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Bas les masquesLes cinq points qui modifient la donne sur la burqa

Le peuple se prononcera le 7 mars sur l’initiative qui veut interdire de se dissimuler le visage. Le contexte de la campagne a profondément changé.

Le peuple se prononcera le 7 mars sur l’initiative «Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage» (ici une femme portant le niqab)
Le peuple se prononcera le 7 mars sur l’initiative «Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage» (ici une femme portant le niqab)
Keystone

Le 27 janvier 2015, le Comité d’Egerkingen lançait l’initiative «Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage». Ce groupe proche de l’UDC, qui a déjà réussi à convaincre le peuple de bannir la construction de minarets, tente désormais d’en faire de même avec le voile intégral. La campagne en vue de la votation du 7 mars démarrera officiellement ce jeudi. Et en six ans, beaucoup de choses ont changé.

On vit dans une société masquée

Montrer son visage fait partie de notre culture occidentale. Combien de fois cette phrase a été répétée durant les discussions autour de la burqa. Une phrase qui semble totalement anachronique avec l’épidémie de coronavirus et la vision d’une société masquée qu’elle nous renvoie. C’est un comble, on va débattre de l’interdiction de se dissimuler le visage en ayant le sien couvert! Pour Jean-Luc Addor (UDC/VS), un des initiants, cette situation ne brouille en rien le message. «Au contraire, elle montre que notre texte passerait sa première épreuve du feu, puisque nous avons prévu des exceptions sanitaires.» Surtout, selon lui, cette période a permis de montrer aux gens l’importance de voir les visages pour lire les expressions.

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