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Cyberattaques contre les vaccinsLes e-barbouzes visent le cœur de la cybersécurité

SolarWinds et FireEye étaient piratées depuis des mois pour infiltrer des milliers de multinationales et d’agences étatiques. La frontière entre criminalité et espionnage n’a jamais été aussi floue.

L’intensification du piratage de serveurs stratégiques fait ressurgir la menace d’un «cyber Pearl Harbour» dans la presse anglo-saxonne.
L’intensification du piratage de serveurs stratégiques fait ressurgir la menace dun «cyber Pearl Harbour» dans la presse anglo-saxonne.
KEYSTONE

Une cyberattaque dampleur contre des agences fédérales américaines a été confirmée dimanche par Washington, quarante-huit heures après une nouvelle infiltration de la recherche sur le vaccin contre le Covid-19 par des «hackers». Cette intensification du piratage de serveurs stratégiques fait ressurgir la menace dun «cyber Pearl Harbour» dans la presse anglo-saxonne.

Sur le front des vaccins, le FBI avait inculpé cet été deux Chinois accusés de procéder, en coopération avec leur gouvernement, à des «reconnaissances» chez Moderna, laboratoire de Boston qui démarrait les essais de son sérum révolutionnaire. Début décembre, l’alerte était lancée sur une série dattaques contre l’OMS, l’alliance Gavi et les sociétés assurant la chaîne du froid pour les sérums Pfizer-BioNTech et Moderna. Jeudi dernier, cétait au tour de l’Agence européenne des médicaments de reconnaître des infiltrations menaçant les secrets du vaccin de Pfizer-BioNTech, confiés en vue de son homologation.

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