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Crise sanitaireLes classes se vident, les maîtres naviguent à vue

Les enseignants s’inquiètent de directives trop floues. Le Collège pourrait fermer.

Les portes des établissements scolaires pourraient bien fermer prochainement si le Conseil d’État en décidait ainsi.
Les portes des établissements scolaires pourraient bien fermer prochainement si le Conseil d’État en décidait ainsi.
Enrico Gastaldello

«Il y a un sentiment d’insécurité lié au coronavirus assez partagé parmi les enseignants. Chez certains, c’est carrément de la panique.» Des mots forts dans la bouche d’Étienne Bertouille, membre du bureau de la Fédération des associations des maîtres du Cycle d’orientation (Famco). «Les classes se vident de plus en plus, et on observe des collègues disparaître du radar», ajoute-t-il, en porte-parole des enseignants délégués du secondaire I qu’il vient de rencontrer.

Même discours du côté syndical du postobligatoire: «La situation s’aggrave fortement, pas une seule classe n’est épargnée, confie Chadlia Balhi Keller, de l’Union du corps enseignant secondaire genevois. De plus en plus d’élèves sont mis en quarantaine, parfois à plusieurs reprises. On m’a rapporté que dans plusieurs établissements, un bon tiers des élèves manquaient dans certaines classes.» Le secret médical assure la discrétion au sujet de la maladie des absents. Dès lors, identifier les clusters – ou foyers de contamination – efficacement est une gageure. En effet, à ce jour, seules deux fermetures de classes ont été ordonnées par la médecin cantonale. L’une au Cycle de Drize et l’autre à la Florence.

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