 février 2021.
Dans les camps, les enfants de djihadistes sont privés de leurs droits. Camp de Roj, 4 février 2021.
AFP

Directeur régional du Comité international de la Croix-Rouge pour le proche et le Moyen-Orient, Fabrizio Carboni s’est rendu à plusieurs reprises dans le camp de déplacés dAl-Hol géré par les forces kurdes syriennes. Il y a quelques jours, il y effectuait une nouvelle visite accompagnée de Peter Maurer, président du CICR. Selon lui, la situation appelle une réaction collective des États.

Pour Fabrizio Carboni, l’attitude des États vis-à-vis de leurs ressortissants mineurs est contraire aux Droits de l’enfants.
Pour Fabrizio Carboni, l’attitude des États vis-à-vis de leurs ressortissants mineurs est contraire aux Droits de l’enfants.
AFP

«Ils ont vécu des situations traumatisantes qu’on ne peut même pas imaginer.»

Fabrizio Carboni

Qu’est-ce qui vous préoccupe le plus au lendemain de votre visite dans les camps tenus par les autorités kurdes dans le Nord-Est syrien?

La situation des 40000 enfants de moins de 12 ans. Ils se retrouvent coincés sur un territoire qui est une ligne de front. Ils ont vécu des situations traumatisantes qu’on ne peut même pas imaginer. Sur place, ils n’ont qu’un accès restreint aux services de base. Au total, entre 60000 et 65000 personnes de différentes nationalités se retrouvent ainsi privées de liberté en dehors de tout cadre juridique. Il na pas été déterminé si elles étaient coupables ou responsables de quoi que ce soit.

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